La position du Cameroun en Afrique (Think Tank CABAC)

africaLa structure de la production du Cameroun confirme que ce pays a un fort potentiel de croissance dans beaucoup de secteurs dont l’exploitation est défavorisée par l’insuffisance des infrastructures de base et une corruption généralisée.

Dénommé «l’Afrique en miniature», le Cameroun est un pays qui dispose d’énormes potentialités et dans lequel près de 90% des écosystèmes africains sont représentés. Le pays est riche en ressources naturelles, agricoles (cacao, café, banane, tabac, coton), forestières (22 millions d’hectares de forêts avec plus de 70 variétés de bois), hydriques et minières. Ces atouts pourraient être valorisés au niveau sous régional.

L’opportunité première de notre pays réside dans sa position géographique, qui en fait une zone de transit, ce qui lui confère un avantage comparatif dans la sous-région.

Il partage des frontières avec six pays et sa situation géographique le rend incontournable pour les deux pays limitrophes enclavés que sont le Tchad et la RCA. En dehors de la Guinée Equatoriale, le Cameroun a une balance commerciale positive avec les autres pays de la CEMAC.

Cette opportunité relative à sa position géographique pourrait «faire du Cameroun un carrefour des échanges dans la sous-région Afrique-Centrale», grâce à un «réseau de transport intégré, performant, quadrillant tout l’espace national et résolument ouvert sur les pays voisins». A cet égard, les projets routiers en cours sur les corridors et d’interconnexion électriques renforceront le rôle de locomotive que le Cameroun joue au sein de la CEMAC et constitueront des avantages comparatifs pour le Cameroun.

Outre la CEMAC et la CEEAC, le Cameroun pourrait développer ses échanges avec le Nigeria suite au règlement du conflit frontalier au sujet de la péninsule de Bakassi. En effet, le Cameroun dispose d’une frontière de plus de 1000 km avec le Nigéria et les flux commerciaux entre ces deux pays sont en forte croissance, notamment en ce qui concerne l’agriculture vivrière.

Dans le secteur de l’énergie, le Cameroun dispose d’un potentiel très important, aussi bien hydroélectrique (le 2ème, en Afrique, après celui de la République Démocratique du Congo)que gazier avec respectivement 20 GW économiquement exploitable, dont moins de 5% sont valorisés et des réserves de gaz prouvées et estimées à 110 milliards m3 non encore exploitées.

Le pays dispose aussi des énergies renouvelables avec un important couvert forestier au sud de l’Adamaoua, qui lui confère un vaste potentiel en bois énergie, la première ressource énergétique des ménages, en particulier dans les zones rurales. Le potentiel des déchets de bois exploitable est estimé à 1 million de m3 par an. L’insolation moyenne varie de 6 kWh/j/m² pour la partie septentrionale qui reçoit un ensoleillement régulier, à 4 kWh/j/m² pour la partie sud plus humide, soit un potentiel solaire suffisant pour le développement d’usages énergétiques. Les ressources pétrolières, dont la production décroît, fournissent près du tiers des recettes publiques. Le pays dispose également d’un secteur minier largement sous exploité (fer, rutile, bauxite, oxyde d’étain, or et diamant). Le Cameroun peut devenir une destination touristique au regard de son passé culturel et de la diversité de son paysage, si des efforts sont entrepris pour son positionnement sur les principaux marchés émetteurs.

Le secteur rural au Cameroun recèle d’importantes potentialités parmi lesquelles: (i) la grande diversité climatique ; (ii) la fertilité naturelle des sols (iii) l’existence d’importantes terres agricoles, de forêts et de ressources hydrauliques; (iv) un cadre naturel favorable à la diversité des pratiques agricoles et pastorales; (v) une population jeune et dynamique; et (vi) des débouchés pour la production dans les villes et les pays limitrophes.

L’exploitation de toutes ces opportunités est handicapée par la faiblesse du réseau routier et aérien qui ne permet pas encore de relier les zones de production aux zones de consommation mais aussi par l’insuffisance en quantité et en qualité de l’offre d’énergie pour les besoins de transformation industrielle. En définitive, les secteurs à fort potentiel de croissance dans lesquels il faut accroître l’investissement sont sans conteste les infrastructures de base. 

Question:

Que peut réellement faire la diaspora pour changer cette situation?

Source: BAD

Sur:icabac.org/pourquoi-le-cameroun/la-position-du-cameroun-en-afrique

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