Lu pour vous – Un roman nommé « L’Empoisonneur » (Par Jean-Thomas Mongomoty)

sans-titreTransformer un hôpital en un mouroir, voilà l’exploit littéraire qu’a réussi l’écrivain Ndoki Kitekutu dan son roman intitulé « L’Empoisonneur » paru aux éditions MediasPaul à Kinshasa. C’est un écrivain négro-africain de nationalité congolaise , qui a vu le jour en 1949 à Kingana , localité située dans le territoire de Kimvula, district de la Lukaya si cher au député Jean-Claude Vuemba Luzamba, élu du territoire de Kasangulu dans la province du Kongo – Central (RDC), Ndoki, dont le patronyme signifie « Sorcier » en patois kikongo, usité en Afrique centrale, possède plusieurs cordes à son arc : il est artiste, peintre, poète, auteur-compositeur-chanteur. Diplômé d’Etudes supérieures de l Académie de Beaux- Arts (Aba) de Kinshasa en 1975, il est actuellement chargé des cours à l’Institut supérieur des Arts et Métiers (Isam) à Kinshasa-Gombe.

Une trame mélodramatique

L’auteur dépeint le tableau de sa société en crise des valeurs. « Les valeurs de la société sont en miettes », dit le psalmiste. « L’EMPOISONNEUR » décrit une situation dramatique, qui s’est déroulée dans un hôpital de Kimvula, dont l’Assistant médical responsable empoisonnait le matériel de la salle d’opérations. Horreur !

Par conséquent, tous les malades qui subissaient les opérations chirurgicales finissaient par mourir. Conséquence : la population rurale de Kimvula n’avait plus confiance aux médecins. Finalement, l’Assistant maléfique KETU sera découvert dans son œuvre diabolique par le domestique du Docteur MAYEMBA. Il sera arrêté et condamné par la justice. Moralité : « la gazelle finit par se laisser prendre au piège quelle que soit sa ruse. »

La situation de l’hôpital de Kimvula ressemble à celle qui prévaut dans les hôpitaux et polycliniques de la RDC. Le personnel soignant a perdu de vue le serment d’Hippocrate et de l’infirmier. Pour tout acte médical, le patient doit graisser la patte de l’infirmier pour se faire soigner. Une véritable descente aux enfers !
L’occasion faisant le larron, il convient de signaler que le ministère de la Culture et des arts a organisé fin novembre dernier les premières journées du manuscrit au sein de l’Aba. Objectif visé : stimuler les jeunes auteurs à sortir leurs manuscrits de leurs tiroirs de façon à les proposer aux maisons d’éditons de Kinshasa et d’ailleurs de l’espace francophone. Comme quoi, à vos plumes à l’instar de l’écrivain congolais Jean Inkale Bofane, résident à Bruxelles, capitale du Royaume de Belgique ,qui vient de remporter le prix de cinq continents de la Francophonie. Chapeau !
Jean-Thomas Mongomoty

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