La Contrée désolée, nouvelle publication de Cherif Abdedaïm: La condition humaine sous toutes ses coutures

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Chérif Abdedaïm

La Contrée désolée est la nouvelle publication de Chérif Abdedaïm, éducateur, artiste musicien, psychologue de formation, plasticien et chroniqueur au quotidien La Nouvelle République.

Auteur de Aux portes de la méditation aux éditions Casbah en 2004, de Le Bouquet entaché aux éditions Geb en 2006 et de Abdelhafid Boussouf, le révolutionnaire aux pas de velours aux éditions Anep en 2009 et de plusieurs livres parascolaires, Cherif Abdedaïm récidive avec La Contrée désolée, un recueil de chroniques publiées à La Nouvelle République entre 2000 et 2005 et qui porte essentiellement sur des historiettes et anecdotes du quotidien algérien, mais qui, au-delà de sa spécificité algérienne, est applicable à l’ensemble de l’espèce humaine dans toute son universalité, car l’être humain où qu’il se trouve dissimule et exhibe, malgré lui, à la fois défauts et vices insoupçonnés. La lecture de ces chroniques nous fait découvrir des hommes sans foi ni loi, des avares et des cupides, des voleurs, des fainéants, des incompétents, des insouciants et autres vices qui caractérisent l’être humain.

L’homme symbolise la vertu et le vice, nul n’est parfait, c’est ce que tente de nous faire découvrir Cherif Abdedaïm. De l’imam à l’éducateur, ceux censés être les apôtres de la vertu, sans oublier les autres fonctions et métiers, Abdedaïm en fait des êtres sans scrupules et sans cœur. C’est-à-dire que leurs faiblesses dissimulées sous d’autres facettes plus ou moins séduisantes apparaissent au grand jour sous d’autres apparences suite à la survenue de faits nés spontanément lors de certaines situations. La métamorphose subite de leur comportement les montre sous leur vrai visage. Des titres de chroniques, où les animaux tiennent les rôles de héros à l’exemple des fables de La Fontaine, personnifient l’être humain dans les horreurs de son comportement. Dans La Contrée désolée, pour le lecteur attentionné, observateur et lucide, l’on sent et ressent ce sentiment d’être partie prenante ou acteur obligé d’une ou de plusieurs chroniques, car à bien les décortiquer, l’on s’aperçoit que cet ouvrage reflète parfaitement la condition humaine sous toutes ses formes, viles et nobles. Ces chroniques sont le miroir parfait de chacun d’entre nous. De saint, l’individu se transforme en pervers, menteur, sans foi ni loi.

L’habit ne fait pas le moine, c’est ce qu’essaie de nous démontrer Cherif par le biais de ses chroniques très accrocheuses et toujours porteuses de messages de bonne conduite et de sagesse à méditer tout au long de sa vie. L’ouvrage de Cherif Abdedaïm s’achève par un poème intitulé Et le sage a dit qui, à lui seul, reflète toute la philosophie de Abdedaïm.

Source:reporters.dz

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