Selon l’ONU, sans amélioration de conditions de vie, Gaza ne sera plus « vivable » d’ici 2020

Dans son rapport rendu public le 27 août 2012, l’ONU tire la sonnette d’alarme sur la dégradation des conditions de vie à Gaza. Si aucune amélioration n’est notée d’ici moins d’une décennie, la vie sera insupportable dans cette enclave palestinienne. Mise à part le strict blocus imposé par l’Etat hébreu depuis 2006, c’est aussi la hausse de la population plus rapide que l’amélioration des conditions de vie qui déclencheront cette situation désastreuse. Les défis à relever sont de taille.

Principal enjeu : répondre à la demande d’une population grandissante

La population de Gaza augmente de plus en plus. D’ici les huit prochaines années, il y aura 500 000 nouveaux gazaouis. Selon le rapport onusien, la population passera ainsi de 1,6 million d’habitants à 2,1 million, ce qui haussera la densité de population à 5 800 habitants par km carré. Il faudra donc que ce territoire d’une superficie de 360 km carré puisse accueillir toute cette population. La population très jeune de Gaza aura bien du mal à compter sur une économie qui avance beaucoup trop lentement, et les services médicaux, sociaux, municipaux, et éducatifs ne pourront satisfaire la demande de cette population grandissante.

En clair, le problème souligné par le rapport est la différence de rythme entre la hausse de la population et l’amélioration des conditions de vie : « Les infrastructures pour l’électricité, l’eau, l’hygiène publique et les services municipaux et sociaux ne se développent pas au même rythme que la population ».

Plus de 440 écoles, plus de 800 lits d’hôpitaux et plus d’un millier de médecins supplémentaires seront nécessaires d’ici 2020″ selon Robert Turner, directeur des opération de l’UNRWA.

Les besoins en eau augmenteront de 60% selon le rapport, faisant de l’eau potable une préoccupation centrale à gérer, d’autant plus qu’un manque cruel d’eau potable est déjà constaté aujourd’hui.

Le blocus israélien et la situation politico-militaire empêchent une vie décente à Gaza

Pour éviter un désastre à Gaza d’ici 2020, il est impératif d’améliorer l’accès à l’eau potable, l’électricité courante, l’accès à l’éducation, et aux services municipaux. Mais, le communiqué précise aussi que « les défis sont difficiles à relever en raison d’une situation politique difficile, du blocus autour de la bande de Gaza, d’un conflit violent et de la nécessité pressante d’une réconciliation entre les Palestiniens ».

A ce jour, Gaza dépend essentiellement des aides internationales, et d’une économie des tunnels, qui passent par l’Egypte. Les tensions vers la frontière égyptienne sont régulières, sans oublier le conflit inter palestinien entre le Hamas et le Fateh.

Mais tant que Gaza sera soumis à un blocus de la part de l’Etat hébreu, il restera bien difficile d’améliorer les conditions de vie de ses habitants qui vivent dans une enclave, une véritable prison à ciel ouvert, où les entrées et sorties sont extrêmement restreintes par l’armée israélienne.

par Oum Michket

Source: ajib

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