Obama a autorisé l’intervention de la CIA en Syrie

Washington devient apparemment plus présent dans le conflit en Syrie qu’auparavant. Le président Obama aurait signé une directive qui autorise le soutien de la CIA aux insurgés. En outre, les États-Unis appuieraient une base militaire secrète située en Turquie, conjointement avec l’Arabie Saoudite, le Qatar et bien évidemment la Turquie.

Le président américain Barack Obama a apparemment signé un décret secret qui a autorisé l’aide américaine aux rebelles syriens, selon les informations rapportées par CNN et Reuters. Le document, qui a apparemment été signé il y a quelque temps, permet un appui secret aux rebelles par la CIA et d’autres organismes. Les rapports ne permettent pas de déterminer à quel moment Obama a signé cette directive. On peut supposer que cela s’est produit au cours des derniers mois de cette année, comme l’a également souligné le New York Times.

Quel genre d’aide ? C’est exactement la question que tout le monde se pose et qui demeure sans réponse, en tous cas officiellement. Un porte-parole de la Maison Blanche a refusé de s’exprimer sur le sujet.
Reuters a cité une source anonyme qui a affirmé que les États-Unis coopére avec un centre de commandement secret en Turquie. Près de la frontière avec la Syrie, la Turquie travaille conjointement avec le Qatar et l’Arabie Saoudite, sur une base secrète pour appuyer les rebelles syriens avec de l’aide militaire et des technologies de communication. Cette base est située à Adana dans le sud de la Turquie, à une centaine de kilomètres de la frontière syrienne. Là où se trouve une base aérienne de l’armée américaine.

Pour soutenir les rebelles syriens, les États-Unis ont versé près de 25 millions de dollars (20 millions d ‘€). Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères s’exprimera prochainement au cours d’une conférence de presse à Washington. Le montant a été dernièrement augmenté de dix millions de dollars. L’argent est destiné, selon le gouvernement des États-Unis pour de l’équipement soi-disant “non létal”, y compris du matériel médical et des moyens de communication. Washington fournit également 64 millions de dollars pour l’aide humanitaire par les Nations Unies et d’autres groupes.
Le gouvernement américain soutient de plus en plus clairement les rebelles – notamment depuis le Conseil de Sécurité des Nations Unies en juillet, qui une fois de plus avait échoué à trouver un accord sur de nouvelles sanctions contre le régime d’Assad.

Les observateurs de l’ONU ont cependant signalé que les insurgés se réarment et l’origine de cet armement n’est pas claire. L’Armée Syrienne Libre (ASL) est soutenue par les États du Golfe, le Qatar et l’Arabie saoudite. Il faut également penser que les rebelles ont pu récupérer de nouvelles armes au cours de leurs conquêtes.
Le régime fait “usage intensif” d’armes lourdes, dont des hélicoptères, des chars, de l’artillerie et des mitrailleuses lourdes. Selon les observateurs de l’ONU, au cours de la bataille près d’Alep, le régime du président Bachar al-Assad aurait utilisé des avions de combat pour bombarder certaines cibles.

Source: lejournaldusiecle

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