Sénégal – «WADE A VOULU ASSURER LA SUCCESSION À SON FILS»

ENTRETIEN : DAME DIOP À LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE 

Diop DameL’Afrique vibre au rythme des événements qui secouent le monde arabe depuis une année. En Côte d’Ivoire, au Nigéria, au Sénégal les protestations se succèdent. Si ce ne sont pas des revendications sociales ou des affrontements inter-ethniques, c’est la course au pouvoir qui suscite ces remous au sein des populations. Face à cette situation, une presse atlantiste aux aguets, dont le seul objectif est d’attiser les tensions pour d’éventuelles ingérences, au moment même où les africains demeurent la proie facile de cette politique des deux poids, deux mesures. Le cas Gbagbo faisant foi, ne serait-il pas temps que l’Afrique s’unisse pour rééquilibrer ce rapport de force ? L’écrivain-poète pamphlétaire sénégalais (doctorant en littérature au laboratoire du Lirces -ex Circples- Université de Nice Sophia-Antipolis, membre du comité de rédaction du site afriquedemocratie.net), répond à ces questions.

La NR/D’abord parlons de votre livre : « Wade, la Grande déception ou les révoltes de la fleur », que symbolise pour vous « la « fleur » jadis mineure et éplorée, mais aujourd’hui majeure et révoltée » ? A qui faites-vous allusion par cette allégorie ?
Dame Diop – « Wade, la grande déception ou les révoltes de la fleur » est en effet mon second livre publié vers la fin janvier de cette année 2012, c’est-à-dire juste deux ans après la publication du premier livre intitulé (« Les rêves de la fleur »), un recueil de poésie autobiographique. Toutefois, je dois signaler que ce sont des poèmes de jeunesse écrits pour immortaliser la vie de ma mère disparue à la fleur de l’âge. Elle n’a vécu que 44 ans. Et même si sa disparition a été pour moi brutale et dramatique, car c’était une personne généreuse et dynamique, mais de plus en plus alitée comme j’ai eu l’habitude de la décrire. Par conséquent, sa longue maladie m’avait traumatisé, voire rendu la vie infernale puisque j’étais encore un jeune homme, inscrit au Collège d’enseignement moyen, qui devrait pleinement profiter de sa jeunesse. Autrement dit, j’étais la plupart du temps à son chevet. Je ne sortais que pour aller au Collège, au lycée ou à l’université. J’avoue que j’avais peur de la retrouver inerte, pendant ces rares moments d’absence.
Quant au sens de l’allégorie de la fleur, je me suis inspiré de la nature qui peut à la fois symboliser la plénitude de la vie et les affres de la mort pour mieux peindre les moments difficiles traversés par ma mère. De fait, j’ai profité des « connections » entre l’arbre et ses fleurs afin de mettre en route un « canevas d’imagination » ou un « symbole fonctionnel » : l’arbre et la fleur représentent respectivement une mère et son fils. Bref, les rêves sont les miens par rapport au deuil tantôt redouté, tantôt ignoré.
Pour le second livre (« Wade, la grande déception ou les révoltes de la fleur »), il s’agit d’une série de pamphlets politiques à travers lesquels j’exprime mes révoltes face à l’injustice sociale de plus en plus criante au Sénégal, en Afrique, voire dans le monde entier. C’est donc dans le but de faciliter une suite logique de mon cycle littéraire que j’ai tenu à mentionner au niveau du titre sous forme d’une telle alternative. Rien qu’en découvrant le titre, l’on se rend compte d’un style poétique avec l’expression « les révoltes de la fleur », que ce soit le signifiant et le signifié. En résumé, j’ai souhaité à tout prix garder mon style littéraire, poétique et pamphlétaire.

