MENACES SUR LE FLEUVE SENEGAL: ‘TOUCHE PAS A MES TERRES’ !

fleuve-senegalEnfant du Fuuta ou du Waalo !

Réveille-toi, avant qu’il ne soit trop tard.

Tu es encerclé par la recolonisation, selon un plan explicite  d’accaparement des terres dans le delta et la vallée du fleuve Sénégal.

Les sinistres acteurs en sont : les loups européens, les rapaces arabes, les pumas américains et les tigres asiatiques.

Leurs complices locaux sont les chacals de la savane, issus de l’élite nationale affairiste.

Ces diables leucodermes et jaunes débarquent à Dakar ou à Nouakchott, pareils à des mange-mils gloutons, des criquets  voraces, des phacochères dévastateurs et des singes voleurs de récolte, pour peaufiner dans des ministères et des hôtels de luxe, de lugubres et fallacieux projets d’investissement.

Que Dieu maudisse leurs noirs desseins qu’ils cachent sous leurs vestes et djellaba, qu’ils nouent avec leurs cravates et turbans.

Enfant du Fuuta ou du Waalo !

Lève-toi, ouvre bien les yeux sur cet épouvantable hydre ayant pour prénoms la confiscation des terres, la marchandisation de la nature et la réification des communautés humaines. Il a pour nom le capitalisme foncier multinational en tant que main invisible de l’impérialisme bipolaire de l’Occident et de l’Orient.

Enfant du Fuuta ou du Waalo !

N’as-tu pas vu que les grands fleuves historiques, tels le Nil, le Niger, le Sénégal, le Congo et le Zambèze, attirent ces vampires comme le miel attire les mouches ?

Que vas-tu faire concrètement pour te prémunir à temps de cette fantastique calamité du siècle ? La grande guerre de ce siècle : c’est celle de la terre, de l’eau et de l’énergie.

Enfant du Fuuta ou du Waalo !

Debout ! Démarque-toi de ces litanies stériles et nauséabondes  de procédures médiatiques-judiciaires. C’est une savante dose de confusion et de distraction pour donner à ton ennemi  le temps et les moyens d’anticiper pour mieux s’adapter au conflit.

Debout ! Organise-toi pour agir, défendre et aimer le patrimoine sacré de tes nombreux ancêtres comme de celui de tes descendants  encore plus nombreux à venir.

Rejette au loin l’imposture de ces prétendues lois sur le domaine national. On est bien prévenu que  ces dites lois constituent, pour l’élite nationale, de  par son appareil politico-administratif, un instrument insidieux, cynique et pratique de dépossession des autochtones  de leur droits légitimes. Ces lois n’ont aucune légitimité, faute d’un véritable Etat-Nation  comme garant réel de justice sociale et  d’équité territoriale.

Dis-toi bien que cette élite nationale, rejeton de l’élite internationale, souffre d’une innommable tare : elle est démunie de patriotisme, elle manque de dignité et elle n’aime pas le Sénégal ; elle n’aime pas la Mauritanie.

En dépit de son mimétisme de raffinement apparent, elle est, dans son mépris et sa méprise, humainement régressive.

Enfant du Fuuta ou du Waalo !

Dis-toi bien que toute communauté humaine a toujours, en son sein, ses propres traitres : des politiciens locaux candides, bornés et irréfléchis, des notables inconscients et irresponsables, des affairistes opportunistes qui, pareillement et au même titre, contribuent objectivement à cette sordide mésaventure humaine.

Enfant du Fuuta ou du Waalo !

La grande affaire qu’est  développement de ton patrimoine communautaire, c’est d’abord de toi, par toi et pour toi  ainsi que  les tiens.

On parle de projets et programmes d’investissements : tu as déjà la terre comme capital  physique initial ; tes frères et sœurs d’ici et de la diaspora peuvent réunir le capital financier ; d’autres frères et sœurs détiennent la maitrise agronomique et technique assortie de capacité de contrôle foncier.

Alors ? Veux -tu demeurer apathique, fataliste, et un jour, en ouvrant tout grand les yeux pour t’apercevoir devenu prolétaire de fait, taillable et corvéable, un apatride et étranger sur la terre de tes propres ancêtres ?

Enfant du Fuuta ou du Waalo !

Cette calamiteuse vague, issue des forces obscures qui gouvernent le monde, a déjà fait bien des victimes à la surface du globe. Bien des peuples en ont disparus, d’autres résistent. Que  Dieu guide tes pas dans ce juste refus. Quand un homme ou une femme refuse, il ou elle dit : Non !!! Non à la destruction de la base objective de notre culture matérielle et spirituelle.

 

Dr. A.S. DIA

Email : ahmadia@gmx.de

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *