Une équipe de chercheurs remet en cause le berceau de l’Humanité (l’Afrique)

« Nos origines asiatiques se confirment »

Des restes fossilisés d’un nouveau primate anthropoïde âgé de 37 millions d’années ont été découverts au Myanmar par une équipe internationale dirigée par des paléontologues français.
Les fossiles, quatre dents isolées, ont été mis au jour à la suite du tamisage à l’eau de plusieurs tonnes de sédiments au cours de plusieurs missions de terrain.
Le Pr Jean‐Jacques Jaeger, de l’Université de Poitiers, et ses collègues ont baptisé le primate Afrasia djijidae.
Il appartient à un groupe nommé « les éosimiiformes » et aurait vécu à l’Éocène moyen supérieur.
La taille des dents laisse à penser que la masse corporelle de l’animal était d’environ 100 grammes, ce qui correspond à peu près à la masse d’un tarsier actuel.
Cette nouvelle découverte a des implications majeures pour la compréhension du peuplement de l’Afrique par les plus anciens primates anthropoïdes, un groupe de primates qui comprend l’espèce humaine (Homo sapiens), les grands singes, les babouins et les singes d’Amérique du Sud.
Les paléontologues ont longtemps pensé que les primates anthropoïdes étaient originaires d’Afrique, où ils auraient évolué pour se diversifier.
De récentes découvertes faites en Chine, au Myanmar et en Thaïlande mettent cependant en évidence leur présence en Asie du Sud depuis au moins 45 millions d’années. Leur origine serait donc asiatique.
En 2010, la même équipe de l’Université de Poitiers a décrit la plus ancienne communauté de primates anthropoïdes d’Afrique, datant de 38 à 39 millions d’années.
Ces données récentes ont soulevé la question du centre d’origine des anthropoïdes et de leur date éventuelle d’immigration en Afrique.
Cette découverte fait l’objet d’un article publié en ligne dans le journal Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

Source:radio-canada.ca

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *