Salon du livre de Paris 2013, Lettre du Prince Kum’a Ndumbe III

Lettre du Salon du livre de Paris 2013

salon-livre2Par le Prince Kum’a Ndumbe III

Stand E 77

Paris, le 21 mars 2013

Chers amis,

Mesdames et Messieurs les Présidents des Républiques d’Afrique,

Mesdames et Messieurs les Ministres et Directeurs Généraux

Mesdames et Messieurs les Enseignants des cinq continents

Chers étudiantes et étudiants d’Afrique et du monde,

Chers lecteurs,

Dans quelques heures, Monsieur François Hollande, Président de la République Française et Madame Aurélie Filippetti, Ministre de la Culture et de la Communication, entourés des hautes personnalités de l’édition, de la culture et des expositions invitent à la soirée d’inauguration du 33è salon du livre de Paris. Quel honneur pour la France de placer l’étendard de la culture, mais surtout de la lecture si haut que le rendez-vous annuel du partage du savoir et de sa transmission est devenu au fil des ans un événement placé sous la haute autorité du Président de la République !

Nous vous recommandons particulièrement trois livres, pour vous-mêmes, pour vos parents en Afrique et dans le monde, pour vos institutions en charge des relations avec l’Afrique ou en recherche d’un monde de paix durable :

1-      L’Afrique s’annonce au rendez-vous, la tête haute, Kum’a Ndumbe III

2-      La Mission Civilisatrice au Congo – Réduire des espaces de vie en prison et en enfer, Evariste Pini Pini Nsasay Leke Ya Yezu

3-      Redécouvrir Sankara, Martyr de la liberté, Ndongo Sylla

(commande : order@exchange-dialogue.com)

salonlivreLa percée des pays africains de langue française

Les pays africains de langue française font timidement leur apparition, le stand de la littérature africaine francophone le plus visible reste celui des « Livres et auteurs du Bassin du Congo » sur 280 m2 et représentant une quantité impressionnante d’auteurs africains publiés par différentes maisons d’édition. Avec la librairie qui porte le même nom et « Géopolitique africaine », ainsi que la Dépêche de Brazzaville , nous avons des institutions fortes, accueillantes et visibles sur la transmission et la diffusion du savoir . La Côte d’Ivoire renforce sa position avec un stand de 105m2, plus large qu’en 2012, et fait des efforts pour être visible. Les Ivoiriens attendent avec joie la remise du Grand Prix Littéraire d’Afrique d’Afrique Noire 2012 à Venance Konan, pour son livre «Edem Kodjo : un homme, un destin».

Des éditeurs d’origine africaine ou de la diaspora se battent en solo pour être présents et visibles. Les Editions Dagan, Menaibuc, ont leur propre stand ou des tables d’exposition ; les Editions AfricAvenir/Exchange & Dialogue reviennent pour la deuxième fois. L’attribution du Prix Mokanda à Bessora, Emmanuel Dongala ou Aminata Sow Fall est attendue avec suspense au Salon du livre. Quatre ministres africains de la Culture ont fait le déplacement pour discuter de la place du livre dans les programmes culturels africains. Ils viennent du Congo, du Sénégal, du Gabon et de la Côte d’Ivoire. Le centenaire d’Aimé Césaire sera célébré par des rencontres autour de son œuvre, son parcours, son héritage et sa passion du théâtre. Au stand du Bassin du Congo, le Sénégal est l’invité d’honneur, comme les lettres roumaines sont à l’honneur de l’ensemble du Salon de Paris et Barcelone la ville invitée.

La Présence des Editions AfricAvenir/Exchange & Dialogue

Pour la deuxième fois, les Editions AfricAvenir/Exchange & Dialogue basées à Douala au Cameroun affirment leur présence, en coopération avec les Editions Dagan, au stand E 77. Pourquoi prendre sur soi tous ces frais et toute cette peine pour venir au Salon du livre à Paris, au risque de demeurer invisible face à ces mastodontes de l’édition avec des moyens de publicité impressionnants et des aides multiformes à l’édition ? Nous nous sommes toujours posé cette question aussi depuis dix ans que nous exposons à la Foire du Livre de Francfort. La réponse est celle-ci : parce qu’il faut porter haut et loin la voix de l’Afrique profonde, en attendant que nos gouvernements s’investissent. Les Africains qui ont été forcés dans l’ignorance d’eux-mêmes en ont urgemment besoin pour sortir du génocide intellectuel et spirituel auxquels ils ont été soumis depuis plus de six siècles. Mais les autres aussi, ceux qui ont dominés l’Afrique ou qui rêvent encore d’une Afrique de la barbarie, d’une Afrique muette et docile qui ne peut et doit que recopier les leçons, les recettes venues d’ailleurs, ceux qui investissent encore des sommes colossales pour faire des Africains leurs succursales d’exécution en terre africaine, ceux qui emplissent les rêves des Africains que l’eldorado logerait ailleurs qu’en Afrique, oui à tous ceux-là, les Editions AfricAvenir/Exchange & Dialogue viennent offrir un véritable dialogue d’égal à égal dans la science, la culture et l’esthétique du livre. Il y a urgence dans l’échange et le dialogue pour construire un monde nouveau et de paix. Pour soutenir ce dialogue urgent en 2013, nous avons mis trois livres en exergue

