SASSOU NGUESSO DEMANDE LA PROTECTION DE L’ARMÉE ANGOLAISE

Les explosions des dépôts d’armes de Sassou Nguesso du 4 mars 2012, et les arrestations d’officiers supérieurs qui ont suivi, montrent à suffisance la vulnérabilité de la dictature qui sévit à Brazzaville depuis octobre 1997.

Marien Ngouabi pour installer son pouvoir, régionalisa toutes les sphères de l’administration civile et militaire, mais finit pourtant assassiner par les siens, pardon par les Bakongos.

Le Général Président est convaincu que le loup est dans la bergerie, et il est bien placé pour le savoir. Les mêmes causes produiront-elles les mêmes effets ? wait and see !

L’homme des masses contrairement aux hommes politiques congolais, n’est pas homme à faire dans les sentiments lorsqu’il s’agit de sa sécurité ou celle de son pouvoir.

En effet, il n’hésita pas à limoger de la sécurité présidentielle son neveu par alliance l’amiral Hilaire Moko en 2007, et de nos jours l’équipe du Général Blaise Adoua pourtant natif d’Edou comme lui.

Comme cela a échappé à plusieurs observateurs, Sassou Nguesso a désavoué Jean Dominique Okemba, responsable du moulin à vent qu’est le Conseil National de Sécurité « Police Politique », en confiant le volet militaire de la pseudo enquête sur les explosions de MPILA, au Général Pierre Oba pourtant Ministre des mines, et à celui qui fut son protégé, l’actuel Directeur de la sécurité du territoire Philippe Obara.

De plus en plus seul, n’ayant plus confiance aux militaires de son clan, Sassou Nguesso en a fait part au Président angolais Edouardo Dos Santos et a sollicité l’aide de son armée. Ne dit-on pas, vaut mieux prévenir que guérir .

Une forte délégation du Ministère angolais de la défense, conduite par le Général Adriano Vizado a donc été reçu à Brazzaville le 27 avril 2012 , par le ministre congolais délégué à la défense Charles Bowao et plus tard par Sassou Nguesso.

Officiellement pour des accords de défense entre les deux Etats, mais les informations qui nous sont remontées, indiquent qu’il s’agit de préparer des plans d’intervention pour faire face à une mutinerie de l’armée congolaise et venir à la rescousse de Sassou Nguesso.

Entre les Etats, il n’ y a que des intérêts disait le Général Charles De Gaulle, et ce n’est pas seulement par amitié pour Sassou Nguesso, que l’Angola d’Edourdo dos Santos interviendrait une fois de plus en sa faveur, mais plutôt du fait que la frontière maritime  entre l’Angola « le Cabinda » et le Congo-Brazzaville regorge d’immense réserve de pétrole.

Le Congo de Sassou Nguesso ne devra, et n’a jamais de toutes les façons était très regardant, ni revendiqué une part de ces gisements pétroliers, sur lesquels Edouardo dos Santos et ses généraux se rémunèrent.

Des manœuvres militaires entre les armées angolaises et celle de Sassou Nguesso seraient prévues dans les départements des Plateaux, de la Bouenza et du Pool d’ici la fin de l’année 2012.

Rappelons que l’armée angolaise intervint pendant la guerre civile de juin 1997, en faveur du rebelle Sassou Nguesso , et contre les institutions démocratiques congolaises qui furent renversées.

Elle participa par la suite aux massacres des populations civiles congolaises dans les régions sud du pays.

Mingwa mia Biango

Source: congo-liberty.com

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