Guerre de l’Est en RDC : La fin de Joseph Kabila est-elle proche ?

La guerre de l’Est, avions-nous déjà écrit dans une de nos précédentes éditions risque, si l’on y prend garde, d’être transformée en fond de commerce par des compatriotes assoiffés d’argent, en quête de postes ou de positionnement politique. S’il est vrai que des complicités internes participent à l’entreprise d’atteinte à l’intégrité territoriale et de déstabilisation de la RD Congo, il serait dangereux de verser dans l’amalgame.

Depuis un temps, un nom défraie la chronique tant à Kinshasa, Beni, Butembo, Rutshuru, Lubumbashi que d’autres villes de la République.

Le général-major Gabriel Amisi Kumba alias « Tango Four », chef d’état-major des Forces Terrestres au sein des FARDC (Forces Armées de la République Démocratique du Congo), est bel et bien cité comme le cerveau-moteur du réseau des détourneurs des fonds alloués aux opérations militaires au front de l’Est. Certaines langues lui collent même, en plus de l’étiquette peu enviable d’affameur des combattants, celle de traître à la cause de la patrie. Bref, ce galonné serait à la base de tous les malheurs qui s’abattent sur notre pays, à partir de son traditionnel ventre mou qu’est le Nord-Kivu.

Les accusateurs de «Tango Four» paraissent si convaincants qu’il est difficile de ne pas faire foi au portrait robot qu’ils dressent de cet officier général peint à la fois comme pyromane et sapeur-pompier. Face aux folles rumeurs faisant passer le général Amisi pour l’ennemi numéro un de la RDC, Le Phare s’est fait le devoir de contacter les sources autorisées pour tenter d’en savoir plus. Bien que l’armée soit considérée comme la grande muette, des langues se sont tout même déliées, faisant éclater au grand jour la vérité.

Net distinguo entre la chaîne de commandement et celle des dépenses

Selon les services en charge des questions administratives et financières au sein des FARDC, il y a un net distinguo à faire entre la chaîne de commandement et celle des dépenses. Conformément à la Loi portant réforme de l’armée nationale, les fonds décaissés au profit des unités combattantes basées au front de l’Est leur arrivent directement par le biais des chefs des bureaux et comptables y affectés par la hiérarchie militaire. Les frais de fonctionnement, la solde des officiers et soldats, leurs primes, leurs frais de ménages et autres obéissent au même schéma.

La vérité est qu’aucun fond ne transite par le général Amisi avant d’atteindre les ayant-droits. A supposer que l’argent prend une destination inconnue, il appartient à l’Inspectorat général des FARDC, qui est l’organe indiqué pour ce type de dossiers, d’enquêter et d’établir les responsabilités.

Au terme de chaque envoi de fond et des opérations de paiement, chaque comptable d’unité fait rapport des fonds reçus aux services compétents du ministère de la Défense.

A la lumière de telles dispositions, les observateurs constatent que le général Gabriel Amisi Kumba est victime d’une campagne gratuite de diabolisation. Aucune preuve n’est brandie pour démontrer son implication, directe ou indirecte, dans les présumées disparitions des fonds destinées aux troupes des FARDC à l’Est.

Alors que ce vaillant officier supérieur se trouve au front, aux côtés de ses troupes, avec lesquelles il partage tous les risques du métier des armes, ses détracteurs se la coulent douce dans les «nganda » de Kinshasa ou d’autres villes de la République. Il appert clairement que l’intoxication vise à le décourager, à saper le moral des troupes, à faire passer l’armée nationale pour une éternelle perdante, ce qui lui ferait perdre tout son crédit vis-à-vis de la
population.

Non à la distraction

Ce qui est réconfortant dans l’affaire « Tango Four », c’est le fait que la haute hiérarchie des FARDC, qui dispose des preuves de l’innocence, de la loyauté et de la bravoure de cet officier général, continue de lui faire confiance. Elle compte sur son patriotisme pour neutraliser le M23 et toutes les forces négatives qui sèment l’insécurité à l’Est. En ce moment où il faut sauver le Congo, la
patrie ne gagnerait rien dans la distraction dans laquelle tentent de l’entraîner de faux patriotes.

S’il y a un service que la classe politique, la Société civile et d’autres forces vives de la Nation pourraient rendre aux FARDC, c’est de donner des informations vraies et vérifiables autour de ce qui se passe au front. Face aux ennemis communs que sont les mutins du Mouvement du 23 Mars et les paysans voisins qui les soutiennent, nos compatriotes ont intérêt à parler le même langage, celui de la résistance, et à regarder dans la même direction, celle de la reconquête de la partie du territoire national présentement contrôlée par des « forces négatives ».

KIMP

Source: afriqueredaction

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