Les Comores: de la colonisation française à l’indépendance, Par Sayid

Des Comores, composé de quatre îles est situé par le travers du canal de Mozambique. Dans un monde où la situation géostratégique est un enjeu permanent, rien n’épargne alors la position des Comores dans l’Océan Indien.
Avec une superficie totale de 2235 km2, les Comores comprennent les Grande Comores (1147 km2), Mohéli, Anjouan et Mayotte.
La plus vaste des îles, Grande Comores possède un volcan, le Karthala dont les pentes sont difficilement cultivables. Le climat est tropical avec une température moyenne de 26.5 °C.
La religion dominante est l’islam, les historiens rapportent que la population adopte une attitude très tolérante vis à vis des autres religions et des étrangers installés dans le pays. L’islam est le vecteur de la cohésion sociale étant donné que la coutume peut parfois amener la population à des divisions classées selon le village ou la région.

L’industrialisation du pays s’effectua de plus en plus dans les années 1970, on peut retenir une date, l’année 1975 avec l’ouverture de l’aéroport de Hahaya, près de la capitale des Grandes Comores. Malé badjini est la première ville découverte dans l’ile de la Grande Comores. Cette île possède une population rurale qui représente 90% de la population.

Parler des Comores, c’est parler de l’Afrique, de la colonisation, d’une histoire dont le poids politique et la succession des coups d’états ne permet pas au Comoriens une stabilité politique et l’instauration d’une véritable démocratie. Parler des Comores, c’est aussi parler d’un ancien territoire français dont la majorité de la population française ne saurait la situer à travers une carte. L’histoire des Comores est donc en partie une histoire française dont il faut prendre connaissance pour mieux comprendre le rôle de notre pays durant la colonisation. Comme tout territoire Africain, la richesse naturelle sera l’objet de discorde et de convoitise des sociétés étrangères.

1. La convoitise des sociétés étrangères

Avant d’aborder l’histoire chronologique, il faut comprendre les événements de 1975 qui aboutiront à l’indépendance des Comores le 6 juillet 1975, après 134 ans de présence française.(1)

En effet, la situation démographique en 1975 entraîne une situation déplorable. La stérilisation des sols notamment dans l’île d’Anjouan pose problème pour la régénération des forêts. Un des moyens dont dispose la population pour subvenir à ses besoins reste la richesse naturelle des îles avec les huiles d’ylang ylang, la vanille, la girofle(2) et le cocotier, sans compter la culture des bananes et différentes catégories de pomme de terre dont dispose l’île. Malheureusement, ces productions étaient détenues en grande partie par des sociétés étrangères, le résultat dune privatisation acharnée dans la politique d’exploitation des ressources naturelles.

2. Agriculture :

– Au XIXe siècle les Zanzibarites venaient s’approvisionner en bœuf aux Grandes Comores, cette richesse de bétail n’était quasiment inexistante soixante quinze ans plus tard.

– Le déclin des plantations dès 1960 poussa les sociétés étrangères à envisager de céder la moitié de ce qu’elles possédaient en 1974 (d’après Flobert, 1976, page 259).

3. Politique :

– L’unité politique et administrative des Comores date du décret de 1889

– Le transfert de la capitale de Dzaoudzi à Moroni décidé le 14 mai 1958 et échelonné jusqu’en 1966 est l’évènement qui divisera Mayotte et les Grandes Comores.

C’est Georges Nahouda qui dirigera « le congrès des notables » pour combattre ce projet de transfert de capitale.

Le président Saïd Mohamed Cheikh sera mal accueilli à Mayotte le 2 août 1966.

L’homme qui jouera un rôle essentiel dans la division entre Mayotte et le reste des îles comoriennes est Marcel Henry.(3)

– 1971, le Ministre Rey(4) vient à Dzaoudzi, Les partisans de la scission avec les Comores lui font promettre un vote île par île en cas de référendum concernant l’indépendance des Comores. Son successeur, Monsieur Messmer suit le même chemin et affirme en janvier 1972 :

 » Mayotte française depuis cent-trente ans peut le rester pendant autant d’années si elle le désire. Les populations seront consultées dans ce but et il sera procédé, à cette occasion, à un référendum île par île ».

Entre temps plusieurs présidents se sont succédés avec des renversements, des coups d’états, Ahmed Abdallah (5) sera le président qui favorisera l’avancée vers l’indépendance qu’il qualifiera de nécessaire avec ou sans le consentement français.

Marcel Henry est satisfait et affirme que si cela arrive Mayotte restera française.

4.Le cas de Mayotte

Mayotte, le département d’outre mer a une position d’observatoire géographiquement bien situé entre la Réunion et Djibouti comme l’affirmé le député sociale Alain Vivien lors des débats à l’Assemblée Nationale en 1974.

A cette époque un lobby gaulliste autours de Michel Debré (6) et Pierre Messmer évoque le maintien mahorais comme étant une nouvelle base de la flotte française.

Le Général De Gaulle considérait ces îles éloignées de la métropole comme étant un lieu d’expérimentation nucléaire.

Le 3 juillet 1961, en pleine période de décolonisation, Jacques Foccart déclare :  » Je mets en garde le Quai d’Orsay pour ce qui concerne n’importe quelle emprise de Madagascar sur les îles et îlots français avoisinants. Cela ne se justifie d’aucune manière et risque d’entraîner des inconvénients. Les îles et les îlots peuvent revêtir pour nous une importance réelle, notamment en ce qui concerne nos expériences atomiques. « 

Concernant les statuts existants à Mayotte jusqu’en 2001, on pouvait en distinguer deux :

– Un statut de droit commun, soumis à l’administration, aux tribunaux et aux notaires, comme en métropole

– Un statut personnel, dépendant de la structure islamique, réservé au mahorais musulman. La justice est rendue par des cadis qui sont des juges dont la référence est coranique. Ce statut existe aussi pour les Comores.

5.Douce France et son règne sur Mayotte

Depuis le 25 avril 1841 la France possède Mayotte. C’est le Sultan Andriantsoului qui céda l’île.

La France avance l’argument qu’elle possède légalement l’île car elle a répondu à l’appel au secours du Sultan qui suite à son expulsion de Madagascar demanda l’aide de la France contre les Sultans des autres îles comoriennes (Comme elle répond actuellement à la demande du Président Malien !!!)

6. « Ce machin » : l’ONU (comme l’affirmait De Gaulle)

Le 25 août 1972, le Comité spécial de l’ONU inscrit l’archipel des Comores sur la liste des territoires auxquels s’applique la « Déclaration sur l’octroi de l’indépendance ».

Le 23 décembre 1972, une résolution suivi par une déclaration commune entre la France et les Comores. Le 15 juin 1973, consacrent la future indépendance dans l’amitié et la coopération.

Mais Mayotte reste un enjeu considérable. La séparation envisagée par les grandes familles (Henry, Giraud et Novou) permet d’influencer une population dont 80% sont analphabètes. C’est dire le mépris de la France sur sa colonie où même la langue n’est pas enseignée.

Ces familles permettent la création à Paris d’un lobby colonialiste.

7. Interrogez-nous pour nous diviser

En 1974, les comoriens ont été interrogés sur leur souhait d’indépendance.

95% des suffrages exprimés aux Comores ont été favorables à l’indépendance.

Ainsi il faut donc rédiger un projet de constitution. Au cas où une ou plusieurs îles repousseraient ce projet, le Comité Constitutionnel devra proposer une nouvelle rédaction dans un délai de trois mois. (Article 2).

S’il y a un second refus, la constitution s’applique sur les îles qui l’auront adoptée. La France changera alors l’organisation de l’île qui reste.

Ce projet vise à garder Mayotte et à diviser les Comores.

8. L’armée française et sa contribution au mouvement mahorais

L’armée française a apporté son concours au Mouvement mahorais lors de ces déportations de personnes favorables à l’indépendance, dans des conditions criminelles, comme le rapporte Mahmoud Ibrahime dans son livre intitulé Mayotte, le contentieux entre la France et les Comores :

« Entassées dans des boutres, au mépris de toutes règles d’hygiènes et de sécurité, elles ont été envoyées sur les autres îles de l’archipel ».

9. Quand la France s’invente une loi et méprise l’ONU

Le 31 décembre 1975, l’assemblée nationale française adopte la loi numéro 75-1377 concernant une nouvelle consultation propre à Mayotte.

Le 8 janvier 1976, les Mahorais votent pour le oui à 99,42%.

L’ONU, ce machin comme l’affirmé De Gaulle, tentera de déclarer nul ce référendum le 6 février 1976.

La France oppose son véto pour la première fois de son histoire.

L’ONU condamnera la France à plus de vingt reprises mais la France reste sourde et dispose de son véto qu’elle peut brandir pour violer le droit international.

En effet la constitution comorienne reconnaît 4 îles, il y a donc un conflit de territoire et l’ONU a reconnu les Comores en considérant ce territoire composé de 4 îles.

La loi du 3 janvier 1968 (article 3, alinéa 1) stipule : » l’archipel des Comores composé des îles de la Grande Comores, d’Anjouan, de Mayotte et de Mohéli forme un territoire d’outre mer doté de la personnalité juridique » comme le rapporte encore une fois Mahmoud Ibrahime dans son livre intitulé Mayotte, le contentieux entre la France et les Comores.

10.Un peu de courage Monsieur Chirac !

Nous sommes le 10 juin 1975, Chirac présente un projet de loi qui accorde l’indépendance de l’ensemble de l’archipel des Comores. L’article premier stipule que  » le territoire des Comores deviendra un Etat indépendant ». Certains députés, faible d’esprit comme Jean Fontaine affirme dès lors que Mayotte est une population française laissée au comoriens. Or près de 40% de la population ne sait pas lire et 95% des habitants ne parlent pas français en 1975.

Pour les députés doués de raison, ce chiffre est simple, comme tout l’archipel ; l’arabe est la langue écrite et le comorien utilise l’écriture arabe. Le français, considéré comme la langue du colon n’est pas une priorité pour les comoriens.

Alors Chirac ne sera pas courageux et il acceptera un projet de constitution en vertu de la loi numéro 75-560 conditionnant l’indépendance approuvé île par île.

Un seul résultat intéresse les français, celui de Mayotte.

11 .Divine surprise pour Michel Rocard

Le grand défenseur de Mayotte française, Michel Rocard (7) a eu une surprise le 28 janvier 2000 à Washington, lors de la conférence à l’American University sur « le fléau des armes légères ». Un Comorien lui a fait remarquer que la crise sécessionniste à Anjouan est directement liée au statut de l’île de Mayotte »

Surpris, il répondra honnêtement : « Au regard du droit international, l’administration de Mayotte par la France reste illégale ».

12.On avance :Quand le nouveau centre rêve de justice en 2009

Selon les autorités, l’état civil n’est établi que pour environ la moitié des mahorais en 2010.

A cet égard le policier Rémy Carayol rapporte :  » Nous jouons aux cow-boys, ici. On outrepasse tous les jours la loi, et ce avec l’assentiment de la hiérarchie, jusqu’au préfet. On renvoie des mineurs isolés, alors que leurs parents sont ici. On ne respecte aucune procédure légale » (8)

Nous sommes le 11 février 2009. lors du débat de l’assemblée national. Le député Jean Christophe Lagarde (du Nouveau Centre), s’adresse à Michèle Alliot-Marie, ministre de l’intérieur, de l’Outre Mer et des Collectivités territoriales :

« Je vais vous soumettre trois propositions….Il est vrai que l’hôpital Mamoudzou ( Mayotte) est le premier en France en termes de naissances, mais, très franchement, ces femmes enceintes qui traversent les 70 kilomètres de mer ne le feraient pas si la France ; au titre de la politique de coopération et à bien moindre coût que nous le faisons aujourd’hui à Mamoudzou construisait un hôpital aux Comores…Nous pourrions, au titre de la politique de coopération, construire nous-mêmes les écoles et même les rémunérer moins cher qu’un enseignant français expatrié, ainsi les Comoriens enseigneraient à leurs populations… Je crois enfin que la France comme Mayotte ont tout intérêt à l’institution d’un permis de libre circulation à l’intérieur de l’archipel entre les quatre îles.

On nous a expliqué qu’un certains nombre de comoriens voudraient juste commercer et non s’installer à Mayotte. »

Résultat, personne ne prendra en compte son intervention et l’installation des comoriens à Mayotte se fait clandestinement et de façon définitive, normal qui peut les expulser de leur territoire reconnu par le droit international ?

13. On recule :Quand Bob Denard renverse tous les présidents, la France adore !

3 août 1975 : Ali Soilih renverse Abdallah. C’est le poulain de Debré qui renverse celui de Foccart.

