L’Occident fera plier la Syrie à coups d’exercices militaires

Syrie, août 2012 - L’armée gouvernementale a pris possession du centre d’Alep, capitale économique syrienne, et est en train de le nettoyer des rebelles. L’opération peut prendre plusieurs jours compte tenu du dédale des ruelles étroites des quartiers historiques. Les experts estiment que ces événements marquent un tournant en faveur des troupes gouvernementales (photo, Bachar al-Assad)
L’armée gouvernementale a pris possession du centre d’Alep, capitale économique syrienne, et est en train de le nettoyer des rebelles. L’opération peut prendre plusieurs jours compte tenu du dédale des ruelles étroites des quartiers historiques. Les experts estiment que ces événements marquent un tournant en faveur des troupes gouvernementales.

De nombreux observateurs indiquent que l’issue de la bataille d’Alep déterminera dans une grande mesure la partie qui sortira vainqueuse du conflit syrien. C’est aussi l’opinion du politologue syrien Taleb Ibrahim :

« Ces opinions sont globalement correctes. Le fait est qu’à Alep les rebelles et ceux qui sont derrière eux ont rassemblé un groupement assez puissant qui se compose de mercenaires et d’agents des services spéciaux turcs, qataris, saoudiens et américains. Selon certaines sources, il y a 15 000 rebelles qui font face à l’armée syrienne sans compter ceux qui se sont joints à eux après avoir fui Djebel-ez-Zawia, Hama, les banlieues de Damas etc. Par conséquent, la bataille d’Alep revêt l’importance décisive et doit décider du sort de la guerre ».

Entre temps, les amis et les ennemis étrangers de la Syrie semblent s’engager à leur tour dans la bataille décisive. L’Iran a tenu à Téhéran des consultations internationales sur la Syrie avec la participation de 20 pays. Il est visiblement contrarié de voir inemployé du fait de l’opposition occidentale son potentiel de règlement politique de la crise syrienne. Téhéran a déclaré à l’issue des consultations qu’il était prêt à organiser une rencontre des délégations du gouvernement syrien et de l’opposition sur le territoire iranien.

Son initiative s’inscrit de toute évidence dans le prolongement de la récente conférence internationale à Genève.

Mais il semble bien que les manœuvres navales de la Grande Bretagne et de la France peuvent parallèlement commencer dans la partie est de la Méditerranée pour mettre au point les opérations de débarquement qui auront lieu en Sardaigne, en Albanie, en Turquie et à Chypre.

Il est évident qu’il s’agit d’une nouvelle montée des pressions militaires et politiques sur la Syrie. Il y a un an, l’occident avait déployé une activité semblable au voisinage des côtes libyennes.

Konstantin Garibov

The Voice of Russia 

Source:ossin

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