Les leçons de Gbagbo à la Cpi, à l’Afrique et au monde

L’audience de confirmation des charges contre Gbagbo àla CPI, comme si la culpabilité de l’homme est la seule issue de cette audience, alors qu’on pourrait évoquer aussi d’infirmation des charges, confirme l’acharnement de cette organisation internationale contre Gbagbo. D’ailleurs, la tournure des débats, a suffisamment montré la légèreté des prétendues preuves compilées par Ocampo, l’adepte du faux transmis à son successeur, l’africaine Bensouda. Manifestement, celle-ci, sans discernement ni réserve, se les a appropriées béatement pour faire honneur à ses mandants du Club de Sadiques et Voraces Impérialistes Occidentaux (CSVIO).

C’est pourquoi, pour confirmer le complot, la juge, dont la fonction est principalement d’écouter et rendre le verdict, a outrepassé ses prérogatives pour prendre, ouvertement et en pleine audience, le parti de la Procureure.
Cette parodie de justice de la Haye a été l’occasion, pour le Président Gbagbo, pendant son temps de parole, d’enseigner, aux ivoiriens, aux africains, et à tous les démocrates du monde, les leçons d’une véritable justice et d’une vraie démocratie.
On comprend aisément que justice et démocratie forment une paire inséparable.

Sans être juriste, Gbagbo enseigne l’impérieuse nécessité de partir des causes pour juger les effets. En effet, c’est véritablement une source légitime de frustration que de croire que la guerre postélectorale est née ex nihilo. Cette guerre est le résultat de la haine de Sarkozy, locomotive de la soi-disant communauté internationale contre l’autonomiste, le souverainiste Gbagbo. Comment peut-on parler des crimes résultant de la guerre sans répondre à la question «qui a gagné les élections?» Indéniablement, l’auteur de la guerre est bel et bien le perdant des élections.

En effet, il faut retenir que dans un match de football ce n’est pas l’équipe qui mène au score et à qui l’arbitre vient d’accorder un penalty sur une faute flagrante de l’équipe adverse qui abandonnera la partie pour saccager tout et violenter des supporters. L’arbitre, ici, le seul et unique arbitre dans la crise ivoirienne fabriquée de toutes pièces par la Francede Chirac puis de Sarkozy, est le Conseil Constitutionnel de Côte d’Ivoire et non un groupuscules de pays impérialistes se targuant de la pompeuse appellation de communauté internationale, encore moins un quelconque premier responsable d’une commission administrative qui a lu en catimini quelques résultats partiaux et parcellaires au QG de campagne du candidat ayant réellement perdu l’élection présidentielle de 2010. Ce n’est donc pas Gbagbo qui a pris les armes pour détruire la Côted’Ivoire et tuer les ivoiriens. De plus, pourquoi refuser le recomptage des voix, quand on a l’assurance d’avoir gagné? Ce sont donc, les rebelles de Ouattara et Soro conduits par Sarkozy et son armée la licorne, les soldats de l’ONUCI, aidés de nombreux mercenaires de Compaoré et Badluck…euh…Goodluck qui, face à leur défaite, n’ont trouvé que la solution de la guerre déjà planifiée par eux bien avant les élections.
Ce Président français Sarkozy, maître d’œuvre des massacres des populations ivoiriennes, initiateur dans son pays de l’immigration choisie, devant ôter à l’Afrique ses intellectuels, a donné à son larbin d’imposer des analphabètes comme préfets de région dans un pays où des titulaires d’un bac+8 sont encore au chômage. Il a préféré la force des armes à la force de la loi prônée par Gbagbo et a choisi de menacer ouvertement le Président ivoirien comme si celui-ci était un de ses adjoints ou qu’il lui revenait de désigner pour la Côte d’Ivoire un Président. Non content de ses menaces, d’ailleurs restées sans suite, il a choisi de tuer à l’aide de bombes et de missiles des milliers d’ivoiriens. Il continue de choisir les patriotes, tous mauvais à ses yeux pour les déporter à la CPI.
Pourquoi diantre ne parle-t-on pas des nombreux crimes perpétrés par les Présidents français, l’ONU et leurs armées en CI? Pourquoi aucune ONG n’a dénoncé à ce jour ces crimes? Pourquoi l’Assemblée Nationale française s’est-elle hâtée de voter une loi…… rétroactive pour couvrir les crimes de ses soldats en CI? Pourquoi ce silence dela CPI, devenue par la volonté de l’ONU l’unique recours, devant tant crimes impunis?

Dans son discours à la Haye, Gbagbo a volontairement passé sous silence, les agissements barbares de la Francede Sarkozy et de la communauté internationale préférant inviter ses frères africains au respect des lois et constitutions de leurs pays afin de s’engager résolument dans la voie de la démocratie et du développement; pour réussir dans cette voie, il importe que les hommes politiques africains veillent à ne par se laisser corrompre pour devenir des pions de la Françafrique, toujours prompte à semer la guerre pour défendre et préserver ses voraces intérêts sur le continent noir.
A l’inverse de celui qui, imposé à la tête dela CI, fonde sa politique sur le repli ethnique et qui gouverne avec sa famille et son clan, Gbagbo a toujours privilégié la promotion de l’excellence et cela sans tenir compte de l’appartenance ethnique ou politique.

Cette audience deLa Hayemontre les effets négatifs des mensonges proférés sur le compte du Woody de Mama, le préféré des ivoiriens, par les médias à la solde dela Franceet de Ouattara car l’argumentation dela Procureurene s’est fondée que sur les articles haineux des journaux français et ivoiriens proches du poulain des multinationales du monde capitaliste. C’est pourquoi, pour couper court à toutes ces balivernes, Gbagbo a souhaité remettre àla CPIdes exemplaires de ses livres qui attestent de sa vision d’une politique fondée sur l’humanisme et la démocratie et non le mensonge, la violence et la guerre, armes de prédilection des gouvernants actuels et de leurs parrains.

Pour finir, il est agréable de noter, dans cette épreuve, la sagesse, l’humilité, la courtoisie avec lesquelles l’homme s’est adressé au monde entier. Tout au long de sa prestation magistrale, il n’a fait montre d’aucune haine, ni rancune allant jusqu’ a ignorer les bombes et les missiles largués sur sa résidence par Sarkozy et l’ONU avant de réussir à installer leur homme au pouvoir. Gbagbo a su faire preuve d’amour, pour ceux qui le considèrent comme un ennemi, à l’égard de son pays et de toute l’Afrique qui luttent pour sa libération. L’analyse de ses dix années passées au pouvoir confirme ses qualités, n’en déplaise aux menteurs invétérés du RHDP, des médias et des ONG françaises.
A la vérité et quelque soit le verdict de cette audience de la CPI (Cour Politique des Impérialistes), le Président Laurent Gbagbo est et demeurera le meilleur homme politique africain de ces cinquante dernières années.
Vivement que les élites africaines suivent les sages conseils de cet homme exceptionnel et particulièrement, que les dirigeants de l’UA entendent bien ce Gbagbo a dit au monde.

NANWOULET G. Simone

 

Source: actualite.ivorian

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