Sanctions: l’Iran menace de fermer le détroit d’Ormuz

Le détroit d’Ormuz, par où passe 40% du trafic maritime pétrolier mondial, sera fermé au transit de pétrole en cas de sanctions contre les exportations pétrolières iraniennes, a prévenu un haut responsable iranien cité mardi par l’agence officielle Irna.

«Si on devait adopter des sanctions contre (les exportations) de pétrole iranien, aucune goutte de pétrole ne transitera par le détroit d’Ormuz», a prévenu le premier vice-président iranien, Mohammad Reza Rahimi.

«Nous n’avons aucune envie d’hostilités ou de violence (… mais) les ennemis renonceront à leurs complots seulement le jour où nous les remettrons à leur place», a-t-il ajouté.

Les États-Unis et certains pays européens envisagent des sanctions contre les exportations pétrolières de l’Iran à cause de son programme nucléaire controversé.

«C’est une nouvelle tentative de détourner l’attention du vrai problème, qui est le non-respect continuel de la part de l’Iran de ses obligations internationales en matière de nucléaire», a commenté à Washington le porte-parole du département d’État Mark Toner.

La déclaration de Mohammad Reza Rahimi intervient alors que la marine iranienne a entamé samedi dix jours de manœuvres militaires navales autour du détroit d’Ormuz. Les forces navales ont été déployées à l’est du détroit d’Ormuz, dans la mer d’Oman et dans le Golfe d’Aden, ainsi que dans l’océan Indien.

Selon le porte-parole des manœuvres, des opérations pour lancer des mines antinavires et anti sous-marins ont été menées mardi matin.

Des rumeurs sur la possibilité d’un tel exercice avaient provoqué une brève flambée des cours du brut début décembre, alors que les tensions restent vives entre l’Iran d’une part, et les États-Unis et leurs alliés, notamment les monarchies arabes du Golfe, de l’autre.

Les États-Unis maintiennent eux-mêmes dans le Golfe une présence navale puissante, la Ve flotte, basée à Bahreïn.

Ces manœuvres ne prévoient pas la fermeture du détroit d’Ormuz, qui relie le Golfe à la mer d’Oman, avait précisé jeudi l’amiral Habibollah Sayyari, commandant de la marine, tout en réaffirmant que les forces iraniennes contrôlaient le détroit et pourrait le fermer si elles en recevaient l’ordre.

Source: cyberpresse.ca

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