Un député britannique secrètement converti à l’Islam

Le parfait dhimmi : c’est ainsi qu’apparaissait George Galloway (troisième à partir de la gauche sur la photo) il y a un mois, après sa victoire écrasante à la législative partielle de Bradford Ouest (Yorkshire). Le député socialiste  (officiellement catholique, fils d’un père écossais et d’une mère irlandaise) avait délibérément mené campagne sur les valeurs islamiques, en association étroite avec les mosquées, pour séduire l’électorat pakistanais et retrouver une circonscription – puisqu’il ne parvenait plus à se faire élire à Glasgow, où il avait été longtemps député. Il s’était présenté comme plus fidèle à la loi islamique que le candidat travailliste, Imran Hussain.

Ce n’était pourtant pas le vrai visage de Galloway. Dans New Statesman, l’hebdomadaire de la gauche intellectuelle, la journaliste Jemima Khan vient de révéler que Galloway « est musulman. Il s’est converti il y a plus de dix ans dans une cérémonie qui s’est déroulée dans un hôtel à Kilburn, au Nord Ouest de Londres, en présence de membres de la Muslim Association of Great Britain. Ses proches le savent. Le reste du monde, y compris les électeurs musulmans de sa circonscription, ne le sait pas ». Dans un entretien avec Galloway « au cours d’un déjeuner halal, sans alcool, dans un café de Bradford », Khan lui a lancé : « Je connais quelqu’un qui a assisté à votre shahadah [la cérémonie de conversion musulmane] ». Galloway n’a rien répondu.

Jemima Khan connaît le sujet : fille du milliardaire Sir James Goldsmith et divorcée du joueur de cricket pakistanais Imra Khan, elle est elle-même une des plus célèbres converties à l’Islam . Selon elle, Galloway s’est marié selon le rite musulman avec Gayatri Pertiwi – une musulmane néerlandaise d’origine indonésienne, qui a trente ans de moins que lui. « George et Gayatri ont accompli le nikah, la cérémonie du mariage islamique, au Théâtre Royal à Amsterdam, il y a quatre semaines, le lendemain de son élection sensationnelle et inattendue à Bradford. Cela signifie probablement qu’ils ne sont pas mariés selon la loi britannique. Galloway a déjà eu deux femmes musulmanes (ce nouveau mariage avec Gayatri est le quatrième au total). Mais, selon la loi islamique, une femme musulmane n’a pas le droit d’épouser un non-musulman – alors que l’inverse est permis ».

Dans une réponse ambiguë, Galloway ne dément pas sa conversion à l’Islam mais soutient qu’il n’a jamais participé à une cérémonie de conversion telle que Jemima Khan la décrit, « que ce soit à Kilburn, Karachi ou Katmandou ». Le New Statesman maintient ses informations.

Khan accuse Galloway d’avoir délibérément joué sur deux tableaux. « Il y a dû avoir des électeurs blancs à Bradford, qui, quoique normalement partisans des travaillistes, ont préféré voter pour le candidat blanc catholique plutôt que pour le musulman basané qui représentait le Labour. Dans le même temps, les électeurs musulmans se réjouissaient de ses allusions – “un musulman est quelqu’un qui n’a pas peur du pouvoir terrestre mais craint seulement le jour du Jugement. J’y suis prêt, j’y travaille et c’est la seule chose que je craigne.” »

Les analystes politiques avaient été frappés, de fait, du résultat obtenu par Galloway dans l’ensemble de la circonscription, « dans les arrrondissements mélangés et à dominante blanche de Thornton & Allerton, Heaton, Clayton & Fairweather Green, aussi bien que dans les arrondissements du centre-ville, qui ont une des populations d’ethnie asiatique les plus fortes de Grande-Bretagne. Bradford West comptait un fort électorat tory, et constituait une cible sérieuse pour les conservateurs aux élections législatives de 2010. Une bonne part de cet électorat tory, comme de l’électorat travailliste, a dû aller à Galloway ».

On parlait beaucoup autrefois des Jésuites secrets, dits aussi Jésuites de robe courte qui, selon l’histoire ou la légende, auraient caché leur appartenance à la Compagnie pour mieux travailler à sa domination. Y aurait-il aujourd’hui des musulmans secrets ? Sont-ils nombreux, parmi tous ceux qui célèbrent sans cesse les valeurs musulmanes et que l’on prend pour des dhimmis – hommes politiques, journalistes, évêques –, à être en réalité, comme George Galloway, des convertis clandestins de l’Islam ?

Source: novopress.info

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