France Zéro surprise: Sarkozy est candidat à l’élection présidentielle

Communiqué du NPA. Zéro surprise: Sarkozy est candidat à l’élection présidentielle.
Zéro surprise, il veut continuer la même politique, les mêmes destructions de la protection sociale et des droits sociaux.
Après ses déclarations « à droite toute » du week-end dernier, il ajoute un zeste de démagogie pour « s’adresser à tous », nous faire le coup du « ni de droite ni de gauche », du bon président qui nous protège…
Il reprend de la campagne précédente « le travail au centre de tout », refait la promesse du travail pour « tous ceux qui ont la force et la santé » en oubliant que le chômage a doublé pendant ses cinq années de présidence. Mais désormais ce sera le travail obligatoire pour les chômeurs après la formation obligatoire dans les secteurs les plus durs.
Pour défendre sa perspective de référendum, il déclare sans rire « redonner la parole au peuple », « ne pas avoir peur du peuple » .
Face à ses coup de menton, on a vraiment envie de lui faire peur, et en tout cas de le dégager !
Le 15 février 2012.
………….
Nicolas Sarkozy : une annonce un peu trop bien ficelée
Source: Lepoint.fr
Du pur Sarkozy : la déclaration de candidature du président de la République est signée par un professionnel de la communication. C’était et cela reste sa marque de fabrique. Tout a été dit en quelques minutes, en respectant les conditions nécessaires pour être compris, à défaut d’être approuvé : mots du quotidien, clarté du message, simplification des données, modestie affichée et ennemi désigné. Sur la forme, la prestation a été maîtrisée de bout en bout.
Sur le fond, on retiendra les axes de sa campagne : la France est entrée dans un monde nouveau, elle doit être forte pour protéger ses concitoyens, si les Français font le « bon choix », le pays pourra conserver son modèle social en acceptant de changer, le peuple doit avoir la parole face aux élites, il n’y a pas de fatalité, y compris face au chômage. Le clivage droite-gauche est récusé au profit d’un appel au rassemblement. En un mot, le président sortant a besoin d’un quinquennat supplémentaire pour adapter la France aux défis qui l’attendent. Il se dévouerait pour la cause.
Le scrutin ou la décision ?
Tout cela est très sympathique, mais est-ce convaincant ? On a un premier doute sur la sincérité du tout nouveau candidat lorsqu’il affirme avoir pris sa décision il y a seulement quelques semaines. Deuxième doute quand il nie avoir accéléré son entrée en campagne. Doute, encore, lorsqu’il affirme mettre le travail au centre de toute son action. On l’avait déjà entendu dire cela il y a cinq ans… C’est pourquoi on continue de se demander s’il fera vraiment ce qu’il dit, concernant notamment la pratique du référendum. Cet homme de décision veut-il vraiment lier son sort à des scrutins à répétition ? Est-ce praticable ? Cela ne va-t-il pas contre son désir d’unir les Français ?
Sous couvert d’en appeler au débat d’idées contre la critique des personnes, le désormais candidat n’a pas ménagé son adversaire François Hollande : il ne ferait aucune proposition, n’aurait pas compris qu’il fallait faire des économies, s’apprêterait à régulariser tous les immigrés et à engager 60 000 fonctionnaires. On comprend qu’il juge ces intentions pure folie. Pour mieux retrouver le coeur des électeurs perdus en route, Nicolas Sarkozy admet n’avoir pas tout réussi, sans s’étendre sur ses échecs. Il jure être heureux de retrouver ses concitoyens sans protocole. Il va aller à leur rencontre. Il a deux mois pour les convaincre que son second quinquennat – il a failli dire septennat, rappelant l’expérience de Valéry Giscard d’Estaing… – ne ressemblerait pas au premier. La communication ne suffira peut-être pas.
REGARDEZ les moments forts de la déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy sur TF1:

Source: connectionivoirienne.net

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