La NR/« Un vieux roi qui
cherche à imposer son fils ». Situation où « l’alternance est la boîte de Pandore ». Quelles solutions d’après-vous pour éradiquer ce phénomène qu’on constate malheureusement chez beaucoup de gouvernants ?
Dame Diop – C’est vrai que c’est un phénomène malheureusement récurrent sous nos tropiques, même s’il a tendance à être éradiqué de nos jours avec l’éclosion des Révolutions en Afrique et en Orient. La crise actuelle au Sénégal est édifiante. Un président qui a tout fait pour son peuple risque ainsi de sortir par la petite porte en s’accrochant désespérément au pouvoir, malgré son âge avancé (86 ans), après avoir essayé d’imposer son fils en lui offrant le luxe d’occuper à la fois quatre portefeuilles ministériels, stratégiques (Ministère de la coopération internationale, ministère des infrastructures et de l’aménagement du territoire, ministère du transport aérien, ministère de l’énergie et des mines). Le problème est que Wade se croyait plus rusé que les Sénégalais, dans la mesure où il a concocté son plan de dévolution « monarchique » ou « dynastique » par des actes accomplis: il n’a jamais ouvertement osé dire au peuple que son fils le remplacerait au pouvoir, même s’il passe le plus clair de son temps à égrener le chapelet de ses compétences inégalables. De fait, il s’est lourdement trompé de peuple car les temps ont changé : les populations n’acceptent plus de transmission du pouvoir de père en fils, comme c’était hier le cas au Togo, au Congo Zaïre, au Gabon, j’en passe et des meilleurs.
Cependant, le Sénégal est actuellement au bord du gouffre, à cause d’une oligarchie prête à tout pour préserver ses privilèges, quitte à massacrer une jeunesse révoltée par un État prébendier, boulimique. C’est le président Wade lui-même qui disait à son premier ministre Idrissa Seck que c’était fini leur souci d’argent, au lendemain de son accession au pouvoir. Et tout le monde connaît la suite : ils se sont bien servis au lieu de servir le peuple. Plus grave encore ! Les va-nu-pieds qui l’entouraient pendant ses 26 ans d’opposition sont en un temps record devenus des multimilliardaires en Francs Cfa, à cause des marchés de gré à gré et des surfacturations. Même le fils du président Karim a été épinglé par un rapport dans le cadre de l’Anoci (Agence nationale pour l’organisation de la conférence islamique) sans suite, sans oublier nombre de ses ministres qui ont acquis un patrimoine mobilier et immobilier inestimable dans des quartiers huppés de Dakar, contrairement à la misère des banlieues où les gens peinent à assurer les trois repas quotidiens. En tout cas, les jeunes manifestants réunis au sein du Mouvement du 23 juin aspirent à un vrai changement sur tous les plans. Autrement dit, ils se sont rendu compte que rien n’a changé depuis les indépendances, par rapport à la corruption et à la mal-gouvernance. D’où leur détermination à pousser le vieux roi à quitter le pouvoir, au péril de leur vie.
Le plus ahurissant des scandales pour moi, c’est le Jet privé du fils du chef de l’État qui se balade dans les airs entre le Sénégal et la Côte d’Azur (Juan les Pins), voire à travers le monde aux frais du contribuable. Toutefois, ce serait malhonnête de ne pas reconnaître l’ambition et les réalisations du président Wade, même s’il a plongé le pays dans une régression démocratique totale. De fait, il a quand même un tantinet changé le visage de Dakar avec la réalisation de nouvelles infrastructures routières modernes, construit trois universités déjà opérationnelles, sans oublier le deuxième aéroport (Blaise Diagne) toujours en construction.
Enfin, mes révoltes à travers l’allégorie des fleurs sont tout simplement une coïncidence avec l’actuelle révolte des jeunes manifestants qui ne croient plus en la politique tout comme moi-même. Toutefois, ma révolte face au régime de Wade a précédé celle de la jeunesse sénégalaise réprimée dans le sang. En effet, j’ai commencé à écrire ces pamphlets à partir de 2006 jusqu’à 2011. C’est donc la suite logique de mon recueil de poésie comme je l’ai déjà signalé, pour ne pas paraphraser encore le professeur Marc Marti dans la préface des « rêves de la fleur » : « La fleur a grandi. Elle devient politique ».

