Nucléaire iranien : l’Iran a déjà des armes nucléaires – Les Renseignements occidentaux le savent depuis des années

La pression des États-Unis et l’Occident sur l’Iran, pour l’empêcher d’acquérir des armes nucléaires, ne servent à rien.

Non seulement la République islamique possède déjà des armes nucléaires de l’ancienne Union soviétique, mais il a assez d’uranium enrichi pour en fabriquer davantage. Ce qui est pire, il a un système de livraison.<<<

L’occident pendant près d’une décennie s’est préoccupé de l’enrichissement de l’uranium, estimant que l’Iran travaille sur une bombe nucléaire, et pour que ce dernier maintienne son uranium uniquement à des fins pacifiques.
Lorsque l’Iran a commencé son programme nucléaire dans le milieu des années 1980, je travaillais comme espion pour la CIA au sein  du corps des Gardiens de la Révolution (GRI).

Les renseignements des GRI à cette époque étaient au courant de la tentative de Saddam Hussein d’acheter une bombe nucléaire pour l’Irak. Les Commandants de la Garde en ont  conclu qu’ils devaient posséder la leur, car si Saddam obtenait  la sienne, il l’utiliserait contre l’Iran. A cette époque, les deux pays étaient en guerre.

Mohsen Rezaei, commandant, puis chef des gardes, a reçu la permission de l’ayatollah Khomeiny pour démarrer un programme clandestin afin d’obtenir des armes nucléaires, ces derniers ont contacté les généraux pakistanais et Abdul Qadeer Khan, le père de la bombe pakistanaise.

Le Commandant Ali Shamkhani a voyagé au Pakistan, offrant des milliards de dollars pour une bombe, et s’est retrouvé avec un système de  centrifugeuses à la place. La première centrifugeuse a été transférée à l’Iran sur l’ordre personnel de Khomeiny.

Dans une seconde tentative, l’Iran s’est tourné vers les anciennes républiques soviétiques. Lorsque l’Union soviétique a été dissoute en 1990, l’Iran a convoité des milliers de têtes nucléaires tactiques qui avaient été dispersées dans les anciennes républiques.

Dans le début des années 1990, la CIA m’a demandé de trouver un scientifique iranien qui pourrait témoigner que l’Iran avait la bombe. La CIA avait appris que des agents de renseignement iraniens étaient en visite dans les installations nucléaires à travers l’ancienne Union soviétique, avec un intérêt particulier pour le  Kazakhstan. Le Kazakhstan, qui possédait une importante partie de l’arsenal soviétique et qui est majoritairement musulman, a été courtisé par l’Iran offrant des centaines de millions de dollars pour la bombe.
Des rapports sont aussitôt apparus que trois ogives nucléaires avaient été portées disparues.

Cela corroborait les dires du général russe Samoïlov Victor, (traitant à l’époque des questions de désarmement) qui a admis que trois têtes étaient manquantes au Kazakhstan.

Pendant ce temps, Paul Muenstermann, alors vice-président du Service fédéral du renseignement allemand, avait déclaré que l’Iran avait reçu deux des trois ogives nucléaires à moyenne portée du Kazakhstan.

Il a également été rapporté que l’Iran avait acheté quatre coquilles nucléaires de 152 mm de l’ex-Union soviétique, qui auraient été volées et vendues par d’anciens officiers de l’Armée Rouge. Pour aggraver les choses, plusieurs années plus tard, les responsables russes ont déclaré que lors du  transfert d’armes nucléaires d’Ukraine à la Russie, il y avait au vu des documents un écart de 250 armes nucléaires.

La semaine dernière, Mathew Nasuti, un ancien capitaine de l’Armée de l’air américaine qui a été à un moment engagé par le Département d’Etat en tant que conseiller pour la reconstruction en Irak, a déclaré qu’en Mars 2008, lors d’un briefing sur l’Iran au département d’Etat pour le Moyen-Orient, un groupe d’experts a déclaré qu’il était «de notoriété publique» que l’Iran avait acquis des armes nucléaires tactiques de l’une ou de plusieurs anciennes républiques soviétiques.

Le Lieutenant-colonel Tony Shaffer, un agent expérimenté du renseignement, m’a dit que ses sources étaient au courant  que l’Iran possédait deux têtes nucléaires actives. Un éditorial de Kayhan, (quotidien iranien directement sous la supervision du Bureau du Guide suprême), l’an dernier a averti que si l’Iran était attaqué, il y aurait des explosions nucléaires dans les villes américaines.
Sachant que les dirigeants iraniens étaient à la recherche d’armes nucléaires, les dirigeants occidentaux ont choisi de négocier et apaiser Téhéran dans l’espoir de parvenir à une solution avec l’Iran.

Après trois ans d’administration Obama, nous devons reconnaître que la politique de la carotte (bonne volonté) et le bâton (sanctions) n’ont ni arrêté les efforts des iraniens pour leur programme nucléaire et n’ont pas empêché leur posture agressive.

Les dirigeants iraniens aujourd’hui, malgré quatre séries de sanctions des Nations Unies, continueront avec leurs missiles et leur programme d’enrichissement nucléaire, et ils ont assez d’uranium enrichi pour six bombes nucléaires, selon le dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique.

Les Gardiens de la Révolution ont désormais plus de 1.000 missiles balistiques, beaucoup ciblent des bases militaires américaines au Moyen-Orient et en Europe. Les gardes ont également fait de grands progrès dans leur système de missiles intercontinentaux, sous le couvert de leur programme spatial.

Comme je l’ai dit plus haut, des ogives nucléaires ont été livrées à la Garde, et le leader suprême iranien a ordonné aux gardiens d’armer ces missiles avec des charges nucléaires. La Marine iranienne a aussi armé ses navires avec des missiles de longue portée de surface-surface et élargira bientôt sa mission dans l’océan Atlantique et le golfe du Mexique.

«Il est peut-être déjà trop tard pour nous d’arrêter la bombe nucléaire iranienne. Pourquoi avons-nous supposé que  l’Iran ne pourrait pas en 20 ans avoir accès à de vastes quantités de données non classifiées sur la conception d’armes nucléaires – ce que les Etats-Unis ont accompli en trois ans, durant les années 1940 avec le Projet Manhattan «  demande l’expert nucléaire Pierre Vincent Pry, qui a servi à la CIA et à la Commission du PGE, et maintenant président de EMPact Amérique.

M. Pry conclut que l’Iran n’a besoin que d’une seule arme nucléaire pour détruire les États-Unis. Un PEM (impulsion électromagnétique nucléaire) lors d’une attaque pourrait faire s’effondrer le réseau électrique national et d’autres infrastructures critiques qui permettent la vie de 310 millions d’Américains.
Sommes-nous enfin prêts pour prendre les mesures appropriées contre les objectifs et l’idéologie des djihadistes de Téhéran? Le peuple iranien lui-même, qui s’oppose aux mollahs dictatoriaux, pendant des années nous ont demandé de le faire. Des milliers d’entre eux ont perdu leur vie pour nous montrer la vraie nature de ce régime. Nous devons agir avant qu’il ne soit trop tard.

Par Reza Kahlili
Reza Kahlili   est un pseudonyme pour un ancien espion de la CIA qui travaille au  EMPact Amérique et est l’auteur de « Un temps pour trahir, » au sujet de sa double vie dans les Gardes Révolutionnaires de l’Iran (Editions Seuil, Simon & Schuster, 2010).

Source: israel-flash.com

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