Urgent Gabon: la santé d’Ali Bongo inquiète

Une vive tension a éclaté au sein du couple présidentiel après la découverte par Sylvia Bongo, l’épouse d’Ali Bongo, d’un rapport confidentiel que son époux de président lui a caché sur l’évolution de son diabète.

Selon un professeur français spécialiste du diabète dans le nord de la France et décédé il y a peu, le diabète dont souffre Ali Bongo Ondimba a évolué en néphropathie diabétique.
« les examens cliniques effectués sur Mr Bongo à l’hopital américain de Neuilly et confirmé par un laboratoire genevois, ont démontré une augmentation importante de l’albumine dans les urines, >30 mg/24h, avec une réduction de la capacité du rein à filtrer. Le dosage de la créatinine fait cette année a décelé une diminution de la filtration glomérulaire… Les causes de cette complication du diabète de mr Bongo sont essentiellement dues à une mauvaise surveillance alimentaire* du patient, entrainant de fait un surpoids, et une augmentation de la tension artérielle faisant de celui-ci un sujet hypertendu… Il faut dès lors envisager u traitement pour remplacer la fonction rénale déficiente et épurer le sang… »

Selon certaines informations ce qui aurait attiré l’attention de Sylvia Bongo, ce sont, pendant des heures durant, les fréquentes visites nocturnes et tardives de son époux à l’hôpital militaire de Melen dans la périphérie est de Libreville pour y effectuer des dialyses consécutives à l’évolution de son diabète en néphropathie. Certains spécialistes du CHU Ibn Rochd de Casablanca et d’un centre spécialisé en Suisse qui suivraient Ali Bongo craignent que cette néphropathie ne débouche sur une rétinopathie (perte de la vue)

Si l’inquiétude de Sylvia Bongo se comprend aisément, celle du Gabon et de ses partenaires est encore plus évidente et plus urgente tant on sait que la néphropathie diabétique comme la rétinopathie ont des conséquences incapacitantes à court terme pour les sujets qui en souffrent.

Cette situation nouvelle interpelle et pose des questions sur la capacité d’Ali Bongo à conduire les affaires du Gabon alors qu’il pourrait être aveugle ou passer 4 heures par jour pendant 3 jours par semaine à se faire dialyser. Le Gabon peut il en si peu de temps souffrir une vacance du pouvoir même temporaire à la tête de l’Etat sans les conséquences politiques que l’on peut deviner. Il est urgent et nécessaire que la vérité soit dite sur la capacité du Chef de l’Etat gabonais à gérer son pays dans ces conditions de santé précaires.

Si la succession d’Omar Bongo a été gérée avec la fortune que l’on connaît, il n’est pas sûr qu’une situation similaire pour une éventuelle succession précoce de son fils Ali aujourd’hui ne débouche sur une foire d’empoignes dont on ne voudrait imaginer la suite.

Alain Charles Roquier d’Airan. (la Libre Tribune)

* interrogé sur la question le Dr Altman de l’hôpital Pompidou disait ceci : « en théorie on sait ce qu’il faut faire mais les gens vont préférer prendre des médicaments ou des vaccins que de se réorienter vers des stratégies de vie ou l’implication personnelle est plus importante. Or le malade est acteur de son traitement, donc s’il ne veut rien faire, on ne peut rien faire. »

http://www.koaci.com/articles-71391

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