La NR/A scruter de près ces révoltes dans le monde arabe qu’on a qualifiées de « révolutions », force est de constater qu’elles ont été récupérées, selon certains observateurs qui, justement, se basent sur le fait que ces révoltes n’ont pas abouti : des têtes sont certes tombées mais les systèmes perdurent. Partagez-vous cet avis ?
Dame Diop – Tout à fait. Certes il y a eu des révolutions, mais le constat est amer. La rue a beau chasser du pouvoir des tyrans mais ses conditions de vie n’ont guère changé. De plus, le pouvoir reste toujours aux mains des ex-collaborateurs de ces despotes déchus. Prenons par exemple le cas de l’Égypte ou de la Tunisie. En Égypte, le pouvoir est toujours conservé par l’armée. Quant à la Tunisie, j’ai été choqué par la suite des évènements, c’est-à-dire le départ massif de la plupart des jeunes révolutionnaires vers d’autres cieux espérés plus cléments (la France et l’Italie), quitte à braver la mort pendant tout le voyage en mer. Toutefois, c’est bien qu’il y ait un vent de changement, mais il est évident que l’on ne peut pas accéder à la démocratie du jour au lendemain car la démocratie nécessite un long processus. D’où les frustrations de la rue, au lendemain des Révolutions dans le monde arabe.

La NR/ Récemment, Washington vient de conseiller au président sénégalais Abdoulaye Wade de renoncer à briguer un nouveau mandat. D’après-vous, quel intérêt les Américains auraient-ils à s’ingérer dans les affaires internes du Sénégal ?
Dame Diop – Il va de soi que Washington ne cesse de lorgner ces derniers temps du côté du Sénégal, avec la crise politique liée au troisième mandat de Wade, qui n’est rien d’autre qu’un coup d’État constitutionnel. Il y a lieu de signaler d’emblée que l’ex-colonie française a une position stratégique sur le plan géographique, puisqu’elle est à la porte de l’Afrique, malgré une extrême pauvreté. C’est pour cette raison que Washington et Paris s’ingèrent dans les affaires internes du Sénégal pour éviter un deuxième foyer de tension, au moment où le feu couve toujours en Côte d’Ivoire. Autrement dit, regarder bras ballants le Sénégal plonger dans le chaos constitue un danger pour l’ensemble de la sous-région. Des pays comme la Mauritanie, le Mali et le Niger sont actuellement confrontés à l’Aqmi qui mène un combat sans merci contre les intérêts des Occidentaux. C’est uniquement pour la stabilité de la sous-région qu’ils incitent le président Wade à renoncer à un troisième mandat en 2012, sous prétexte de renouvellement générationnel.
La NR/Actuellement, le Nigéria est le théâtre d’affrontements inter-ethniques. D’après-vous, serait-il voué au même destin que le Soudan et la Libye ?
Dame Diop – Non, le Nigéria est beaucoup plus complexe que le Soudan et la Libye où ont eu lieu des rebellions contre respectivement le président Saleh et le guide Mouammar Kadhafi. Au Nigéria, il existe depuis longtemps des affrontements meurtriers entre musulmans et chrétiens, même s’il s’agit à l’origine d’un problème ethnique devenu économique, puis religieux. Rappelons que c’est le pays le plus peuplé d’Afrique dont la division géographique correspond aux trois ethnies majoritaires : les Haoussa sont au nord, les Yoruba à l’ouest et les Ibo à l’est.
LA NR/La presse atlantiste anticipe déjà en se demandant pourquoi est-on intervenu, à Benghazi, en Libye, et n’intervient-on pas, à Kano ? Pensez-vous que cela pourrait se produire si la situation tend vers une guerre civile généralisée ?
Dame Diop – Absolument pas. Le problème du Kano est avant tout un problème nigérian, puisque certains observateurs pensent que la pauvreté dans le nord du pays, la corruption et le chômage sont à l’origine des sanglantes attaques menées par Boko Haram contre la police, l’armée, les Nations unies et les églises. Il faut à mon sens comparer ce qui est comparable, même si la presse atlantiste ne comprend pas la non-intervention à Kano où le conflit a occasionné près d’un millier de morts de 2009 à nos jours. Le problème, c’est que d’aucuns soupçonnent même l’Aqmi d’être derrière Boko Haram. Il y a lieu de souligner que la plupart des victimes sont des musulmans, selon certaines sources. Ce sont des attaques touts azimuts qui démontrent qu’il s’agit d’un problème interne, pour anticiper à la réponse de votre question suivante.
LA NR/ Le président du groupe de coopération des musulmans du Nigeria, Cheikh Daoud Imran Mallassa a indiqué qu’il n’existe d’autres moyens d’arrêter les massacres ethniques que de changer le régime en place tout en empêchant l’ingérence étrangère dans les affaires internes du Nigeria et de procéder au désarmement. Quelle lecture peut-on faire de ces déclarations ?
Dame Diop – En l’état actuel, je ne crois pas qu’un changement de régime soit une panacée. A mon sens, il faut des pourparlers entre l’actuel régime et les insurgés pour arrêter ce désastre. Toute solution à un quelconque conflit armé passe nécessairement par le dialogue. Le bourbier irakien, afghan ou libyen est un exemple édifiant. Pourquoi les Américains ont-ils entamé des négociations avec les Talibans ? Ils ont beau utiliser le langage des armes pour envahir des pays, sous prétexte de les démocratiser, mais tout le monde s’est rendu à l’évidence : les images du départ d’Irak des Américains n’ont pas été glorieuses, même s’ils ont pompé, pendant des années, le pétrole qui les y avait attirés ! Bref, l’ingérence n’est pas, à mon humble avis, une solution pour la paix à Kano.

