L’Otan : bombarder oui. Débattre, non

Ce 22 octobre, le Festival des Libertés de Bruxelles organise un débat « Intervenir en Syrie ? ». Bonne idée. Mais avec quels participants ?

D’abord, Jamie Shea, qui fut porte-parole de l’Otan durant la guerre de Yougoslavie. Son patron Tony Blair (l’inventeur des “armes de destruction massives” en Irak) l’avait envoyé à Bruxelles pour “vendre” la guerre. Ce qu’il a fait très professionnellement, on appelle ça un “spin doctor” (conseiller en manips psychologiques).

Chaque jour, Jamie Shea mettait en scène un nouveau médiamensonge. Dont le “génocide au Kosovo”, qui fut démenti quand la guerre était finie. En 2000, je l’ai affronté en débat public à l’Université Libre de Bruxelles. Ses médiamensonges étant démasqués, il est parti furieux à la moitié du débat (fuite filmée par Canal Plus, qui réalisait un documentaire sur les “spin doctors”).

Autres “débatteurs” : Pierre Piccinin, partisan acharné de l’intervention. Et le représentant de Médecins sans frontières, une O”N”G qui dépend largement des subsides de l’Union européenne et des gouvernements.

C’est comme si on organisait un débat “pour ou contre la pilule” entre le pape Ratzinger et un évêque intégriste du genre Monseigneur Léonard.

La vérité est que les gens de l’Otan basent toutes leurs interventions sur le monopole du mensonge, que leurs guerres sont des guerres du fric qui ne font qu’aggraver les problèmes locaux et qu’elles coûtent très cher aux citoyens européens. Les missiles qu’on jette là-bas, c’est des écoles en moins ici. Dérouler un tapis rouge à Jamie Shea, c’est se faire complice de sa propagande de guerre…

J’invite Monsieur Jamie Shea à un débat vraiment contradictoire. Où et quand il veut.

Michel Collon

 

Source: michelcollon

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