Israël abaisse le niveau de la menace nucléaire iranienne

Téhéran a ajourné les projets de fabrication d’armes nucléaires, a déclaré le ministre israélien de la défense Ehud Barak cité par le  Daily Telegraph. L’Iran a réorienté près d’un tiers de l’uranium enrichi à 20% vers l’électronucléaire.

Israël a abaissé le niveau de la menace nucléaire iranienne en reconnaissant indirectement que l’uranium enrichi à 20% était destiné aux réacteurs employés dans la médecine, comme l’affirme depuis longtemps Téhéran.

Selon Ehud Barak, l’Iran est contraint de faire marche arrière par crainte d’une opération armée israélo-américaine qui empêcherait Téhéran de fabriquer des armes nucléaires. Ehud Barak insiste sur les attaques préventives contre les installations nucléaires iraniennes. Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu partage cette position. Washington a laissé entendre sans ambages qu’il ne soutenait pas son allié proche-oriental sur ce point. Le président américain Barack Obama n’a même pas trouvé le temps de rencontrer Benjamin Netanyahu à la Maison blanche pendant la visite du premier ministre israélien à l’Assemblée générale de l’ONU. C’est ce qui a poussé Israël à réviser à la baisse le degré de la menace iranienne. Sergueï Demidenko, expert de l’Institut d’études stratégiques et d’analyse, livre ses impressions à La Voix de la Russie.

« Cette contradiction est, semble-t-il, à l’origine de la déclaration de Barak Obama. Les Etats-Unis n’entendent pas bombarder l’Iran. Chat échaudé craint l’eau froide. L’Iran n’est pas l’Irak. Il est clair qu’Israël n’emploiera pas la force contre l’Iran sans le soutien des Etats-Unis. Bombarder un réacteur nucléaire irakien à Osiris en 1991 avec une unité de chasseurs est une chose, et essayer de frapper une puissante infrastructure très bien protégée et résister à un coup de rétorsion en est une autre. Israël ne saurait sans doute réaliser à lui seul une opération aussi  compliquée et d’une telle envergure ».

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a réaffirmé ces derniers jours la position de Moscou concernant l’Iran. La Russie ne dispose pas de données confirmant la fabrication d’armes nucléaires par Téhéran. Il existe des questions relatives aux développements nucléaires réalisés auparavant qu’il faudrait élucider en coopération étroite avec l’AIEA.

 

Source: french.ruvr.ru

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