Mali: l’opération doit être placée sous l’égide de l’ONU et de l’UA

Il faut placer l’opération militaire au Mali sous l’égide de l’ONU et de l’Union africaine, a déclaré samedi à Moscou Mikhaïl Marguélov, représentant spécial du président russe pour la coopération avec l’Afrique et membre du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe).

« Je comprends la situation au Mali, mais je considère que toute opération militaire en Afrique peut et doit se dérouler sous l’égide de l’ONU et de l’Union africaine. Seuls les Africains peuvent régler les problèmes du continent », a indiqué M.Marguélov à RIA Novosti.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a initialement prévu de lancer une opération militaire au Mali à l’automne 2013. En décembre 2012, il a autorisé le déploiement d’une force internationale africaine (AFISMA) forte de 3.300 hommes au Mali pour une période initiale d’un an. Le début anticipé de l’opération dans ce pays s’explique par les provocations des extrémistes qui contrôlent le nord du pays et descendent vers le sud, selon le sénateur.

Ces derniers jours, les rebelles islamistes ont entrepris des attaques contre les troupes gouvernementales près de la localité de Kona, non loin de Mopti (centre). Des combats à l’artillerie lourde se déroulent dans cette région. La France et l’Allemagne ont envoyé des contingents militaires au Mali le 10 janvier dernier. Vendredi, les autorités maliennes ont décrété l’état d’urgence dans le pays.

« Le désordre créé par les islamistes dans le nord du Mali transforme la région en foyer de terrorisme et de criminalité organisée, met en doute la souveraineté du Mali et la stabilité des pays voisins. L’extension de ce foyer d’extrémisme parrainé par Al-Qaïda ne fait qu’aggraver les conséquences négatives des événements libyens qui ont provoqué l’essor de l’islamisme du Sahel à la Corne de l’Afrique », a conclu M.Marguélov.

La situation au Mali s’est dégradée après la chute du régime de Mouammar Kadhafi en Libye. Le départ des Touaregs, qui bénéficiaient de la protection de l’ancien dirigeant libyen, vers le nord du Mali a intensifié les tendances séparatistes dans ce pays, entraînant l’apparition, en avril 2012, de l’Etat autoproclamé d’Azawad qui occupe les deux tiers du territoire malien.

 

Source: ria

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