Redéploiement massif des forces russes, en prévision d’une nouvelle guerre!

Selon la chaîne satellitaire iranienne arabophone Al-Alam, citant des sources du ministère russe de la Défense, le Kremlin a reçu des informations, sur une possible attaque israélienne, avec le soutien des Etats-Unis, contre les installations nucléaires de l’Iran.

« Cette aggravation de la situation géopolitique de la Syrie et de l’Iran inquiète la Russie, au point de la pousser à réviser le déploiement de ses forces stationnées, dans le Sud du Caucase, la mer Caspienne, la Méditerranée et la mer Noire », estiment des sources militaires russes. Or, cette question a été l’un de premiers points discutés, au Sommet russo-européen, organisé, à Bruxelles.

L’ambassadeur russe, à l’UE, Vladimir Tchijov, avait déclaré, en marge de cette réunion, qu’une attaque militaire israélienne ou américaine contre l’Iran conduirait à une « dégradation catastrophique des événements. » Le diplomate a souligné que « l’impact négatif d’une telle agression ne se répercutera pas seulement sur la région, mais aussi, sur tout le globe ! » Dans ce contexte, la Russie a, déjà, commencé, il y a un an, ses préparatifs militaires, en vue de réduire les pertes potentielles, en cas d’attaques contre Téhéran, et elle est sur le point de les achever ! Parmi les nouvelles mesures militaires que Moscou a adoptées, celles relatives à sa base militaire, 102ème, située, en Arménie. En effet, le nombre des troupes de la garnison russe, située dans la banlieue d’Erevan, a été réduit, voire, certaines unités militaires on été redéployées, dans la région de Gyumri, près de la frontière turco-arménienne. Car, selon les Russes, les forces américaines attaqueront l’Iran, à partir du territoire turc. D’où le déplacement des familles des militaires russes vers la Russie ! Toujours, selon Al-Alam, si le rôle que pourra jouer la base russe 102, dans un conflit irano-américain, n’est pas claire, toutefois, ce dont on est sûr, c’est que, depuis le début de décembre, les forces militaires russes, dans les bases, en Ossétie du Sud et en Abkhazie, ont été placées en état d’alerte permanent. De même, plusieurs unités navales russes naviguent, en mer Noire, dans les zones situées près de la frontière avec la Géorgie, car cette dernière rejoindra le camp hostile à l’Iran, dans le cas d’un tel conflit.

Mais encore..

Le bataillon des missiles anti-navires sol-mer (130 km), placé dans la région d’Ayzerpash, au Daghestan, a été placé, lui aussi, en état d’alerte. De même, des frégates équipées de lance-missiles, appartenant à la flotte russe de la mer Caspienne, ont été transportées du port d’Astrakhan au port de la capitale du Daghestan. Et le destroyer « Tatarstan », équipé de missiles d’une portée de 200 km, sera rejoint par le destroyer « Volgodunsk », équipé d’artillerie côtière lourde. Récemment, plusieurs unités navales russes naviguent en Méditerranée, notamment, le porte-avions « L’Amiral Kouznetsov », qui se dirige vers le port syrien de Tartous. Des sources du ministère russe de la Défense ont affirmé que la flotte pourrait être accompagnée de plusieurs sous-marins russes, a rapporté Al-Alam. Et si la nature de la mission de ces forces maritimes reste plus ou moins secrète, les fonctionnaires du ministère russe de la Défense sont préoccupés par l’avenir de la base militaire 102, car elle représente un point d’assise important, pour la Russie, dans le Caucase du Sud. Rappelons que la Géorgie a annulé, en avril 2011, un accord devant assurer le transfert des expéditions militaires de la Russie vers l’Arménie, via le territoire géorgien. Faute de cet accord, la base 102 ne peut être ravitaillée qu’à travers la voie aérienne, et pour ce qui est des matières premières, comme le carburant, elles sont assurées par la partie arménienne qui les achète de l’Iran. Or, selon le général Youri Natkachov, qui a longtemps été le commandant adjoint des forces russes, dans le Caucase du Sud: « En cas de conflit, la Russie pourrait briser le siège, en ouvrant, par la force militaire, des couloirs, en Géorgie, pour assurer l’approvisionnement de l’Arménie ». L’expert a ajouté: «Il semble que l’armée russe soit, maintenant, très méfiante, à l’égard de l’Azerbaïdjan, surtout que, durant ces trois dernières années , il a doublé son budget militaire et il a acheté des drones israéliens , sans compter d’autres dispositifs de surveillance militaire avancée, ce qui est une source de préoccupation légitime, pour Téhéran et Erevan ».

Pour sa part, le chef du Centre de recherches militaires russes, Anatoly Tsifanok, a déclaré que Bakou a haussé la pression sur Moscou, exigeant une révision, en hausse, du loyer de la station de radar Gabala. Mais, dans le cas d’un différend entre l’Iran et l’Azerbaïdjan, sur les champs pétrolifères, situés, dans le Sud de la mer Caspienne, il est peu probable que Bakou soutienne une campagne militaire contre l’Iran. Comme il est peu probable que l’Azerbaïdjan menace d’agresser l’Arménie ». Un avis qui n’est pas partagé par l’expert militaire russe, Vladimir Popov, qui estime «que dans l’éventualité d’une guerre contre l’Iran, l’Azerbaïdjan, et avec le soutien de la Turquie, pourrait attaquer l’Arménie. Et, donc, les forces armées russes se tiendront aux côtés des forces aériennes d’Arménie, voire, les troupes russes ne participeront pas au conflit, à moins d’une menace militaire de la Turquie ou de l’Azerbaïdjan contre l’Arménie ».

Source: irib.ir

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