L’Afrique s’annonce au rendez-vous, la tête haute, Kum’a Ndumbe III

Dans les écoles africaines, on parle encore du théorème de Thales. Or il est prouvé aujourd’hui que ce théorème était appliqué par des Africains en Egypte, au Soudan et ailleurs au moins 1300 ans avant la naissance de Thalès, et que Thales lui-même est parti faire ses études en Afrique pour ramener ces connaissances en Europe. La plus vieille démonstration mathématique du monde datant de 22.000 ans avant Jésus Christ se trouve gravée sur l’Os d’Ishango, trouvé non loin du Lac Albert en République Démocratique du Congo. Et que dire du déluge de Noé dont les eaux se trouvent encore aujourd’hui sous le désert du Sahara jusqu’au nord Cameroun, pendant que les chrétiens d’aujourd’hui ne font toujours aucun rapport entre le déluge de Noé et l’Afrique ? Combien de chrétiens africains savent aujourd’hui que la Reine de Saba dans la Bible est la reine noire d’Ethiopie qui, émerveillée par les faits du Roi Salomon, alla avec faste lui rendre visite, tomba enceinte de lui et mit au monde Ménélik dont la dynastie fut préservée jusqu’à l’Empereur Halée Sélassié d’Ethiopie assassiné en août 1975? Il faut barrer la route à la perpétuation de l’ignorance dans la transmission du savoir dans les pays africains et dans le regard sur l’Afrique ailleurs au monde. Qui au Cameroun pouvait imaginer qu’avant la colonisation, il existait une législation écrite sur les prix dans nos marchés, législation écrite dans nos langues, puisqu’on nous assomme que nous ne sommes que des peuples de l’oralité ? Comment les douanes étaient-elles réglementées avant la colonisation ? A partir de quand nos langues furent elles officiellement interdites dans l’administration et dans la transmission du savoir ? Même ceux qui dirigent nos pays, nos éminents docteurs et professeurs ignorent souvent ces faits de base, nécessaires à l’édification d’une Afrique moderne, forte et prospère. Ce document est un livre de base à retrouver dans toutes les bibliothèques en Afrique et dans les institutions en charge de l’information et de la recherche sur l’Afrique.

Kum’a Ndumbe III est le Prince des Bele Bele au Cameroun, écrivain, professeur des universités de classe exceptionnelle ayant enseigné à l’Université de Lyon II en France, à l’Université Libre de Berlin en Allemagne et à l’Université de Yaoundé I au Cameroun en histoire, études germaniques et en sciences politiques. Il a crée la Fondation AfricAvenir International et les Editions AfricAvenir/Exchange & Dialogue à Douala.

La Mission Civilisatrice au Congo – Réduire des espaces de vie en prison et en enfer, Evariste Pini Pini Nsasay Leke Ya Yezu

Le Congo, ce ventre de l’Afrique, quand pourra-t-il se relever ? Quand les populations du Congo pourront-elles enfin jouir des richesses que Dieu a bien voulu implanter sous leurs sols, sur leurs terres, dans leurs mers et que cesseront les multiples interventions étrangères pour s’accaparer de ces richesses et forcer les Congolais dans des guerres fratricides interminables et les laisser croupir dans une misère intellectuelle et matérielle de portée durable ? L’Afrique a urgemment soin d’un Congo qui se gère sans interventions étrangères et sans la corruption démesurée de ses propres enfants installés dans le commandement.

