Musharraf annonce son retour au Pakistan

L’ancien président du Pakistan, le General Pervez Musharraf, a déclaré la fin de son exil volontaire et sa décision de revenir au pays dans les trois prochaines semaines.
Pervez Musharraf s’est adressé par vidéo dimanche à ses partisans réunis à Karachi, la capitale pakistanaise. De son exile de Doubaï, il leur a informé qu’il sera parmi eux à la fin de ce mois. Le Général Musharraf a dit être prêt à faire face à la justice de son pays, et aux accusations sans fondement à son encontre.Visiblement très offensif, le Général a annoncé à ses partisans son intention de se présenter aux élections à Chitral, une circonscription du nord du pays, proche de la frontière avec l’Afghanistan.
En principe, les prochaines élections législatives dans le pays sont prévues pour 2013, mais certains signaux laissent croire que le Pakistan se dirige vers des élections anticipées.

Sécurité personnelle
Le président Zardari, bien que démocratiquement élu, est aujourd’hui très impopulaire, et son gouvernement vit une sorte d’état de siège, en raison des conflits qui l’opposent à la Cour suprême et à l’armée. D’où de nombreux appels pour un changement politique, et c’est sur cette fronde contre le régime en place que semble vouloir surfer le Général Pervez Musharraf.

Mais il ne lui sera pas facile de réussir un retour à la vie politique dans son Pakistan. Le parti politique est relativement jeune, avec donc une faible implantation dans le pays. La majorité des soutiens sur lesquels le Général peut compter sont des hommes et des femmes plutôt éloignés de la vie politique active, ils sont des hommes d’affaires, vivant pour certains hors du pays.

Mais le plus grand défi pour lui, en cas de retour au Pakistan, c’est sa sécurité personnelle. Alors qu’il était président de la république, Pervez Musharraf a survécu à au moins deux tentatives d’assassinat menée par des groupes jihadistes, qui l’accusaient de pactiser avec l’Amérique dans sa guerre contre l’islam.
Plusieurs années après, le général n’est plus aux affaires, mais les jihadistes n’ont pas renoncé à lui faire payer son appui à celui qu’eux considèrent comme le grand Satan: l’Amérique.

Source: bbc.co.uk

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *