le colonnel Wikerson: LES GUERRES AMERICAINES: LA FIN D’UN EMPIRE ?

Laurence Wikerson

Alors que les rumeurs se font persistantes, sur le fait que ce seraient les États-Unis qui pourraient passer à l’attaque contre l’Iran, plutôt qu’Israël, les cercles militaires et du renseignement américain sont, activement, opposés à la guerre et aux dérives périlleuses de la présidence Obama.
Après le général Hoar, ancien chef du CENTCOM, qui avait mis en garde, dans les colonnes du magazine « EIR » contre le danger de conflit généralisé, au Moyen-Orient, c’est le colonel Wilkerson, ancien chef de cabinet du secrétaire d’État Colin Powell, qui répudie la politique belliciste et liberticide d’Obama. Dans cette interview du 22 décembre avec notre collègue Jeffrey Steinberg de l’ »EIR » (le magazine international fondé par l’économiste américain Lyndon LaRouche), Lawrence Wilkerson révèle, aussi, que ce qui préoccupe, profondément, les cercles d’officiers auxquels il appartient, c’est l’effondrement économique ; il a insisté sur l’impératif, pour les citoyens, de reprendre les commandes, de virer l’oligarchie et d’orienter l’économie vers l’avenir.
La carrière militaire du Colonel Lawrence Wilkerson s’étend sur 31 ans ; il a servi, au Vietnam, dans le Pacifique, et a enseigné au « Navy War College » et à la « Marine Corps University ». En 1989 il fut nommé Chef d’état-major, auprès du Général Colin Powell, vers la fin du mandat de ce dernier, comme « National Security Advisor ». Wilkerson a, également, été Chef d’état major, pour le Général Powell, auprès du « Joint Chiefs of Staff » (Etat Major Interarmées) et lorsque le Général Powell était secrétaire d’État. Très opposé à la Guerre d’Irak, il n’a eu de cesse de s’opposer, publiquement, à l’actuelle guerre, en Afghanistan, ainsi qu’aux violations de la Constitution américaine, que ce soit au moment de l’Administration Bush ou de celle d’Obama.
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Jeffrey Steinberg : Mon Colonel, permettez-moi de vous poser, d’emblée, des questions, sur la situation stratégique.
D’abord, Israël menace de bombarder les installations nucléaires iraniennes. Est-ce vraiment le moment de déclencher, une nouvelle fois, la guerre, au Moyen-Orient? Et quelles seraient les conséquences d’une telle attaque ?

Col. Lawrence Wilkerson : D’abord, ce n’est surtout pas le bon moment, pour une nouvelle guerre, en Asie occidentale – ou Moyen-Orient, pour utiliser le terme courant. Nous venons, apparemment, d’en terminer une, et, déjà, tout s’effrite ; nous sommes impliqués, dans une autre, sans aucune fin en vue – la guerre en Afghanistan – et dans une guerre globale «anti-terroriste», qui s’étend, depuis la Corne de l’Afrique jusqu’en Somalie, partout, au Maghreb, et ailleurs, en Afrique – et pour ce que j’en sache, partout, au monde. Une quatrième guerre, je n’en vois pas l’utilité.
Israël représente un facteur incalculable. Du point de vue militaire, Israël n’a pas les moyens de faire beaucoup de mal à l’Iran. Elle a, tout juste, la capacité opérationnelle, pour entreprendre des raids aériens, à longue portée, et pourrait lancer quelques bombes, sans faire beaucoup de mal. Ce serait une piqûre de moustique. Que ferait l’Iran, face à cela ? Enverrait-il des missiles sur Tel Aviv, Haïfa ou ailleurs, en Israël ? Et nous, comment réagirions-nous ?
Ici ce que l’on craint est qu’Israël fasse sa piqûre de moustique, sachant que nous allons le suivre, pour aller bien plus loin encore. Israël ne peut faire grand-chose en soi, mais nous serions, probablement, partants, pour aller beaucoup plus loin, dans son sillage. Deuxièmement, nous n’avons pas besoin d’une nouvelle guerre, en Asie occidentale.

Steinberg : Un tel conflit lancé, à l’initiative d’Israël, pourrait-il déclencher un conflit plus vaste, voire, même global ? Les Russes et les Chinois ont posé leur veto à l’ONU, contre une éventuelle zone d’exclusion aérienne et toute tentative d’un scénario de type «libyen» contre la Syrie. Les tensions sont énormes, même à une échelle plus grande, au niveau mondial. La situation pourrait-elle devenir hors de contrôle, au moment où l’économie mondiale est si fragilisée ?

Wilkerson : Je ne suis pas sûr de voir la situation de la manière précise dont vous venez de la décrire. A mon sens, le cours des événements, depuis dix ans, est celui-ci : la Chine, et, en moindre mesure, la Russie, le Brésil, la Turquie, l’Inde, etc., prennent, à grandes enjambées, les devants sur nous, et, aussi, sur l’Europe car nous sommes embourbés dans des conflits, au point que nous ne savons même plus où nous avons posé les pieds ! Actuellement nous transférons une richesse inouïe vers l’Asie : vers l’Asie occidentale, sous forme de pétrodollars ; vers les parties orientales de l’Asie, la Chine, l’Asie du Sud-est, la Corée etc., en raison de leur capacité productive et du fait que nous payons, pour cette capacité productive. A, ainsi, lieu, devant nos yeux, l’un des plus grands transferts de richesse de toute l’histoire. Et que feront la Chine, l’Inde et la Russie, et d’autres encore ? Ils vont, calmement, prendre les devants, alors que nous, nous nous embourbons, jusqu’au cou dans des conflits ! C’est une «fin d’empire», pour nous, à moins que nous ne nous réveillions et nous rendions compte que nous sommes en train de dilapider, sur les marges d’empire, toute notre puissance ; ensuite, que nous nous sommes reposés, sur une base économique et financière viciée de fond en comble et qu’il faille y remédier ; et troisièmement, que cet instrument qu’est la guerre et tout ce qui est d’ordre militaire, en général, n’est aucunement la réponse à tous les problèmes du monde ! Certes, ces aspects sont complémentaires. Mais à moins d’avoir une base économique solide, comment voulez-vous que nos forces armées soient solides ? Ainsi, même cette «puissance à l’état brut», qui semblerait être le seul instrument à notre disposition, ces jours-ci, va se déliter et se casser, à moins que nous ne mettions de l’ordre, dans notre économie. Voilà la priorité numéro un du pays : mettre de l’ordre, dans notre économie. Une nouvelle guerre, en Asie, occidentale, non seulement, n’y fera rien, mais ne servira qu’à faire empirer les choses.

Steinberg : Récemment, le Sénateur Carl Levin [D-Mich.] a souligné que l’Administration Obama avait fait insérer, dans la nouvelle « National Defense Authorization Act », des dispositions autorisant les forces armées à enfermer des gens, y compris, des citoyens américains, sur le territoire des États-Unis, et ce, pour une durée indéterminée. N’est-ce pas là une violation des principes constitutionnels de notre République – sans même parler de l’assassinat, au Yémen, d’al-Awlaki ?

Wilkerson : Cela commence avec le « Patriot Act » , une loi draconienne, qui montre bien comment et surtout, depuis la deuxième Guerre mondiale, nous réagissons, de manière démesurée, à pratiquement tout et, particulièrement, à toute menace que nous considérons – à tort – comme existentielle. Oui, tout cela a commencé avec le « Patriot Act » et la peur, puis, l’exploitation politique de la peur, suite aux attentats du 11 septembre 2001. Une bonne décennie plus tard, le Congrès se retrouve à voter cela, ce qui ne laisse pas d’étonner ! C’est le retour à l’époque de la Reconstruction pour les forces armées : nous éliminons le principe de posse comitatus [*] en sommant nos forces armées d’agir, comme forces de maintien de l’ordre, sur le plan national. Quelle idiotie ! Ceux qui ont voté pour, ou qui ont applaudi la mise en œuvre d’une telle loi, une bonne décennie, après les attentats du 11 septembre 2011, ne l’ont pas fait, parce qu’ils craignaient les «terroristes». Ils l’ont fait, en raison de ce que des mouvements, comme « Occupy Wall Street » pourraient faire émerger. Je n’y vois aucune autre explication : ils s’inquiètent de ce que le peuple américain, lui-même, pourrait vouloir entreprendre, face aux super-riches qui dirigent, maintenant, ce pays. Ainsi, ces gens prennent des mesures, afin de se protéger bien en amont. Qui sont «ces gens» ? Le Congrès, la Maison Blanche, le gouvernement, ceux qui dirigent le pays ! Une oligarchie dirige en fin de compte ce pays : des multinationales, l’industrie pétrolière, agro-alimentaire, pharmaceutique, qui tiennent, dans leurs poings, le pouvoir de forcer le pays à aller dans leur sens. Aucune autre explication ne me vient ! Sinon, comment expliquer ce retour à l’époque de la Reconstruction, à la loi martiale utilisée aux fins du maintien de l’ordre ?

Steinberg : Une érosion est observée, depuis l’époque de l’Administration Bush, avec le « Patriot Act » , et maintenant avec ce Président, censé, d’ailleurs, détenir un diplôme de droit constitutionnel de Harvard. Et, pourtant, Obama a lancé la guerre, en Libye, sans aval du Congrès. Il aurait formé, semble-t-il, une équipe, à la Maison Blanche, qui prend la décision d’imposer la peine capitale à des citoyens US à l’étranger ; désormais, les forces armées pourront être déployées dans la rue, ou dans nos prisons, afin d’empêcher que notre peuple ne se soulève. Ces délits suffisent-ils, à votre avis, pour lancer une procédure de destitution du Président ? Que fait le Congrès ?

Wilkerson : Sans parler de l’insupportable réitération du prétexte de la «sécurité nationale», dans les tribunaux de l’Article III [c’est-à-dire les tribunaux placés sous la protection de l’article III de la Constitution, afin de les rendre indépendants de la branche exécutive, ndt]. L’Administration ou ses acolytes, telles la Central Intelligence Agency ou la National Security Agency, peuvent, désormais, entreprendre, pratiquement, tout ce qu’elles veulent ! A l’encontre des citoyens américains, à l’encontre de qui que ce soit, sans rendre de comptes à qui que ce soit, car le gouvernement arrivera, devant un tribunal de l’Article III, en arguant de la «sécurité nationale», et les griefs du plaignant seront balayés ! Quelle idiotie ! Ce n’est pas comme cela qu’une république démocratique fédérale est censée fonctionner ! Vous avez raison de dire que ces choses devraient être vues, pour ce qu’elles sont – des délits – et le Congrès devrait, pour une fois, se tenir droit dans ses baskets et dire à l’Administration : «Holà ! Nous sommes une branche séparée possédant des droits égaux à ceux du gouvernement et nous ne sommes pas d’accord !». Alors que le Congrès se contente de dire : «Faîtes, et nous fonctionnerons comme chambre d’enregistrement !» Quelle honte !

Steinberg : Au Yémen, Anwar al-Awlaki, ainsi qu’un autre citoyen américain, viennent d’être assassinés, sans procès aucun, (et plus tard, son fils, par un drone), trois citoyens américains, tués de la sorte. Combien de citoyens américains ont pu être assassinés ?

