Les Chinois raflent la banque (VIDEO)

Il n’y a que 5% des clients des banques chinoises qui ont profité du nouveau service à la mode : convertir ses économies en métal précieux. Mais en Chine 5% ça fait beaucoup de monde. Tellement de monde que la demande en Argent du pays a augmenté de 750% en 2011. Un mouvement encouragé par le parti communiste qui prépare ainsi sa population aux soubresauts du système monétaire mondial.
La Chine est devenue le premier importateur d’Argent (métal).
Début 2011, un contrat de cession de 245 tonnes de ce métal précieux acheté au Qatar avait fait couler de l’encre. Désormais des transactions de cette ampleur sont devenues banales et personne ne s’étonne que la Chine achète jusqu’à 10% de la production mondiale des mines d’argent.

Cette tendance se confirme en dépit d’un ralentissement dans la demande industrielle : en effet si la Chine achète de plus en plus de métaux précieux, c’est pour thésauriser.

La méfiance envers la valeur du $ a poussé les Chinois à ne plus acheter, en 2011, les Bons du Trésor Américain, traditionnellement considérés comme sûrs. La Chine considère que le $ est au bord d’une plongée inflationniste difficilement évitable et cherche à s’en prémunir en mettant en place au niveau intérieur une politique volontariste de recours à l’Or et l’Argent comme valeur refuge et au niveau international en montant au créneau pour réclamer que le $ cesse d’être la monnaie de référence mondiale.

Elle a obtenu de premiers résultats des 2010 en passant un accord avec la Russie et l’Inde qui ont accepté d’adopter le Yuan comme monnaie d’échange.
En 2011, Les Chinois réussissent à faire accepter le Yuan comme monnaie d’échange international par l’Argentine, la Nouvelle-Zélande, le Pakistan et la Thaïlande.

Mais leur plus beau succès est d’avoir passé un accord similaire avec le Japon et l’Allemagne, deux des plus grosses économies mondiales.
La place du Yuan dans le paysage économique mondial est désormais une réalité et le monopole du $ est désormais de l’Histoire ancienne.
C’est aussi le point de vue des services secrets allemands (le BND), si on en croit un rapport récemment publié et qui n’est pas loin de partager le point de vue Chinois sur la crise monétaire mondiale.

En résumé nous avons deux systèmes qui se confrontent :
D’un coté le système anglo-saxon des banques centrales privées, fondées sur la mort de l’étalon-or, c’est à dire officiellement sur la loi du marché. Un système en réalité où le cartel bancaire oblige les états-nation à lui payer un loyer sur l’émission de l’argent et qui fait tourner la planche à billet (désormais numérique) sans limite pour maintenir en place ce système confiscatoire.
De l’autre une monnaie au cours arbitrairement fixé (à sa convenance) par le gouvernement chinois et un retour de plus en plus rapide à un système refuge de convertibilité bimétallique.

Maintenant qu’il a commencé à sombrer, de nombreux pays tentent de quitter ne navire de la finance anglo-saxonne, qui était plus un joug qu’une opportunité pour eux, pour embarquer dans la jonque chinoise.

On comprend mieux pourquoi les USA s’accrochent à l’UE, comme à une bouée de sauvetage, allant jusqu’à s’inviter directement aux sommets de l’UE pour interdire aux Grecs et aux Allemands de divorcer, alors que tous deux n’ont qu’une envie : sortir de l’Euro. Car l’Euro est la bouée qui doit permettra aux USA de maintenir le Titanic financier à flot en en siphonnant les trésors nationaux via le tout puissant Fonds de Stabilité Européen en attendant la mise en place de l’Union Nord Américaine, annexant le Canada et le Mexique avant de lancer un nouveau dollar Nord-Américain qui devrait, espère-t-on, restaurer la confiance dans le dollar.

L’étape suivante étant de réunir les Union Européenne et Nord-Américaine créer l’Union Transatlantique. Une chimère qui a du mal avancer depuis le lancement du PET (dans l’eau ?) le Partenariat Économique Transatlantique (1998) et ressuscité en 2005 par la Commission Européenne (Partenariat UE/USA Renforcé) en dépit du coup de froid des référendums Français et Hollandais.
Une opération à risque car si l’Euro flottait trop bien, les amarres pourraient rompre en laissant le $ sombrer et laisser le champ libre aux Européens.
Une opportunité que les Européens n’ont pas su jusqu’ici saisir, et l’Europe reste incapable de se défaire des chaînes qui l’entraînent dans l’abîme avec les USA.

Une partie dans laquelle les USA semblent avoir recours à des moyens de pression non avouables.

Source: agoravox.fr

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