Tripoli : manif monstre des noirs libyens (vidéo)

Pour ceux qui suivent depuis le début le conflit libyen, cette guerre du pétrole imposée à l’ex nation la plus prospère d’Afrique se transforme petit à petit en chaos. L’exercice du pouvoir confié au CNT fait craindre de plus en plus le pire. Les impérialistes qui aiment tant imposer leur point de vue dans le mépris total des populations locales devraient être traduits devant les tribunaux pour le mal qu’ils ont fait à la Libye et à l’Afrique.

Le cas des noirs sous Kadhafi n’avait jamais été un problème. Le leader et guide, Mouammar Kadhafi avait réussi, durant sa gouvernance, conscient du racisme d’une certaine catégorie de Libyens. C’est ainsi qu’il intégra de nombreuses femmes dans l’armée et auprès de lui. Il favorisa leur intégration dans tous les secteurs d’activité. Aujourd’hui, ils sont représentés partout, ont de nombreux intellectuels. Mais partout, dis-je, sauf bien sûr dans les rênes du “nouveau pouvoir” comme on nomme ces bandits de grands chemins et révolutionnaires par procuration et/ou de pacotille.

Mais aujourd’hui, que sont devenus les noirs Libyens ? Des pestiférés. La Libye est finalement devenue, avec l’avènement du CNT, un enfer pour eux. Leur destin a basculé, il est chaotique dans l’anarchie qu’ont voulu les impérialistes pour piller en toute impunité le pétrole et le gaz libyens, pendant que l’ensemble des populations, pas seulement les noirs, se retrouve à quémander pour vivre maintenant.

Sachant que Barack Obama dors en paix, que des pays d’Afrique subsaharienne ont reconnu le CNT, on peut se poser des questions liées à leur inconscience ou plutôt leur cynisme. Comment doit-on qualifier le refus des médias “mainstream” de parler du nettoyage ethnique des Libyens noirs par les “rebelles” de Misrata avec l’aide de l’OTAN ? Vous vous souvenez de la ville de Tawergha sans doute. Seul le Wall Street Journal avait fait un article, citant un commandant rebelle Ibrahim al-Halbous qui avait dit, en parlant des Libyens noirs : “Il faut qu’ils fassent leurs valises” et aussi ” Tawergha n’existe plus, il ne reste que Misrata.”

C’est ainsi que ces gens avaient quitté de force leurs maisons. Ils ont tout perdu, vivent, qui, dans le désert, qui, caché et les plus chanceux ont eu la protection de certaines associations humanitaire à Tripoli. Ceux qui résistaient étaient tués. Il y a d’ailleurs aujourd’hui très peu d’hommes de cette communauté de Tawergha, la plupart étant morts, les autres emprisonnés car soupçonnés d’avoir servi Mouammar Kadhafi. Or, ceux qui gouvernent aujourd’hui, sans réel pouvoir ont pourtant eux-mêmes servi Kadhafi. Excédés par leur situation, ils sont donc descendus, mardi, dans la rue à Tripoli, pour réclamer leurs droits. Le CNT est pris au piège, ne pouvant réagir face à des pacifistes qui ne prennent pas les armes comme eux.

Source : Lavoixdelalibye

Source: irib.ir

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