Le Congo est l’otage des richesses du sous-sol

Le Fonds américain pour la paix ayant examiné la situation dans 177 pays du monde a déduit une cote de stabilité reflétant les menaces réelles de désintégration : la balkanisation, les Etats indépendants. La Somalie évoluant depuis plusieurs décennies sans un gouvernement centralisé est en tête de liste.

Le Soudan et le Sud- Soudan, l’Afghanistan, le Yémen, l’Irak et enfin la République démocratique du Congo sont dans la première dizaine. La République a enduré trois guerres à Shaba déchaînées par les séparatistes de la province Katanga pour la séparation du gouvernement central à Kinshasa. D’autres provinces, notamment le Kasai, ont des ambitions pareilles. Ce n’est qu’au début des années 2000 que la communauté africaine et internationale a réussi à régler le conflit armé dans l’Est du Congo : la dénommée « première guerre africaine mondiale ». Les affrontements entre les mutins et les troupes gouvernementales se produisent à nouveau ces dernières années dans l’Est du Congo, en premier lieu au Kivu.

La mission de l’ONU de plus de dix mille hommes, la plus représentative en Afrique, protège les habitants locaux. Les opérations armées continuent avec la participation active du Rwanda voisin. Le Congo est un pays doté de ressources richissimes de polymétaux, de cobalt, de cadmium, de bauxites, de minerai de fer, de diamants, d’or, de manganèse. Plus de la moitié des réserves mondiales prospectées d’uranium et encore plus de coloumbite-tantalite sont concentrées sur le territoire du Congo. De l’avis des experts, la République démocratique du Congo est pour ainsi dire l’otage des richesses du sous-sol.

Les groupes de mutins soutenus par les pays voisins du Congo et au-delà du continent poursuivent une lutte acharnée pour s’emparer de ses richesses. Le panafricaniste en vue Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum a abordé ce sujet dans une interview accordée par téléphone à notre correspondent Igor Yazon.

Source: french.ruvr.ru

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