LETTRE OUVERTE A MES FRERES FREDERIC POHA ET DEDE OUPOH AU SUJET DU MAF ET DE SA PRESIDENTE CALIXTE BEYALA.

 » Nous devons tous apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons tous mourir ensemble comme des idiots « .
MARTIN LUTHER KING.

Mes chers frères,
UN SPECTRE HANTE LA RESISTANCE DES IVOIRIENS DE FRANCE : LE SPECTRE DE L’INFILTRATION ET DE L’AUTO- DESTRUCTION. Comme vous le savez, l’Afrique entière du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest est victime de conflits armés extrêmement coûteux en vies humaines et pour un Africain qui se respecte rien n’est plus précieux en ce bas-monde que la vie humaine. Le Sage HAMPATE BA écrivait à ce sujet :

C’EST EN PRENANT SOIN DE LA VIE QUE TOUT HOMME PARTICIPE DE LA CONDITION DIVINE. En République Démocratique du Congo, on a comptabilisé en moins d’une décennie plus de 8 millions de morts. Au Soudan, il y a eu plus de 3 millions de victimes. Au Rwanda, il y a eu au bas mot 1 million de morts même si d’aucuns s’obstinent à avancer le chiffre fantaisiste de 800000 victimes.

On peut poursuivre cette comptabilité macabre sans craindre d’être fastidieux. Dès lors, une question cruciale me vient spontanément à l’esprit : POURQUOI C’EST EN CÔTE D’IVOIRE ET NULLE PART AILLEURS QUE LES AFRICAINS ( CAMEROUNAIS , CONGOLAIS , BENINOIS , SENEGALAIS , BURKINABE , GUINEENS , MALIENS …) SE SONT INVITES  AU CHEVET DE LEURS SOEURS ET FRERES ENDEUILLES , VIOLENTES , HUMILIES , SPOLIES , DEPOUILLES ?

Ma réponse se résume en deux mots : LAURENT GBAGBO . Cet homme de cœur et d’honneur avait supprimé la  » CARTE DE SEJOUR  » instituée par le Premier ministre Alassane Dramane OUATTARA imposé jadis au patriarche vieillissant Félix HOUPHOUËT BOIGNY par les cercles influents de la haute finance internationale. Et Laurent GBAGBO avait pris cette décision en période de crise économique endémique au nom de L’ INTEGRATION AFRICAINE qu’il tenait pour la priorité des priorités au troisième millénaire.

Cet homme d’honneur et de cœur a séduit les Panafricanistes que nous sommes parce qu’ il n’ était ni tribaliste , ni régionaliste , ni xénophobe mais obstinément passionnément et viscéralement AFRICAIN.

Avec Laurent GBAGBO, la Côte d’ Ivoire est devenue pour notre bonheur à tous le CONCENTRE DE TOUTES LES ESPÉRANCES DE L’AFRIQUE.

Il faut ajouter à sa foi atavique en l’INTEGRATION AFRICAINE son refus catégorique d’user de la VIOLENCE Comme mode d’accession ou de conservation du pouvoir. Même après la tentative avortée de coup d’état de Septembre 2002.

Il a refusé de poursuivre les politiciens fortement soupçonnés d’avoir parrainé cette entreprise criminelle et attentatoire à la sûreté de l’État ivoirien. Mieux, il leur a accordé son pardon au point de faire de Guillaume SORO son Premier ministre en bravant l’opposition farouche des faucons de son camp. L’histoire retiendra, ironie du sort, qu’il aura été le Président qui a rendu possible l’éligibilité d’Alassane Dramane OUATTARA , son futur et impitoyable geôlier. C’est donc Laurent GBAGBO qui nous a réconcilié avec les VALEURS AUTHENTIQUES DE L’AFRIQUE : LA DROITURE, L’EQUITE, LA JUSTICE, LA VERITE en un mot ce que nos glorieux Ancêtres de la vallée du Nil désignaient par une notion essentielle : LA MAÂT .

Ce qui pousse les Panafricanistes que nous sommes à soutenir leurs frères Résistants ivoiriens qui tiennent le pavé parisien depuis bientôt un an, c’est notre COMMUNAUTE DE VALEURS avec le Président Laurent GBAGBO. C’est pourquoi nous ne pouvons plus cacher notre préoccupation et notre inquiétude face au climat délétère qui règne au sein de la Résistance.

A chaque MARCHE ou MANIFESTATION initiée par une organisation de la Résistance, nous avons droit à notre lot de CONTRE-SMS, de MESSAGES INJURIEUX ET ATTENTATOIRES A LA DIGNITE DES PERSONNES et ce en totale rupture avec l’esprit de solidarité et d’entraide qui prévalait il y a quelques mois encore. J’insiste d’autant plus sur ce point que vous avez été victimes de cette atmosphère détestable lorsque vous avez été pris pour cibles au cours d’une RENCONTRE D’INFORMATION qui a dégénéré en PUGILAT à l ‘ AGECA. J’étais intervenu pour vous inciter à ne pas répondre aux provocations.

J’avais confié le même soir au frère POHA mon inquiétude quant au risque majeur que constitue l’infiltration de la Résistance par nos ennemis qui sont passés maîtres dans l’ART D’ORGANISER NOTRE DESORGANISATION. S’il est une personne qui a pris des risques en raison de sa notoriété reconnue des institutions et de sa visibilité médiatique par son parti- pris sans nuance pour la Côte d’ Ivoire et pour son Président élu Laurent GBAGBO, c’est bien Calixte BEYALA.

Nous ne pouvons donc accepter les insinuations désobligeantes, calomnieuses et diffamatoires qui lui prêtent le sombre dessein de vouloir lâcher le Président GBAGBO. J’ai des divergences assumées avec Calixte BEYALA mais je me refuse en ces moments difficiles à hurler avec les loups du SARKOZYSME MORIBOND en me trompant de combat, d’ennemi et de stratégie. Calixte BEYALA n’a jamais hésité à mener avec le tempérament sanguin qui est le sien LE COMBAT DES IDEES ET DES IDEAUX, le seul qui vaille en ces temps de NIHILISME PHILOSOPHIQUE et d’INDIGENCE SPIRITUELLE.

Elle n’a jamais rechigné à défendre les VALEURS HUMANISTES qui structurent et cimentent ses convictions face aux élites qui font en France la pluie et le beau temps.

L’ENFANT TERRIBLE DE LA REPUBLIQUE DES LETTRES CALIXTE BEYALA N’AVAIT PAS HESITE UN SEUL INSTANT A POUSSER DANS SES DERNIERS RETRANCHEMENTS UN DES PILIERS DU  » CENACLE DES IMMORTELS «, A SAVOIR LE SECRETAIRE PERPETUEL MAURICE DRUON. Elle fit entendre avec la même vigueur sa différence au moment du lâche assassinat du Guide libyen Mouammar KHADAFI quand certains osaient pinailler sur  » LA GUERRE HUMANITAIRE  » ou  » LA GUERRE SANS L’AIMER «.

Combien d’intellectuels noirs médiatisés ont osé prendre la défense de la Côte d’ Ivoire et de son Président kidnappé puis déporté Laurent GBAGBO ? J’étais présent comme de nombreux Kémites Panafricains à Lille pour assister à la GRANDE JOURNEE DES AFRICAIN- FRANCAIS organisée par le MAF.

J’ai apprécié au plus haut point la mobilisation de la jeunesse de ce Mouvement prometteur et je me dois de féliciter ici publiquement mes petits frères POHA et OUPOH pour leur totale implication dans la réussite de l’événement. Je leur avais dit de vive voix au terme des débats mon admiration. Alors que se profilent des échéances majeures qui peuvent influer sur le sort de l’Afrique, avons- nous le droit de nous diviser ? Avons-nous le droit d’étaler sur la place publique nos états d’âme au point de confondre le DROIT D’INVENTAIRE et le DROIT D’INVECTIVE ?

Il est de notoriété publique que l’initiative de créer le  » MOUVEMENT DES AFRICAIN – FRANCAIS  » ( MAF) a pris de court de nombreux observateurs de la vie politique et associative en France. AUJOURD’HUI QUE LE PARI EST EN PASSE D’ÊTRE GAGNE ET QUE LA NEBULEUSE SARKOZYSTE REDOUTE A JUSTE TITRE CETTE MONTEE EN PUISSANCE IRRESISTIBLE DES AFRICAIN- FRANCAIS, AVONS- NOUS LE DROIT DE BRISER LE RÊVE DE L’UNITE ?

Il est certain que le Samedi 14 Avril 2012 au Palais des Congrès de Paris les Africain- Français écriront une page mémorable de notre histoire commune. C’est ensemble et unis que nous vaincrons, ensemble et unis avec les jeunes talents du MAF, ensemble et unis avec mes frères POHA, OUPOH et tous leurs compagnons de la JEUNESSE DU MAF que nous renverserons des montagnes. Le moment est venu de dialoguer et de pardonner au nom des VALEURS CARDINALES AFRICAINES illustrées par Calixte BEYALA dans ce passage auto-biographique magistral :  » Il me souvient : j’étais enfant et l’on croyait aux esprits des morts , à leur présence parmi les vivants ; j’étais enfant et un esprit habitait chaque élément de la nature , l’eau de la rivière qui coulait , ces branches que le vent faisait balancer ; j’étais enfant et nous vivions environnés par les âmes de nos ancêtres ;nous ne mourions pas , puisque nous rejoignions nos aïeuls dans un au- delà si proche , si palpable puisque nous ne nous étions jamais quittés … J’ étais enfant …

Et l’Homme Noir n’avait pas peur de mourir. Il ne semblait pas si attaché que cela aux choses terrestres puisqu’ il n’y avait pas de rupture entre hier, aujourd’hui et demain. Et l’Homme Noir avait des convictions, il pouvait se battre pour ses idéaux jusqu’ à la dernière goutte de sang «.

SE BATTRE POUR SES IDEAUX SANS AVOIR PEUR DE MOURIR : TELLE EST LA DEFINITION DE L’ESPRIT DE RESISTANCE .

Si nous voulons que la résistance héroïque et le sacrifice suprême de Ruben OUM NYOBE , Ernest OUANDIE , Ernest BOKA , Émile BOGA DOUDOU ne soient pas vains avançons ensemble vers les NOUVEAUX HORIZONS DU BONHEUR .
Jean Charles Coovi GOMEZ.

Source: facebook.com

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