Sénégal 2012-Déjeuner à l’Élysée

Mackozy, Après Merkozy ?

Cela avait commencé par un pot au Sénat, en 2008. Le 18 avril, à 4 jours du premier tour de la présidentielle, Macky Sall sera l’hôte à déjeuner de Nicolas Sarkozy. Angela Merkel avait ouvert le bal, au début de la campagne électorale. Cela n’a pas porté chance à l’occupant de l’Elysée.

Nicolas Sarkozy au plus bas des sondages et donné battu dans tous les cas de figure n’invite certainement pas Macky Sall à un déjeuner initiatique pour conjurer la poisse qui le poursuit. Le tombeur de Khadafi, de Amadou Toumani Touré et subsidiairement de Wade vise peut-être autre chose dans son entretien de jeudi prochain avec le nouveau président de la République du Sénégal.

Macky Sall est en effet monté en grade dans ses relations avec la France : en septembre 2008,  il a été fêté au Sénat français à l’invitation de Jacques Legendre, président de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication et membre du groupe « Union pour un Mouvement populaire » auquel son parti sera jumelé, en plus de celui du président Sarkozy. Il avait été honoré du grade de Grand officier de la Légion d’Honneur en mars 2008, en pleine crise entre le président de l’Assemblée nationale d’alors et la famille Wade par un Jean Claude Ruffin épistolier polémiste à souhait contre le même clan présidentiel. Le prétexte était des plus simples pour celui dont les écrits les plus célèbres ne dépassent pas à date les discours politiques : le travail abattu par M. Sall pour le compte de son pays lors de son séjour en France, en juillet 2006, alors Premier ministre, pour la mise en œuvre de la stratégie de croissance accélérée et qui devait permettre au Sénégal de rejoindre le Club des pays émergents à l’horizon 2015 ;  la décision aurait été prise depuis  avril 2007 sur proposition du Premier ministre Dominique de Villepin et du ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, celui qui s’est fourvoyé au Maroc en avril 2006 dans une affaire de mœurs au « Mamounia Hôtel« .

Le séjour français du président de l’Assemblée nationale d’alors, le ci-devant Macky Sall, avait coïncidé avec celle de Karim Wade et de son père chez Nicolas Sarkozy avait suscité moult interrogations : alors que les milieux affairistes de la françafrique (France à fric ?) se démenaient en quatre pour introduire Karim à l’Élysée, quitte à passer par la porte de derrière, Macky Sall semblait marquer à la culotte le fils de Me Wade ; ainsi, s’il est en effet très facile de se faire inviter au palais du Luxembourg ou d’y louer une salle, personne, parmi les personnalités officielles de l’institution, n’a voulu revendiquer la paternité de la présence de Macky Sall au Sénat français : le président Christian Poncelet n’était « au courant de rien« . Du coup, « défiance« , «activités fractionnistes » et autre « rupture de confiance » fleuriront le discours des Libéraux sénégalais qui exigent la tête du président de l’Assemblée qui corsera les choses en se présentant à la prestation de serment de Barack Obama, en janvier 2009, sans compter la parenthèse de la convocation de Karim Wade pour venir s’expliquer devant la représentation nationale sur sa gestion hasardeuse de l’Agence nationale pour l’Organisation de la Conférence islamique. Au surplus, les services de presse du président de l’Assemblée nationale, peu inspirés, lui rendront un mauvais service par le truchement d’un montage le montrant serrant la main à Obama, ce que Wade essaie de faire depuis l’élection du premier Noir à la Maison blanche.

Source:koccbarmafall.skyrock.com

 

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