Parution d’un livre sur les pratiques mafieuses de la Françafrique en Côte d’Ivoire

Pratiques mafieuses de la Françafrique en Côte d’Ivoire: Un livre sur le 11 avril sorti en France

Un peu plus de six mois après le renversement et l’arrestation du Président Laurent Gbagbo consécutifs à des bombardements de l’armée française et des forces onusiennes, un essai politique paru aux Editions Harmattan (Paris) dans la collections Etudes africaines, le 29 octobre dernier, éclaire sur les motivations profondes qui ont conduit à cette violence inouïe qui a causé des milliers de morts civils. Le livre s’intitule « Côte d’Ivoire : 11 Avril 2011. Le coup d’Etat de trop de la France en Afrique ». Il a été écrit par l’Ivoirien Adon Gnangui, docter en droit public international et enseignant-chercheur à l’université de Limoges (France).

Présent en Côte d’Ivoire au moment de la période électorale et post-électorale, Adon Gnangui dénonce ce qu’il appelle « une ingérence inadmissible de la France dans des affaires intérieures de certains pays africains ». A travers les 134 pages de son ouvrage, l’auteur promène sa plume dans les relations troubles entre la France et ses ex-colonies ainsi que dans la crise post-électorale en Côte d’Ivoire. Il évoque ensuite le renversement de Gbagbo, donne les raisons de l’échec inévitable de la politique d’Alassane Dramane Ouattara et parle enfin de l’avenir de l’Afrique francophone.

Sur la base de faits, Adon Gnangui identifie la Françafrique, avec à sa tête, le chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy, comme commanditaire de la pluie de bombes sur Abidjan visant à pérenniser la domination sans partage de la France sur ses ex-colonies. Les « suiveurs » de Sarkozy ayant comme bénéfice, la conquête du fauteuil présidentiel en plus de quelques miettes dans le partage du gâteau ivoire, au détriment des populations ivoiriennes. Toutes autres raisons en dehors de l’économie, notamment le pillage ou la spoliation des ressources, ne sont que des boucs émissaires, précise l’auteur. Laurent Gbagbo ayant refusé de brader son pays, mais plutôt de l’ouvrir au reste du monde, il en a payé le prix.

Herman Bléoué 

bleoueherman@yahoo.fr
Source:http://www.notrevoie.com/a_la_une.aspid=41924

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