Parution: «La Contrée désolée» de Cherif Abdedaïm

LA-CONTREE-DESOLEE «Les hommes sont à la fois semblables et différents, nous les décrivons différents pour qu’en eux vous reconnaissiez vos semblables.» C’est plus  profond que cette déclaration de Mohamed Dib que l’écrivain – journaliste, poète et éducateur, Cherif Abdedaïm,  nous plonge  dans un univers humain en nette décadence. Il nous  permet  un voyage dans les fins fonds de l’âme humaine peinte avec finesse dans sa nouvelle production intitulée «La Contrée désolée». Cet ouvrage, recueil de chroniques publiées par l’auteur à la Nouvelle République entre 2005 et 2007, se veut une vérité -fresque où se combinent les mœurs d’une société ayant perdu toute notion de valeurs morales et relations humaines, malencontreusement broyées par une machine sociale impitoyable.

Comme a fait Honoré De Balzac dans sa comédie humaine comportant 91 ouvrages dans lesquels il  a brossé les portraits de 2209 personnages, Cherif Abdedaïm, de par son talent de poète et artiste, a tenté de mettre à nu la structure humaine de la Contrée Désolée, telle qu’elle est habillée  de tous les vices et les dépravations des mœurs : l’hypocrisie, la dissimulation, le mensonge, l’égoïsme, la voracité et l’extrême amour de l’argent qui sera la source des conflits et des discordes entre les frères ennemis, les amis et les concitoyens. L’aspecte paradoxal est toujours omniprésent et présenté aux lecteurs subtiles sous un aspect ironique, que  ce soit dans une scène heureuse ou malheureuse. Et comme dit un adage bien de chez nous : «Il y a un mal qui fait rire et un autre qui fait rire.»  L’œuvre de Cherif Abdedaïm ne manque pas de moralité, de leçons et des enseignements à  tirer pour s’en servir dans la vie quotidienne. C’est un autre aspect instructif et éducatif, telles les fables de la Fontaine et d’Esope ou d’Ibn El Moukafaä.

Dans deux cents chroniques que recèle l’ouvrage, en plus des passages poétiques, l’auteur nous a dévoilé l’amère vérité d’une société en net déclin, à l’image des scènes de la vie en province de Balzac (Eugénie Grandet, Le lus dans la vallée et Illusions perdues). Psychopédagogue, musicien, poète, parolier, artiste -plasticien et écrivain-journaliste au quotidien national La Nouvelle République, Cherif Abdedaïm a publié plusieurs œuvres, notamment «Aux portes de méditation» en 2004, «Le bouquet entaché» et un essai historique «Abdelhafid Boussouf, le révolutionnaire aux pas de velours», en 2009.

A. Ferkhi

Source:lecourrier-dalgerie.com

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