En janvier 1976, Ali Soilih est élu chef de l’Etat. Il déjouera plusieurs complot visant à l’assassiner : le 3 avril 1976 et en fin 1976. Les français sous l’impulsion du Président Abdallah sont sur le coup.

En effet, pensant que Soilih était plus docile qu’Abdallah, ils ont soutenu le coup d’état orchestré avec l’aide du mercenaire Bob Denard (9). D’autres coups d’état seront déjoués dont celui du 11 mars 1977 et celui du 16 janvier 1978. Le pire arrive, le 13 mai 1978, le président Ali Soilih est renversé.

Ainsi, trente mois après avoir aidé à renverser Abdallah pour Soilih, Denard fait passer les Comores par le chemin inverse. Debré s’en félicite et demande à Paris de reconnaître le nouveau régime du président Abdallah. Denard reçoit 152450euros pour sa belle prestation (10).

Denard se converti à l’islam et adopte le nom de Saïd Mustapha M’Hadjou, pour mieux compromettre les comoriens. Les Comores se rapprochent du gouvernement Sud Africain de l’apartheid qui finance la Garde présidentielle créée par Denard. Ainsi, il obtient six cent hommes dirigés par trente mercenaires européens. De 1978 à 1989, Denard dirige les Comores, officieusement. Il entreprend des affaires durant ces années et obtiendra un chiffre d’affaires de 38 millions d’euros.

Le président Abdallah n’est qu’une marionnette. Plusieurs tentatives de coup d’état seront organisés.

Enfin, Denard arrive à le renverser dans la nuit du 26 au 27 novembre 1989. Les circonstances de sa mort restent mystérieuses mais on sait que Denard était présent sur les lieux.

En créant la Garde Présidentielle et en même temps la Force Comorienne de Défense (FCD), Denard a créé une division militaire dont l’opposition a permis aux uns de légitimer le renversement des autres.

La FCD est impliquée dans la mort du président, aucune preuve concrète ne permet de réellement élucider la mort de ce président dont sa confiance aveugle au gouvernement français et à un mercenaire entraîna sa mort. Il a été abattu d’une rafale de mitraillette dans son palais.

14.La nouvelle marionnette française : le Président Djohar

En 1990, la France choisit Djohar, alors que les comoriens avaient en majorité fait le choix du candidat Mohamed Taki. Une belle technique de fraude, notamment la coupure d’électricité orchestrée par l’ancien Ministre de l’intérieur Omar Tamou permettra de bouleverser les urnes et de falsifier les procès verbaux en faveur de Djohar. Le Ministre l’avouera lui même (11)

Un homme, ancien compagnon de Denard tentera un coup d’état et sera tué par les gendarmes le 18 octobre 1990. Il s’agit du capitaine Vieillard, il était écœuré par les résultats électoraux et voulait dénoncer la fraude.

Djohar en profite pour impliquer Taki dans ce coup d’état. Ce dernier se réfugie à Paris pour échapper à son arrestation.

Les Comores n’auront pas connu de choix démocratique valide depuis l’indépendance. Le spectre du néocolonialisme demeure.

15. Des présidents fictifs à l’Union des Comores

En 1999, Le colonel Azali prend le pouvoir au Comores. Comme ses prédécesseurs le régime instauré sera la corruption et l’appui du gouvernement français. Un homme qui va s’enrichir en ruinant son pays.

Après l’écart que connaît Anjouan, avec sa situation économique déplorable, une tentative de séparation avec l’île le 3 août 1997 en prônant une déclaration unilatérale d’indépendance.

C’est ce qui va amener Azali à prendre le pouvoir, en justifiant qu’il veut unir les Comores. Il prône une union composé des trois îles dont le président serait successivement issu d’une des îles.

Il gardera le pouvoir jusqu’en 2006 (12)

16. Le cas isolé de Mohamed Bacar

Mohamed Bacar a été élu président de l’île d’Anjouan le 31 mars 2002 et réélu en 2007. Il a prôné l’autonomie à l’égard de l’Union des Comores, qui a déclaré sa réélection irrégulière. En mai 2007, Bacar a pris le contrôle militaire d’Anjouan. Un an plus tard, une intervention militaire conjointe de l’Armée nationale de développement des Comores et de l’Union africaine le destitue. Bacar a alors pris la fuite vers Mayotte, et a déposé, sans succès, une demande d’asile en France. Il a depuis été expulsé au Bénin.