Wilkerson : Tuer des citoyens américains – quels que fussent leurs crimes, aussi épouvantables fussent-ils – sans application régulière de la loi, est une violation de la Constitution des États-Unis franche et massive. Il y a des gens, dans ce gouvernement – et je sais qu’il y en avait, dans l’Administration précédente, puisque j’y ai servi – qui auraient préféré qu’aucun des dix Amendements à la Constitution n’eût été voté, car ces Amendements constituent des obstacles à un pouvoir sans limite ! Je ne sais pas ce qu’on a fait contre ça, alors, que c’est, clairement, anticonstitutionnel ! Mais le Congrès qui est censé contrôler la branche exécutive, et les tribunaux, qui sont censés déterminer la conformité d’un acte avec la Constitution, sembleraient être transformés en laquais de l’Administration ! Que faire ? A qui s’en remettre ? Je vous le dis : il faut miser sur le peuple !

Steinberg : Un élément de la « National Defense Authorization Act » semble être dirigé contre le peuple américain, précisément, au moment où des manifestations éclatent partout et où des voix se font entendre, exigeant un changement fondamental, dans le gouvernement.

Wilkerson : Lorsque nous avons rompu avec l’Angleterre, au XVIIIème siècle, nous avions dit : « Le pouvoir des gouvernements, ainsi que leur autorité, reposent sur le consentement de ceux qu’ils gouvernent». C’est-à-dire, sur nous, sur le consentement du peuple ! Si nous ne faisons pas entendre notre voix, si nous n’obligeons pas nos députés et notre Président à tendre l’oreille, non seulement, cela continuera, mais cela ne peut qu’empirer ! En 1961, dans le célèbre discours d’adieu de Dwight Eisenhower, celui-ci pointait du doigt le «complexe militaro-industriel» ; or, nous avons tendance à oublier que la seule chose qui pourra sauver la République, face à l’abus d’un pouvoir aussi immense est l’existence «de citoyens alertes et bien-informés». De tels citoyens existent-ils encore de nos jours ?

Steinberg : Notre peuple est abruti par les mass-médias et a perdu la connexion avec la réalité. Mais, depuis quelques années, et, surtout, après l’éclatement de la bulle, en 2007-2008, nombreux sont ceux qui réalisent que notre République a atteint un point de rupture.

Wilkerson : Pour ma part, je vais scruter les élections 2012 au Congrès et à la Maison Blanche, ainsi que tous les préliminaires, car nous verrons, sans doute, des choses qui auraient déclenché l’hilarité des commentateurs politiques, il y a deux ans, à peine. Des choses très surprenantes peuvent arriver. (…) Nous avons détruit, dans le passé, des partis politiques, tandis que de vieux partis se sont transformés en nouveaux. Il ne faudra pas s’étonner de voir cela arriver bientôt.

Steinberg : Curieusement, quelques membres du Congrès proches du « Tea Party », ainsi que « Occupy Wall Street » soutiennent, également, l’urgence de revenir à la loi Glass-Steagall, afin de démanteler et mettre en banqueroute cette oligarchie financière.

Wilkerson : La réponse est claire et nette : il faut que les banques fassent ce que les banques sont censées faire. C’est-à-dire, s’entretenir avec vous et moi d’hypothèques, de la création d’une PME, nous aider, pendant toute la durée de l’hypothèque ou la vie de la PME, ou que sais-je. Alors que nous avons permis à des gens de « Goldman Sachs » ou ailleurs de jouer avec l’argent du contribuable. Qu’ils fassent leurs jeux de hasard, qu’ils se précipitent au casino pour jouer – mais pas touche à l’argent du contribuable ! Laissons-les mettre en péril leur propre fric, sans l’assurance que lorsque ça explosera – et ça finit toujours par exploser – que nous irons les renflouer. D’abord, il faut remettre l’économie réelle sur les rails, permettre aux Américains de la classe moyenne de s’en sortir – prendre cette mesure, afin que ce ne soit plus l’oligarchie qui détienne le pouvoir politique.

Steinberg : Vous aviez parlé, au début, du retrait américain d’Irak, laissant une situation instable. Quelles sont les perspectives ?

