Ultralibéralisme et inceste

Je reprends ici un article de L’Humanité qui montre à quel point certains hommes politiques se vendent à la finance et aux grandes entreprises :

Nicolas Sarkozy, qui est entré jeudi dans le club des anciens hommes d’Etat à plus de 100.000 dollars la conférence, n’est pas le seul à monnayer au prix fort ses anciennes fonctions et son carnet d’adresse. Tony Blair, Romano Prodi et bien d’autres nagent en plein conflit d’intérêts.

Le camarade Blair a le sens des affaires. L’autre jour, il servait d’intermédiaire entre le géant suisse Glencore et le Qatar pour faciliter un contrat qui avait du mal à se faire. Trois heures de négociations. Fructueuses. Surtout pour Blair. Pour ce travail, il a touché 1,2 million d’euros, soit 400 000 euros l’heure! Pas mal. Notre fringant travailliste est par ailleurs conseiller de la banque JP Morgan, 2,5 millions de livres par an.

Prodi chez Goldman Sachs

C’est fou le nombre de politiciens qui bossent aujourd’hui dans la banque, pas derrière des guichets mais là où ça palpe vraiment. Mandelson, l’ancien vice premier ministre socialiste anglais et père du concept de « New Labour » est lui conseiller de la banque Lazard. On sait que l’Italien Romano Prodi [a émargé] chez Goldman Sachs [où est-il le temps le temps où Prodi partait en vacances en train avec bobonne dans une petite station balnéaire italienne ?], que le socialiste allemand Schröder fait son blé chez Gazprom ; que le belge Dehaene (gauche chrétienne, dit-on) vient de Dexia. Etc…

De la finance au pouvoir et vice versa

Selon la technique américaine du « revolving door », ça marche dans les deux sens, des bureaux des financiers aux cabinets de ministres, ça circule bien. Banque et politique n’ont jamais autant fricoté. Début septembre, par exemple, le gouvernement britannique s’est enrichi (?) de trois ministres, aux finances, au Trésor et aux affaires de la City.  Le premier vient de Goldman Sachs, le deuxième était trader à la Deutsche Bank, le troisième sort de l’agence financière Boston Consulting Group. Comme le monde est petit.

 

Source: bernard-gensane

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