La tuerie de Toulouse, scénario norvégien ?

Une progression d’attentats ciblés, contre des maghrébins, un Antillais et des enfants d’une école israélite toulousaine , dont un de trois ans, vient de troubler la France et redonne au pays une seconde affaire du 7 rue des Rosiers,… qui avait fait le même nombre de 6 victimes, quand le 9 août 1982 un tueur avait mitraillé un restaurant tenu par, M. Goldenberg, agent de l’Est avait-on alors dit, dans le même sillage que l’attentat de synagogue israélite la rue Copernic, la veille du Sabbat, le vendredi 3 octobre 1980, dont l’origine n’a jamais été éclaircie.

Dans le premier attentat de fausses preuves avaient accablé des patriotes Irlandais qui furent enfermés à Vincennes, sur l’ordre personnel de feu le Président Mitterrand. Mais jamais, dans les deux cas, les responsables ne furent découverts !

Les diplomates sionistes sont venus aussitôt à Toulouse, qui est jumelée, il faut le noter, depuis 1962 avec Tel-Aviv et à chaque élection municipale le magistrat élu s’ rend aussitôt présenter son équipe de la première ville de France a avoir cherché ce patronage. Cela remontait à l’époque où de nombreux Français d’Algérie s’étaient installés dans la « ville rose », ainsi nommée à cause de ses briques et de ses hôtels italiens de style Renaissance.

De nombreux immigrés arabes sont venus travailler dans des propriétés acquises par des moyens financiers considérables. La mairie socialiste, opposée à la politique algérienne et nationaliste de De Gaulle cherchait un électorat renforcé par l’immigration européenne d’Afrique du Nord, à quoi il fut jugé bon d’ajouter l’influence puissante, et motrice de la colonisation et des protectorats marocains et tunisiens, des milieux sionistes..

MM. Baudis –catholique d’éducation, mais personnellement lié à l’entité sioniste, ce qui est de moins en moins contradictoire dans la théologie opportuniste des nouveaux Chrétiens – , et Douste-Blazy ont suivi cette voie. M .Pierre Cohen, natif de Bizerte, en Tunisie, leur succède, après un intermède conservateur.. C’est dire que le terrible attentat d’aujourd’hui se produit dans une ville « sensible », tout comme l’on parle de » quartiers sensibles ».

Un « espace du Judaïsme » de 3000m² dans le centre ville, par la complaisance de la Mairie, est dirigé par le Fonds social juif unifié. Celui-ci a un programme financé pour le tiers par l’entité sioniste et le reste par « Birthright Israel », dit programme Taglit, regroupant des « philanthropes nord-américains », comportant « un séjour éducatif gratuit » pour faire apprécier à la jeunesse des 18 -25 ans le régime sioniste.

Cette année est donc le cinquantenaire du jumelage de 1962 Et donc, pour novembre 2012, le maire socialiste est invité à Tel-Aviv

Dans la semaine précédente le même criminel –nous en avons la preuve formelle-avec la même arme et le même scooter TM 500 très puissant, a contacté un militaire parachutiste arabe, français de naissance marocaine, par internet pour lui vendre sa moto, et au rendez-vous l’a froidement abattu. Ensuite un attentat de type apparemment raciste, s’est produit devant une caserne de Montauban, situé à une centaine de kilomètres. : le tueur a attendu que sorte un groupe de paras d’apparence non européenne, et a ainsi abattu en les visant à la tête et au thorax, deux soldats maghrébins et tant affreusement blessé un Antillais que sa survie sera dans un état pitoyable.

Il est su qu’un seul type de scooter semblable à celui de l’assassin a été volé cette année ; et pour l’attaque de ce matin, peu avant hui heure, devant l’école confessionnelle israélite, le même véhicule repeint a porté l’assassin qui, dans un scénario quasi norvégien plus réduit, pourchasse les enfants et lycéens dans l’établissement.

Il faut bien avoir cette scène à l’esprit pour comprendre qu’elle recoupe toute les représentations de la persécution des enfants données par l’histoire inscrite dans tous les programmes scolaires et mentionnée quelquefois sur des monuments édifiés devant les écoles..

Il est indubitable que le tueur s’est conformé à cette description popularisée, et au rebours, intensifie la charge émotive de celle-ci, alors que, par exemple, très nombreux sont ceux qui demeurent indifférents, par ignorance médiatique, des tueries enfantines à Gaza et dans les camps palestiniens attaqués par l’aviation sioniste depuis des décennies.

M. Sarkozy a aussitôt décrété une minute de silence dans toutes les écoles du pays.

Que le tueur soit connu ou suspecté, la chose est probable, et qu’il soit arrêté en temps voulu, certaine.

Quelques conclusions s’imposent :

1. S’il s’agit d’un fou, et d’un jeune fou apparemment, la responsabilité d’une anti culture désorientant et abrutissant par la mauvaise musique électronique, la consommation de drogues diverses, la pornographie accessible aux adolescents, le libertinage favorisé par les moyens contraceptifs etc, provoquent une rupture de l’équilibre humain. Et de cela, pour reprendre une formule de Platon, « Dieu est innocent ».

2. S’il s’agit d’un individu sain d’esprit, seul ou appartenant à une cellule terroriste, disons « extrémiste de droite », l’on s’étonnera qu’il suive scrupuleusement tous les schémas de ses supposés adversaires, et cette scène terrifiante de l’entrée dans l’école confessionnelle en s’acharnant sur l’enfance, relève d’une cruauté, certes, mais qui rehausse l’innocence des victimes !

3. L’effet sur la société politique française portera un coup au Front National et rehaussera, au détriment de l’équité, le poids de l’influence sioniste, raidira la diplomatie française en laissant croire à une possibilité de terrorisme interne organisé ou en gestation. Déjà la police se plaint de voir circuler des armes de guerre »dans les quartiers difficiles », selon le jargon hypocrite en vogue !

4. Chaque parti politique veut profiter du sang innocent versé, en ignorant celui des victimes incorrectes dont l’Histoire est remplie ; et celui des candidats qui aura la meilleure stature d’avocat l’emportera : il dira, d’une voix brisée par l’émotion, de ne pas oublier cet événement douloureux, mais la mémoire est aussi une faculté d’oubli, pour l’homme qui choisit ses victimes et non et non pour le Juge du Jugement dernier.qui connaît tout et tous.

Est-ce une version française de l’attentat norvégien ? Le tueur est identique, dira-t-on, maître de soi et cruel, insensible à l’innocence, « sûr de lui », mais les victimes ne sont pas égales.

Par  Pierre Dortiguier

Source: french.irib.ir

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