LA NR/Cette arrivée au pouvoir du président Goodluck Jonathan, vice-président chrétien, serait-elle à la base de cette crise ? Si oui, dans ce cas voudrait-on exacerber les tensions entre musulmans et chrétiens comme au Soudan afin que le pays connaisse le même sort ?
Dame Diop – Non, je ne partage pas cet avis. L’avènement au pouvoir d’un vice-président chrétien, en l’occurrence Goodluck Jonathan, a peut-être pu exacerber les tensions entre musulmans et chrétiens qui couvaient depuis belle lurette. Mais, le problème est que le conflit jadis ethnico-politico-économique a aujourd’hui pris une nouvelle tournure, avec cette coloration religieuse de Boko Haram. Pour être plus clair, j’affirme que Jonathan n’a pas eu beaucoup de « chance », comme l’indique « Goodluck » qui signifie bonne chance, pour ne pas paraphraser la boutade d’un journaliste.

LA NR/ Pourrait-on supposer que des mains étrangères seraient derrière ces troubles ? Lors de la récente visite en France de Ouattara, un accord de défense a été signé avec Sarkozy. N’est-ce pas là pour la France une opportunité pour piller les richesses ivoiriennes ?
Dame Diop – Non, même si Alain Juppé est allé à la rencontre des rois de Kano, vers la fin de l’année 2011. Le problème est que le conflit menace directement les intérêts de la France. C’est pourquoi la France n’a eu aucun intérêt à tirer les ficelles, comme c’est le cas actuellement en Côte d’Ivoire. En effet, Ouattara est un pion de la France : sans l’appui de l’armée française aux rebelles, Alassane Ouattara n’aurait jamais accédé au pouvoir. En revanche, je ne sais si vraiment la France pille les richesses ivoiriennes, mais ce sont des entreprises françaises qui les exploitent. Toutefois, il est naturel que Laurent Gbagbo a péché pour lui avoir tourné le dos et tenu tête depuis 2002. C’est pour cela que nombreux sont ceux qui pensent que Ouattara n’est qu’un figurant, car pour eux c’est la France qui gouverne la Côte d’Ivoire.