La France a toujours refusé de le livrer au Comores. Encore une fois, le colonisateur viole la souveraineté de l’état comorien.

17. Sambi : de l’espoir à la pire des déceptions

Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, né le 5 juin 1958 à Mutsamudu (Anjouan, dans l’archipel des Comores), est un homme d’État comorien. Théologien (il est surnommé « l’Ayatollah ») et industriel dans le secteur de la literie, de la parfumerie et de l’embouteillement, il a occupé les fonctions de député et de président de la Commission des lois à l’Assemblée nationale de 1996 à 1997.Fondateur du Front national pour la justice (FNJ), Sambi remporte l’élection présidentielle de 2006 avec 58.02 % des voix. Il prend ses fonctions de président de l’Union des Comores le 26 mai 2006.Cet homme a voyagé plusieurs fois en France. Il est venu rencontrer la communauté comorienne à Marseille. Il a fait la promesse de régler le problème des vols vers son pays depuis la France. Notamment concernant les avions poubelles de Yéménia. Il faut savoir que les comoriens qui partent depuis Marseille atterrissent au Yémen pour une escale. L’attente est dramatique et de plus c’est de façon aléatoire qu’ils peuvent monter dans l’avion. Dans l’attente de cet avion, une moindre réclamation et les militaires du Yémen les insultent ou les frappent. Ils ont même séquestré des voyageurs marseillais en 2006.

Lorsque le 30 juin 2009, l’avion en direction des Comores se crash, 152 personnes perdent la vie et une seule personne survit. Le président est en voyage au moment des faits. Il reviendra 3 jours plus tard sur les lieux. En aucun cas il ne prendra les poursuites nécessaires contre la France étant donné que la majorité des voyageurs sont français d’origine comorienne. La France ne prendra pas ses responsabilités sous l’ère sarkoziste. Certes le travail des trois juges de Bobigny chargés de suivre l’affaire aboutira à un verdict scandaleux, une erreur humaine. Yéménia a un contrat avec les Comores très juteux et personne n’ose parler car trop d’enjeux financiers et politiques sont à considérer. Merci à notre pays de ne se soucier que des soldats emprisonnés ou des Ingrid mais pas de ses français d’origine comorienne. Merci à l’état comorien de ne jamais avoir pris la peine de se soucier de ce problème d’avion poubelle dont elle en est entièrement responsable. Merci à Yéménia de brasser des millions d’euros avec la communauté comorienne et d’acheter le silence international : aucune sanction financière ni juridique valable n’a été prise à leur encontre. La vie continue.

18. Vers une présidence familiale ?

L’actuel président des Comores, Ikililou Dhoinine a été élu le 26 décembre 2010. IL était le vice président de Sambi pendant quatre années. Les résultats ne l’annonçaient pas vainqueur. Beaucoup y ont vu l’habituelle fraude. Certes son prédécesseur et mentor, Ahmed Sambi a été élu à ce que l’on dit sans fraude car il dégageait l’espoir avant de suivre le chemin des anciens, le fameux » je vous le dit mais je ne fais rien ».

Aujourd’hui, les Comoriens meurent toujours en allant à Mayotte et les Comores réclament toujours l’île de Mayotte mais la France N’entend rien.

Sayid, un citoyen du monde.

Source:legrandsoir

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(1) .Des chiffres officiels parlent de l’an 1841, d’autres les contestent et parlent de la présence française depuis l’an 1800

(2) La girofle est un arbre de la famille des Myrtacées originaire d’Indonésie. En cuisine, il est présent dans le pain d’épices, les biscuits en mélange avec la cannelle, le pot-au-feu, les marinades, la choucroute et il est indispensable à la plupart des currys. Dans certains pays comme la Tunisie, on l’utilise en infusion avec le thé.

(3) Marcel Henry (né le est une personnalité politique de Mayotte, ancien sénateur français, membre du groupe de l’Union centriste (élu le 25 septembre 1977, réélu en 1986, réélu en 1995, fin de mandat le 30 septembre 2004, ne se représente pas), un des fondateurs du Mouvement Populaire Mahorais. Il est membre de la « Force de l’Alternance » (parti membre du Modem), un courant du Mouvement Départementaliste Mahorais.

