Nouvelle surprise: Pluton est sale

Les périphéries éloignées du Système solaire présentent tout  le  temps de nouvelles surprises.  Sur  la surface de Pluton,  on a trouvé  des signes de  «boue organique» – des  combinaisons complexes  nitrocarboniques pareilles à celles qui constituent la base de n’importe quels êtres vivants.

Cependant, selon l’avis des  chercheurs,  il y a peu de raisons de parler de quelques formes de la vie sur Pluton. Après sa découverte en 1930 et jusqu’à 2006, Pluton  était  considéré comme la neuvième planète « , une vraie planète,  mais  plus tard,  ce titre lui était retiré,  il est appelé désormais  « un planétoïde ».  À cause de son éloignement, on le voit mal même à l’aide de  télescopes puissants,  et  les nouvelles données sont recueillies  petit à petit.

L’atmosphère de Pluton  n’était découverte  qu’en 1985. Tout à fait récemment,   le spectromètre du télescope orbital   « Hubble » a remarqué que le planétoïde   absorbait  fortement l’ultraviolet de certaines longueurs  d’onde  ce que l’on pouvait  expliquer par la présence des molécules organiques dans l’atmosphère  de Pluton. Cette  « boue organique», les tholins,  pouvait apparaître sur Pluton à la suite de l’influence de la radiation solaire sur les glaces composées de l’azote,  du méthane et de l’oxyde du carbone.

« On a simulé le vent solaire par l’irradiation de la glace nitrique par un flux des protons.  En résultat, l’acide cyaneux et  l’acide carbonique se forment, qui sont très importants pour la synthèse biologique», a communiqué à  la « Voix de la Russie » l’astrophysicien  moscovite Vladimir Bousarev.

Malgré les traces des polymères nitrocarboniques, il est difficile de faire la conclusion que Pluton est habité. Sur   le planétoïde,  la température à  la surface  est de   moins 230 degrés Celsius. De sorte que l’azote et le méthane se trouvent là seulement en forme de   glace ou de  gaz.  Les formes liquides   n’existent pas  et sans  elles,  le métabolisme est impossible,  donc, la vie aussi.
« À propos, le spectre de Pluton change lentement  ce qui  témoigne d’un  changement   du paysage»,  dit l’astrophysicien.

Pluton s’approche du soleil. La masse de son atmosphère s’accroît à cause de la fonte des glaces et  du rejet d’une  quantité supplémentaire d’azote, de méthane, d’oxyde de carbone.

Au  sujet  de Pluton,  il y a  toujours  beaucoup d’énigmes. Les  chercheurs  espèrent que la station de NASA «les Nouveaux horizons» donnera des réponses à plusieurs questions.  En 2015, en été,   la station atteindra les alentours du planétoïde    et fera des photos bien précises, vraiment  inappréciables. Puis, sans s’arrêter,   elle passera vers les périphéries du Système solaire.

Source: french.ruvr.ru

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *