Les observateurs de la Ligue arabe constatent que Homs est confrontée à des groupes terroristes

Les médias atlantistes et du Golfe affirment que le président el-Assad a fait retirer les chars qui encerclaient la ville de Homs, combler les tranchées qui avaient été creusées, ramasser les cadavres dans les rues et nettoyer les prisons, pour cacher ses crimes aux observateurs de la Ligue arabe. Cette mise en scène se serait avérée insuffisante car 70 000 personnes seraient venues les accueillir en manifestant place al-Saa contre le régime, mais ils auraient été dispersés avec des gaz lacrymogènes.

Dans ce contexte, les médias atlantistes et du Golfe s’interrogent sur la crédibilité des observateurs de la Ligue arabe qui n’ont toujours pas validé leur version des événements.

Le lecteur reste perplexe à la lecture de ces articles : comment les journalistes à Paris ou Riyadh peuvent-ils mieux savoir ce qui se passe à Homs que les observateurs de la Ligue arabe venus constater sur place ?

D’autant que les images diffusées en direct par la télévision syrienne montraient, certes, une immense manifestation au centre de Homs accueillant les observateurs, mais appelant le président el-Assad à sévir contre les bandes armées qui terrorisent la ville. La foule sur la place al-Saa brandissait des portraits de Bachar el-Assad et des drapeaux du pays, et ne paraissait pas souffrir de gaz lacrymogènes.

• L’opposant syrien installé aux États-Unis, Farid Ghadry, dénonce dans le Jerusalem Post des négociations secrètes qui se tiendraient entre l’Arabie saoudite et l’Iran. Il craint que Riyadh abandonne la révolution syrienne en échange d’un abandon de la révolution bahreinie par Téhéran. Il s’ensuivrait que Bachar el-Assad pourrait rester au pouvoir et ne manquerait pas de continuer son soutien aux terroristes, notamment au Hezbollah, au détriment d’Israël.

• Dans le Wall Street Journal, Jay Solomon souligne le rapprochement diplomatique entre la France et les USA pour joindre leurs efforts au Proche-Orient. Paris est devenue la capitale du printemps arabe. Non seulement l’administration Sarkozy héberge les réunions des opposants syriens et iraniens, mais elle finance leurs déplacements. Toutefois, Washington est parfois embarrassé par des initiatives françaises non coordonnées.

Source: voltairenet.org

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