La feinte de Pyongyang ou l’art de la guerre

Le satellite nord-coréen Kwangmyongsong 3 a été emporté avec succès par la fusée ‘Unha’ 3 mercredi matin depuis le centre spatial de Sohae, dans l’ouest du pays.

Le gouvernement japonais qui a fait part de son intention d »intercepter l’engin balistique a annoncé que la fusée nord-coréenne a survolé l’île nippone d’Okinawa douze minutes après avoir été tirée depuis le territoire de la Corée du Nord.
Le tir a provoqué un tollé de réactions internationales. Outre les réunions d’urgence à Séoul et à Tokyo, les condamnations fusaient de la plupart des capitales. Manquant de marge de manœuvre, Moscou et Pékin ne pouvaient que publier des communiqués dans lesquels ils regrettaient le tir.

Les véritables raisons de ces regrets tiennent à la feinte simulée par Pyongyang: Après avoir fait semblant de démanteler sa fusée et cédant aux pressions internationales (y compris celles de Pékin et Moscou), Pyongyang a procédé au tir en appliquant une fameuse maxime du stratège chinois antique Sun Tzu (VIè siècle avant J.C) selon laquelle ‘la guerre est tromperie’. En leurrant ses adversaires de la sorte, la Corée du Nord a ainsi évité à sa fusée d’être éventuellement interceptée par des systèmes de défense balistique ou d’autres mesures électromagnétiques. Et effectivement, la marine et les forces aériennes des Etats-Unis ainsi que le Japon s’étaient préparés sinon à intercepter tout tir balistique en provenance de la Corée du Nord, du moins aider à l’échec d’une éventuelle mission de mis sur orbite d’un satellite de la République recluse. C’est donc bien une feinte digne de « l’Art de la Guerre ».

Malgré sa pauvreté et son isolement, l’inexpérience de son jeune dirigeant, la Corée du Nord se retrouve au rang des puissances spatiales après avoir accédé au club nucléaire.

Source: alterinfo

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