Le laser iranien a réussi à pirater l’avion-espion de la CIA

Selon une revue américaine, Christian Science Monitor, la République islamique d’Iran a réussi , durant les deux dernières années à contrôler un satellite espion appartenant à la CIA au point de suspendre ses missions d’espionnage !
Citant des sources de renseignement européens, qui ont requis l’anonymat,  l’Iran a réussi à dérouter le parcours initial d’un satellite espion en utilisant la technique du laser , au point d’arrêter ses fonctions.. Une technique qui a surpris de nombreux pays occidentaux, car peu d’Etat maîtrise ce genre de haute-technologie !

Toujours selon la revue américaine,  une autre version des faits est avancée pour expliquer le hacking de la « RQ-170 Sentinel », celui d’un ingénieur-informatique iranien, qui estime que «  le drone aurait été capturé, grâce à un hacking de sa sonde GPS, une faille, pourtant, connue des militaires américains ».

Cet ingénieur explique que les spécialistes iraniens de guerre électronique ont été capables de couper les communications de l’appareil, puis, ont reprogrammé son GPS, afin de faire croire à l’appareil qu’il allait se poser, en Afghanistan.

«La navigation GPS est le point le plus faible», déclare cet ingénieur, qui préfère garder l’anonymat, pour des raisons évidentes. Les Iraniens ont utilisé une technique de brouillage de la liaison satellitaire, puis, du «GPS spoofing», pour prendre le contrôle de l’appareil, en modifiant les coordonnées de longitude et latitude, au sein du drone. Ainsi, les Américains n’ont pas vu que l’appareil était hors de contrôle.

Cette précision est importante, car certains responsables américains s’en sont pris au président américain et aux militaires, leur demandant pourquoi ils n’avaient pas détruit l’appareil, afin d’éviter qu’il ne tombe aux mains de l’ennemi. Le fait que les pilotes officiels aient été complètement leurrés est une première explication.

L’ingénieur explique que ce piratage a été rendu possible, par des techniques de «reverse engineering», effectuées, sur des drones plus anciens, capturés, photographiés ou abattus, durant, ces dernières années, et en tirant parti de la faiblesse des signaux GPS, facilement, manipulables, selon ses dires.

Plusieurs spécialistes, ont confirmé que l’opération était possible et qu’elle était même documentée.

«Je ne dirais pas que c’est facile, mais la technologie existe, pour le faire», déclare Robert Densmore, un ancien officier américain spécialisé en guerre électronique. Cette capture du drone US marque une nouvelle escalade, dans la tension existant entre les Etats-Unis et l’Europe, d’une part, et l’Iran, d’autre part.
Le Christian Science Monitor fait, également, référence à une autre affaire passée relativement inaperçue des médias occidentaux et qui est survenue, durant l’automne. Elle concerne des déclarations du Général Moharam Gholizadeh, en septembre dernier. Ce spécialiste de la guerre électronique, au ministère de l’air iranien, avait fait des déclarations assez fracassantes, sur les possibilités iraniennes, en matière de détournements de missiles ou de drones, au travers du repilotage d’un GPS. L’interview avait été retirée du site  Farsnews et le général, pourtant, jeune, est mort, le mois dernier, d’une crise cardiaque. Plusieurs médias iraniens ont considéré ce décès, comme suspect, et imaginent que le général aurait pu être une nouvelle victime collatérale de la guerre sourde que se livrent les services secrets des différents pays.
Si certains commentateurs américains sont sceptiques, voire, ironiques, quant à la maîtrise technologique des Iraniens, ils ne constituent pas la majorité. En effet, la plupart des observateurs considèrent, désormais, que l’Iran est à un niveau technologique très élevé, en témoigne le hack des certificats, qui a permis, notamment, de retrouver les comptes email de 300.000 ressortissants iraniens.

Plusieurs spécialistes ont estimé que cette attaque était, à l’instar de « Stuxnet », de nature étatique et provenait d’Iran. Le programme de surveillance et de capture des drones aurait démarré, en 2007, et a été rendu public, en 2009. Jusqu’à présent, les captures et les destructions avaient été réalisées par des moyens conventionnels. L’utilisation de ce «hack» est une nouvelle illustration de l’avancée considérable réalisée par l’Iran, en matière informatique.

G.Hobballah

Source: almanar.com.lb

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