Elections en RDC : vers un raz de marée Tshisekedi

Les élections générales en République démocratique du Congo se sont donc tenues ce lundi 28 novembre 2011 dans un chaos total mais prévisible par les différents acteurs,  sauf bien sûr le président de la Commission électorale indépendante (CENI), Daniel NGOY MULUNDA, qui avait l’illusion de penser qu’il pouvait relever ce grand défi.

Que nenni au finish; des bulletins de vote sans le candidat numéro 11 à Kananga le fief d’Etienne TSHISEKEDI, deux militaires et une électrice tués dans le Katanga, des bulletins de votes absents dans plusieurs bureaux de votes dans tout le pays, un hélicoptère obligé de se poser en catastrophe dans une localité, alors qu’il allait livrer du matériel électoral ailleurs faute de carburant,  sans oublier les bulletins déjà cochés, des urnes bourrées en faveur du PPRD et le sempiternel problème d’absence de noms sur les listes. C’est donc dans cette ambiance que malgré tout, les élections ce sont tenues le lundi 28 novembre et déjà ce mardi la contestation a commencé à sourdre.

C’est avant tout les candidats Adam BOMBOLE,  KENGO WA DONDO et  MBUSA NYAMWISI, dans une déclaration commune et d’autre part Vital KAMERHE qui demandent l’annulation de ce scrutin en invoquant de nombreux disfonctionnements sus évoqués pour justifier leur démarche. A coté de ces opposants le pouvoir en place accuse les militants de l’UDPS dans le Kasaï d’avoir empêché les militants de leur parti d’exprimer leur vote ce qui selon le parti de TSHISEKEDI serait une manœuvre du pouvoir en vue de discréditer une élection dont les premiers résultats seraient très favorable au « Sphinx »  de Limété pour lequel les chances d’accession au pouvoir se précisent.

En effet, d’après les résultats informels, l’opposant historique à toutes les dictatures successives en RDC se trouverait très largement en tête comme le témoigne le tableau ci-dessous, même s’il faut repréciser que les dépouillements bien qu’étant avancés ne sont pas achevés.

L’analyse de ce tableau  nous permet d’aboutir aux résultats suivant :

Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA est en tête des suffrages face a Joseph KABILA dans six provinces sur onze avec des écarts de suffrages situés entre 50 et 82 % dans quatre provinces (Bas Congo  58 %, Kinshasa 63%,  Kasaï oriental 80%,  Kasaï occidental 82%) et dans les deux autres provinces,  l’écart entre les deux principaux candidats se situe en deçà de 35% (Équateur 25%,  Bandundu 32%)

Joseph KABILA KABANGUE quant a lui est en tete des suffrages dans quatre provinces mais avec des écarts assez réduits a l’égard d’Etienne TSHISEKEDI dont le plus élevé est de 09%  (Nord Kivu 9%, Province orientale 4%, Maniema  3%,  Katanga 1%)

Vital KAMERHE quant à lui remporte le scrutin dans son fief le Sud Kivu avec un écart de 30% sur le candidat Etienne TSHISEKEDI.

Il est donc clair comme beaucoup d’observateurs le prévoyaient que les congolais ont décidé de faire confiance à celui qui depuis plus de trente ans a lutté pour accéder au pouvoir et c’est fort de cela que Vital KAMERHE bien que contestant le déroulement du scrutin aurait selon certaines indiscrétions adressés ses félicitations à TSHISEKEDI WA MULUMBA le président de l’Union pour le Démocratie et le Progrès Social, sachant que les dépouillements en court ne pourraient sauf extraordinaire renverser la tendance.

Au demeurant de nombreuses sources semblent indiquer un complot qui aurait pour but de voler au peuple congolais ses suffrages et qui serait ourdi par la cellule africaine de l’Élysée et mis en branle déjà par les medias- menteurs de l’audiovisuel extérieur de la France (RFI, TV5 et France 24). En témoigne ces propos de Sylvain ATTAL, le responsable politique de France 24 qui a attribué à TSHISEKEDI et de manière volontaire, des viols massifs avant de venir s’excuser pour ce qu’il a appelé une méprise. Mais en réalité ces excuses découleraient de la frayeur née des résultats partiels largement favorables à l’UDPS. Sinon comment comprendre que l’on puisse délibérément proférer de telles accusations si ce n’est dans le but de nuire à l’image et à la réputation d’un patriarche de soixante dix huit ans. De nombreuses personnes appellent à une plainte contre ce fameux journaliste dont on se souvient des envolées sur le même plateau lors de la guerre que la France, son commanditaire, a menée à un digne fils africain qui vient d’être incarcéré à la Haye, Laurent koudou GBAGBO.

Des sources indiquent que l’UDPS dans les jours qui suivent saisira les juridictions compétentes pour que soit lavé cet outrage.

Didier IBII OTTO

Source: cameroonvoice.com

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *