Mali : Des inconnus enlèvent des diplomates algériens à Gao

Le ministère algérien des Affaires étrangères a indiqué jeudi le rapt de son consul en poste à Gao (nord-est du Mali) et six membres de sa mission par des inconnus.

« Le Consulat d’Algérie à Gao en République du Mali a fait l’objet jeudi matin d’une attaque par un groupe non identifié (…) Le consul et six éléments de la représentation consulaire algérienne ont été conduits vers une destination inconnue », affirme un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères publié par l’agence APS.

« Nous condamnons cet acte avec fermeté. Une cellule de crise a été mise en place et le gouvernement algérien est totalement mobilisé pour assurer dans les plus brefs délais leur libération », martèle Mourad Medelci, chef de la diplomatie algérienne.

Le Mali est confronté à une grave crise politico-militaire depuis le 22 mars date du putsch militaire conduit par le capitaine Sanogo contre le président Amadou Toumani Touré. Profitant de la déstabilisation de l’Etat, la rébellion touaregue du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) et des groupes islamistes armés se sont emparés de plusieurs villes du nord dont Gao.

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao) a imposé un embargo « total » économique, financier et diplomatique contre Bamako en attendant le retour à l’ordre constitutionnel. Elle a également mis en alerte quelque 2.000 hommes dans la perspective d’une intervention militaire.

Dans ce sens, une réunion des chefs d’état major d’une dizaine de pays membres de cette institution se sont réunis jeudi à Abidjan. « Nous devons réfléchir à un plan d’action opérationnel de la force en attente de la Cédéao, assorti d’un calendrier et d’un budget pour les actions concrètes qui seront menées », a indiqué le ministre ivoirien délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi.

« La situation alarmante au Mali préoccupe au plus haut niveau toute la sous-région. Il y a urgence pour sauver ce pays », a déclaré, de son coté, le général Soumaïla Bakayoko, chef de l’armée ivoirienne.

Cette option semble être largement partagée par la France, l’ancienne puissance coloniale. « Nous soutenons tous les efforts de la Cédéao, y compris les préparatifs d’une action militaire », a affirmé Bernard Valero, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

Pendant ce temps, les insurgés touaregs annoncent un cessez-le-feu unilatéral considérant que leurs objectifs sont atteints dans le nord du pays. Un porte-parole des rebelles soutient que la ville de Douentza, à 600 km de Bamako, est désormais considérée comme la « frontière » entre le Mali et l’Azawad. Notons que la confusion règne toujours au nord où diverses armées insurgées occupent différentes villes.

Source: afriscoop.net

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