La Charia ou La Pax Occidentalis: quel choix pour les négro-africains?

Que répondre à celles et ceux qui, se définissant comme des REALISTES, (et pourquoi pas COURT-TERMISTES!) jugent que s’opposer à la guerre française au Mali équivaut à souhaiter que les criminels coupent les mains et les pieds aux africains qu’ils ont pris en otage?

Entre la Charia et La Paix Française – plus largement, La Pax Occidentalis -, que choisir? En laissant volontairement de côté les origines de ce qu’on doit appeler la catastrophe malienne ainsi que les tenants et les aboutissants de l’entrée en guerre de la France (Lire utilement sur ces différents aspects: Le Mali et l’Azawad: l’espace sahélo-saharien en remodelage http://lajuda.blogspot.ch/2012/06/le-mali-et-lazawad-lespace-sahelo.html, Guerre au Mali : Les dessous d’une « intervention contre le terrorisme » http://lajuda.blogspot.ch/2013/01/guerre-au-mali-les-dessous-dune.html, Et si nous n’étions pas des colonies? http://lajuda.blogspot.ch/2013/01/et-si-nous-netions-pas-des-colonies.html et pour aller plus loin sur les guerres humanitaires, http://www.youtube.com/watch?v=t9nwdcDgX7Q ) disons simplement qu’il n’y a pas pour notre peuple à choisir entre des Seigneurs coupeurs de bras et de pieds le Coran à la main et des Maîtres maniant le bâton, le fouet, les armes et qui exploitent, la Bible à la main, jusqu’à ce que mort s’en suive. Cette fatalité piégeuse doit être absolument rejetée. Car, aussi bien les premiers que les deuxièmes, de par l’histoire et sous nos yeux, ont démontré et démontre quotidiennement l’affection qu’ils ont pour le peuple Noir. La seule voie pour être libre est donc d’accepter de payer nous-mêmes le prix de cette liberté. Aussi insupportables, aussi durables que les atrocités des uns ou des autres puissent sembler, il n’y a pas de libération lorsqu’on quitte un Maître pour un Autre. Car, un peuple qui invite une « Civilisation Supérieure » à le libérer n’a comme libération qu’une nouvelle servitude. Les peuples qui se sont affranchis de leurs chaînes d’où qu’elles viennent sont ceux qui se sont sacrifiés pour se les ôter. Ceux, en revanche, qui ont confié cette mission, soit par ignorance, soit par désorganisation, soit même par la peur de s’assumer, à d’autres se sont érigés des Maîtres encore plus terribles étant entendu que le nouveau régime de servitude que ces libérateurs établissent se révèle encore plus terrible quoique apparemment plus doux que le précédent. Si bien qu’à terme, l’échéance retardée consistant au peuple victime à déléguer sa défense aux autres, lui revient et là c’est à lui de jouer ou jamais. Quiconque contracte donc une dette de libération se vend et vend tous ses biens pour la payer. Telle est La Loi de l’Histoire.

Les africains ne peuvent pas continuer, en dernier ressort, à se contenter de dresser la mine défaite la liste de leurs faiblesses et n’en pas tirer les conclusions nécessaires. Aujourd’hui, on se limite une fois encore à parer au plus pressant en sautillant de joie de voir la France faire le « job » pour nous. Lorsque La Paix Française installée depuis au moins 05 siècles maintenant sur les terres africaines sera renforcée et que la facture de cette libération sera présentée (car il faut bien payer les bombes, l’Etat français les ayant achetées auprès des industriels en armement, payer des honoraires aux soldats vivants ou morts après la libération, payer le kérosène alimentant les avions, le blanchissement et la nourriture à tout le personnel civilo-militaire ayant contribué à cette « libération humanitaire »….) on peut imaginer que les africains, à ce moment là, n’iraient pas solliciter l’aide de La Charia à son tour, étant donné que le « pour le moment africain » n’a que trop tendance à devenir « définitivement, on n’y peut rien, car on est trop faible ».

14 janvier 2013

KPOGLI Komla

Source:lajuda

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