(4) Ministre délégué auprès du Premier Ministre, chargé des départements et territoires d’Outre-mer.

(5) né le 12 juin 1919, mort le 26 novembre 1989, est un ancien président de la République fédérale islamique des Comores. Le 22 décembre 1974, l’ensemble des quatre îles se prononce à 95 % pour l’indépendance, mais à Mayotte où Abdallah, propriétaire de nombreuses terres est impopulaire, on dénombre 65 % de « non » à l’indépendance. Contrairement aux règles du Droit international, le gouvernement de Jacques Chirac décide de permettre à Mayotte de rester française. Cette décision, confirmée par le Parlement français, le 3 juillet 1975, est un camouflet pour Ahmed Abdallah, qui riposte en proclamant unilatéralement l’indépendance le 6 juillet 1975 et en devenant le premier chef d’État des Comores. Pas pour longtemps, car le 3 août 1975, il est renversé par un coup d’État organisé par Ali Soilih et le mercenaire français Bob Denard sur l’île de la Grande Comores. Ahmed Abdallah est délogé de l’île d’Anjouan par une centaine de « mapinduzi » (militaires militants) encadrés par des mercenaires. Il part alors en exil en France. En novembre 1989, Abdallah meurt d’une rafale de pistolet-mitrailleur en présence de Bob Denard. Il avait 70 ans. Les circonstances exactes de sa mort restent mystérieuses, le coupable pouvant être Bob Denard lui-même. La réprobation internationale qui suit cet homicide permet à la France d’imposer le départ des mercenaires. Ahmed.

(6) Homme politique français, gaulliste, il est le premier des premier ministre de la cinquième république. Il contribua à la rédaction de la constitution de cette dernière.

(7) Membre du Parti Socialiste

(8) Selon les autorités, l’état civil n’est établi que pour environ la moitié des mahorais en 2010.

A cet égard le policier Rémy Carayol rapporte :  » Nous jouons aux cow-boys, ici. On outrepasse tous les jours la loi, et ce avec l’assentiment de la hiérarchie, jusqu’au préfet. On renvoie des mineurs isolés, alors que leurs parents sont ici. On ne respecte aucune procédure légale »10.

(9) Né sous le nom de Robert Denard en 1929 et mort à Paris d’une crise cardiaque en 2007. Il est le mercenaire français le plus influençant sur le sol africain dont il a organisé plusieurs coup d’état lors de la période de décolonisation française.

(10) . Bob Denard, corsaire de la république, robert Laffont, 1998.

(11) A.W.Mahamoud, Scandales politiques en série, page 55.

(12)Azali Assoumani est un homme politique comorien. Il accède au pouvoir et devient chef de l’État lors d’un coup d’État, le 30 avril 1999, avant d’être élu président de l’Union des Comores le 14 avril 2002.Le colonel Assoumani prend le pouvoir après avoir renversé le président par intérim Tadjidine Ben Saïd Massoud. Les militaires expliquent leur intervention dans la vie politique pour des raisons d’intégrité territoriale puisque le président Massoud négociait avec les représentants de l’île d’Anjouan, une des trois îles qui forme l’Union des Comores, une autonomie plus grande, voire l’indépendance. En réalité, une dernière conférence à Tananarive avait permis de dessiner un consensus entre les trois îles, même si Anjouan tardait à entériner ces accords. Alors que des élections sont annoncées pour 2002, des heurts plus ou moins violents avec l’opposition ont lieu. Certaines arrestations arbitraires semblent avoir lieu. Souhaitant se présenter à la présidentielle, Assoumani, d’après les termes de la Constitution comorienne doit se démettre de son mandat de président et laisse la place à Hamadi Madi Boléro le 21 janvier 2002. Le colonel Assoumani gagne avec 75% des voix l’élection présidentielle multipartite du 14 avril 2002 organisées par la junte et accède au poste de président de l’Union le 26 mai 2002.La Constitution de l’Union des Comores stipule que l’île d’origine du président doit changer tous les quatre ans. Le 26 mai 2006, le président Assoumani a donc laissé sa place à un président issu de l’île d’Anjouan : Ahmed Abdallah Sambi.

Bibliographie :

« Histoire de la révolution comorienne » par Emmanuel et Pierre Vérin

« Comores- Mayotte : une histoire néocoloniale » de Pierre Caminade

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