Le philosophe et théologien Pini Pini est prêtre congolais en Belgique. Avec ce livre, l’auteur nous livre un témoignage profondément troublant en revisitant l’histoire du Congo et la politique dans ce pays, et il ne mâche pas ses mots. Il veut que le message atteigne toutes les couches, et insère même des textes en Kikongo, sa langue maternelle dans ce livre en français. Christian COMELIAU, Professeur honoraire à l’Institut Universitaire d’Études du Développement à Genève, ne s’y est pas trompé quand dans sa préface, il fustige :

« Nous avons été abreuvés pendant des décennies, en Europe comme en Afrique, d’écrits et de discours de propagande à propos de la mission civilisatrice : pire, nous avons été enfermés – par les institutions politiques, la structure sociale, les idéologies et la majorité de l’opinion publique – dans une conception de l’histoire qui nous empêchait de comprendre pourquoi le système colonial était et a toujours été éthiquement inacceptable dans son principe. Nous avons donc grand besoin de comprendre pourquoi ce système a pu soulever de telles violences et laisser jusqu’aujourd’hui un héritage aussi chaotique. C’est en ce sens que ce témoignage est une contribution importante pour éclairer tous ceux qui ressentent la nécessité de sortir des visions unilatérales et de la fausse bonne conscience… Les sujets d’incompréhension entre Africains et Occidentaux, mais aussi entre classes sociales au sein des sociétés africaines, sont aujourd’hui tellement multiples et tellement profonds qu’une oeuvre comme celle-ci peut être considérée comme une véritable entreprise de salubrité publique, dans la mesure où elle nous suggère une interprétation nouvelle. Car cette interprétation est en définitive profondément troublante, sinon même bouleversante… »

Né en 1955 au Congo, Evariste PINI-PINI Nsasay a assumé diverses responsabilités dans la société congolaise en tant que prêtre, d’abord, mais aussi en tant que citoyen désireux d’éclairer davantage, par une radio locale, Radio Tomisa de Kikwit, la conscience des ses concitoyens. Prêtre dans la commune de Sainte-Ode en Belgique, il s’attelle à l’implantation d’un Centre Multimédia dans la périphérie-est de Kinshasa, à Kingasani.

Redécouvrir Sankara, Martyr de la liberté, Ndongo Sylla

Il faut arrêter les assassinats politiques en Afrique. L’Afrique du 21è siècle a besoin d’une réinvention de la palabre, de débats ouverts, furent-ils houleux et perdurants. La palabre africaine a toujours permis à tous, même aux plus jeunes, de s’exprimer, et elle a toujours demandé beaucoup de temps car il fallait élaborer patiemment le consensus. Personne, aucun homme ou femme politique ne peut détenir la vérité absolue. Nous pouvons tous nous tromper. Arrêtez de détruire la semence de nos ancêtres, il faut laisser éclore le génie africain. C’est une urgence !

Sankara, Martyr de la liberté, nous revient en force grâce à un ouvrage coordonné par Ndongo Samba Sylla à Dakar. 1987, c’est si loin. Or la mémoire des Africains est demeurée si fraîche que même les jeunes générations parlent d’un personnage qu’elles ont à peine connu. Le programme révolutionnaire de Sankara, son assassinat, son idée sur la démocratie comme pouvoir du peuple au service du peuple, son engagement anti-impérialiste, son adhésion au panafricanisme, son audace, son statut de défenseur des opprimés, de visionnaire, sont repris ici grâce à des témoignages actuels et à des documents inédits de l’époque. Des photos jamais publiées parlent d’elles-mêmes. Samir Amin, Kum’a Ndumbe III, Aziz Fall, témoignent et d’autres comme Fidèle Toé, Kientega, Me Sankara, Sawadogo, Nacanabo, Kaboré, Smockey, Samsklejah, revisitent l’action courageuse et téméraire de ce Président du pays des hommes intègres dont la tombe ne ressemble même pas à celle d’un citoyen respecté. L’espoir assassiné a-t-il donc pris corps dans l’âme de tant de millions d’Africains ? Ce livre est un outil précieux de travail, de mémoire et de modèle à évoquer.

Ndongo Samba Sylla a coordonné cet ouvrage. Sénégalais, il est titulaire d’un doctorat en économie du développement. Il est responsable de recherches au Bureau Afrique de l’Ouest de la Fondation allemande Rosa Luxemburg à Dakar qui a soutenu cette publication.

Nous souhaitons à tous une bonne lecture de nos ouvrages et sommes ouverts à vos remarques et critiques. Soutenez notre entreprise de dialogue et de recherche de la vérité scientifique en achetant et en offrant nos ouvrages. Construisons ensemble pour une paix durable dans le monde ! Soyez les bienvenus à notre stand E 77.

www.exchange-dialogue.com; E-Mail : order@exchange-dialogue.com

catalogue : http://www.exchange-dialogue.com/images/stories/pdf/flyered.pdf

Prince Kum’a Ndumbe III

Professeur des universités

order@exchange-dialogue.com

 

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