LA NR/ Récemment Laurent Gbagbo a été livré à la CPI sous prétexte de « crime contre l’humanité » ; or, Guillaume Soro, hier considéré comme un criminel de guerre, se retrouve aujourd’hui Premier ministre sous la coupe Ouattara avec l’approbation de l’Occident. Cette politique des deux poids deux mesures marque incontestablement les prises de positions onusiennes (cas de la Libye, de la Syrie contrairement au sociocide du peuple Palestinien, au mutisme sur la situation au Bahreïn, au Yémen, etc.), et aujourd’hui, la CPI qui a passé sous silence les crimes commis par les américains en Irak, en Afghanistan et les israéliens en Palestine. Que faudrait-il aux africains pour rééquilibrer les rapports au sein de ces instances à sens unique ?
Dame Diop – Pour mieux répondre à votre question concernant les injustices dans le monde adoubées par l’Onu, je vais citer le célèbre professeur René Jean-Dupuis, un des fondateurs de cette institution : « L’Onu, c’est la cour des grands ». Une assertion corroborée par une série de forfaitures signées par les grandes puissances à travers certaines parties du globe. L’Otan n’a-t-elle pas outrepassé la fameuse résolution de l’Onu sous prétexte de la « responsabilité de protéger », en vue d’assouvir leurs desseins en appuyant une rébellion et en assassinant le guide libyen ? Georges W. Bush n’avait-il pas forcé la main à l’Onu pour envahir l’Irak en massacrant des milliers de civils, tout comme en Afghanistan ? En effet, le monde est injuste ! On dirait qu’on est dans une jungle face aux atrocités des crimes impunis, perpétrés par ces grandes puissances autoproclamées gendarmes du monde.
Quant à Laurent Gbagbo, son transfèrement à la CPI confirme sans conteste les deux poids deux mesures d’une justice aux mains des plus forts, depuis le procès de Nuremberg. Certes Gbagbo a eu une part de responsabilité sur tout ce s’est passé sous son magistère, mais c’est inconcevable qu’il soit le seul à répondre de ses actes devant la CPI, au moment où Guillaume Soro, le leader politique de la sanglante rébellion se la « coule douce », occupant le fauteuil de premier ministre. Même si Ouattara clame urbi et orbi que tous ceux qui sont impliqués dans les massacres seront punis, tout le monde sait qu’il ne prendra jamais le risque de livrer Soro et ses acolytes chefs de guerre, toujours lourdement armés.
Au demeurant, le massacre abominable des Palestiniens est le cadet des soucis de l’Onu, à partir du moment où ce sont les États-Unis qui se sont rangés derrière Israël, contre vents et marées. Tous les jours, des civils palestiniens sont massacrés par l’État hébreu, sous prétexte de représailles. En tout cas, les États-Unis se sont toujours empressés de monter au créneau pour dire qu’Israël a le droit de se défendre, juste après des massacres abominables de civils ! Autrement dit, il suffit d’être fort dans ce monde pour se permettre n’importe quoi. Les crimes de guerre ou crimes contre l’humanité sont réservés aux plus faibles, aux vaincus, diabolisés et infréquentables. D’où le mutisme des grandes puissantes sur ce qui se passe dans certains Etats comme le Bahreïn, par exemple.
En tout cas, la CPI et la TPI auraient beaucoup plus de crédibilité en sévissant contre Georges W. Bush, Tony Blair, déjà incriminés par Amnesty International. Bref, pour rééquilibrer les rapports au sein de ces instances à sens unique, il incombe aux Africains de se réunir dans le cadre des Etats-Unis d’Afrique : seule l’union fait la force.

ENTRETIEN REALISE PAR CHERIF ABDEDAÏM, La Nouvelle République du dimanche 12 février 2012

Blog de CHERIF ABDEDAÏM: http://cherif.dailybarid.com/?p=607

La Nouvelle République du dimanche 12 février 2012

http://www.lnr-dz.com/pdf/journal/journal_du_2012-02-12/lnr.pdf

L’article est également mis en ligne par connectionivoirienne.net:

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