«Quid Prodest», ou qui a besoin de la guerre, dans le golfe Persique?

Le programme nucléaire iranien a atteint un nouveau niveau.

Les dernières acquisitions, dans le domaine, ont été présentées, mercredi 15 février, par le Président Mahmoud Ahmadinejad. Il a déclaré que personne n’empêchera son pays «d’acquérir l’énergie nucléaire pacifique».

Les pays occidentaux et Israël ont leur propre point de vue : selon les experts, la période des actions militaires actives contre l’Iran n’est pas bien loin. Moscou prévient : la Russie n’a pas l’intention de se joindre aux sanctions anti-iraniennes.

A ce qu’il paraît, l’Occident ne croit pas beaucoup au succès des sanctions et il continue à augmenter la pression militaire sur Téhéran. Selon le chef du Comité de la Douma d’Etat de Russie chargé de la défense, Vladimir Komoedov, un groupement militaire des États-Unis et de l’OTAN, qui possède de 450 missiles, se concentre autour de l’Iran.

La situation, en Syrie, menace la stabilité. La même équipe, avec Washington, en tête, et les voisins arabes de Damas, veulent que le régime de Bachar al-Assad soit renversé. Il est peu probable qu’ils y renoncent : parce que les actions contre la Syrie et l’Iran, ce sont les éléments de la même chaîne, croit l’expert militaire Viktor Baranets. Bien sûr que l’Iran est l’objectif numéro un, pour l’Occident. Si les actions militaires réelles ont lieu, les sites nucléaires iraniens et des centres stratégiques seront bombardés. En ce qui concerne la Syrie, l’Occident essaiera de bloquer les attaques possibles des troupes syriennes.

Les messages concernant les actes de terrorisme aggravent la situation. Plus tôt, cette semaine, les terroristes ont essayé d’attaquer les diplomates israéliens, à Tbilissi et à Delhi. Les autorités israéliennes ont accusé l’Iran et le groupement libanais chiite «Hezbollah» d’avoir organisé ces attaques. Outre cela, quelques explosions ont eu lieu, à Bangkok. Les autorités thaïlandaises ont, également, conclu que c’étaient les Iraniens, qui avaient préparé les attentats, l’un d’eux a été même arrêté. Téhéran rejette toutes ces accusations.

Si ce n’était pas l’Iran, qui, alors ? Comme disaient les Romains anciens, «quid prodest» – «Cherche pour qui c’est avantageux». Ce n’est pas le secret que plusieurs groupements terroristes coopèrent, avec succès, avec certains services spéciaux. Pourquoi ne pas donner à la société internationale quelques prétextes, qui justifieraient la nécessité d’introduire, d’urgence, la démocratie, dans un pays ?

Moscou souligne que certains pays peuvent envisager la situation actuelle, comme des nouvelles possibilités et suivre, cyniquement, la voie du renversement du gouvernement, à Téhéran. Selon le ministère russe des Affaires étrangères, la Russie exclue la possibilité de sa participation à ce scénario. La communauté internationale peut et doit aider à régler les conflits, par des moyens pacifiques, sans imposer aux Etats souverains des recettes, déjà, prêtes.

Source: french.irib.ir

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