Wilkerson : En 2004 et 2005, nous écoutions, au Département d’État, des experts venus des différentes branches de gouvernement, ainsi que des universitaires qui disaient : «Peu importe que nous restions, en Irak, un an ou deux ou 20 ans, ou un siècle. Dès que nous partirons, la guerre civile éclatera». Et, effectivement, l’éventualité n’est que trop réelle de voir la guerre civile éclater. Le [Premier ministre] Maliki n’a pas eu la décence d’attendre quelques instants, avant de consolider son pouvoir ; les Sunnites n’ont pas apprécié et restent puissants. Le Awakening Movement [mouvement d’éveil] à lui seul le démontre. Ce jour même, il y a eu de nombreux morts, à Bagdad, lors d’attenants perpétrés par des Sunnites contre ce gouvernement Chiite. Tous ces Américains, qui ont, déjà, oublié la guerre du Vietnam, devraient réaliser que, lorsqu’il faut créer des États, notre talent est loin d’être exceptionnel. Dès que les Américains s’en vont à l’étranger combattre des monstres, ils se transforment, généralement, en monstres, eux-mêmes, pour emprunter les mots de John Quincy Adams ; nous devrions, sans doute, éviter de le faire à l’avenir, non seulement, pour des motifs financiers, mais, surtout, parce que nous n’avons pas beaucoup de talent – j’irai jusqu’à dire que nous sommes, particulièrement, mauvais. D’ailleurs l’histoire nous prouve qu’aucun pays n’a de talent en ce sens. Le Dr David Kilcullen a étudié 300 rébellions. Dans 80% des cas, ce sont les insurgés qui ont gagné – [rires] – tandis que le gouvernement a été vaincu !

Steinberg : Effectivement !
Wilkerson : Lorsqu’un gouvernement ne combattait pas seul, ou n’avait qu’une aide indirecte, depuis l’étranger, pratiquement, toujours, ce gouvernement a perdu, alors qu’une puissance étrangère avait pris le contrôle de la contre-rébellion, pour le compte de ce gouvernement en place. Lorsqu’une puissance étrangère intervient contre une rébellion, dans un autre pays, les chances de succès sont infinitésimales : le Vietnam, la Somalie, l’Irak, l’Afghanistan… quand apprendrons-nous la leçon ?

Steinberg : Vous connaissez d’autres officiers en retraite, des officiers du renseignement… Comment revenir à notre tradition républicaine véritable ?
Wilkerson : Mes anciens collègues, dont quelques uns sont toujours en activité, que ce soit, dans le gouvernement ou en tant que conseillers du gouvernement, ou encore, en tant qu’universitaires, sont, avant tout, préoccupés par l’état de l’économie. Qu’ils soient militaires ou universitaires, ils comprennent que, sans une économie orientée sur l’avenir, il n’y a rien du tout ! Le bien-être de classes entières de la population disparaît. Pendant les huit ans de la présidence du Républicain Eisenhower, celui-ci avait fixé le taux d’imposition à 90%, sur les Américains les plus riches – un bon Républicain, hein ! [Rires] Lors de toutes les réunions du Conseil national de sécurité (NSC), Eisenhower disait que si la vaste majorité de la population n’a pas accès à un emploi utile et bien payé, n’a pas de perspective d’avenir, n’est pas persuadée que ses enfants auront un avenir meilleur encore, ne fait pas d’effort, en vue d’un tel objectif et en vue de l’avenir, jamais vous n’aurez un sens de bien-être psychologique, voire, spirituel. Sans cela, sans une économie s’appuyant sur des fondations bien solides, on est perdu ! Voilà ce qui préoccupe mes collègues, en ce moment.

Steinberg : Permettez-moi de vous remercier, vous qui avez un emploi du temps chargé et qui intervenez, activement, dans une mobilisation contre la guerre, mobilisation conduite par quelques citoyens les mieux-informés. J’espère continuer cette discussion, bientôt.
Wilkerson : C’est moi qui vous remercie de l’invitation.

Source: french.irib.ir

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