D’autres capitales africaines ne sont pas à l’abri du drame de Mpila au Congo !!

On ne devrait jamais connaître le nombre précis de victimes dans l’accident « induit par un court-circuit électrique selon la version officielle », dimanche dernier à Brazzaville. Aujourd’hui l’Afrique observe médusée les réalités affreuses que vivent les Congolais. Demain, une autre cité du continent pourrait, devrait vivre la même tragédie parce que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets.

L’insécurité dans les mégalopoles d’Afrique ne naît pas uniquement dans la délinquance juvénile, la prostitution, le gangstérisme, etc. Elle réside surtout dans l’incapacité des grandes villes africaines à affronter des situations dantesques nées de calamités naturelles ou de graves négligences humaines. Combien d’Etats africains sont en mesure d’offrir des soins de haute facture, des abris dignes de ce nom, des indemnisations, etc. à leurs populations victimes de sinistres divers ? L’Afrique du Sud et les pays d’Afrique blanche mis de côté, difficile de trouver d’autres bons candidats à même de surmonter ces types d’infortune.

État pétrolier potentiellement riche d’Afrique centrale, le Congo a dû crier haro sur son sort pour attirer vers lui les yeux compatissants du reste du monde. On peut concéder à des armées africaines la non-possession d’experts démineurs. Mais il est illogique pour les Républiques d’Afrique de ne pas disposer de centres hospitaliers capables d’offrir des soins d’urgence aux patients et surtout offrant des plateaux techniques modernes et diversifiés, avec un personnel en nombre suffisant, bien formé et rémunéré ! Idem pour le sous-équipement des casernes de sapeurs-pompiers du continent. Le continent berceau de l’Humanité est par ailleurs si négligent qu’on y voit des stations-services créées à côté de pâtés de maisons, sans aucune précaution particulière et surtout dépourvues d’armes efficaces pour lutter contre d’éventuels géants incendies.

On ne mange pas les munitions

L’arsenal militaire est indispensable pour défendre l’intégrité territoriale d’un État mais ne doit pas prendre le pas sur d’autres rubriques prioritaires dans les budgets des Républiques en Afrique. Il est évident que le nec plus ultra de l’armement militaire du Congo n’aurait jamais été stocké dans un quartier populeux, même pour des besoins de discrétion !!! Une attitude qui donne une photographie imagée de l’importance du stockage des arsenaux militaires sur le continent noir. Dans plusieurs pays d’Afrique, les lignes budgétaires consacrées à l’équipement militaire sont inconnues ou bénéficient de rallonges sans aucun débat public. Des atavismes justifiés souvent par des besoins de défense. Et pourtant, des États prospères sur la planète comme la Suisse et le Japon ont réduit, depuis des décennies, au strict minimum leurs besoins militaires. Jamais, ils n’ont sombré…

D’autres drames de Mpila et d’Ouenzé pointent à l’horizon en Afrique. Où et quand, personne ne saurait le prédire, mais cette fatalité est une évidence parce que la plupart des régimes autistes de cette partie du monde ne cessent de s’éterniser au pouvoir en renforçant les capacités humaines et d’action de leurs services secrets, de renseignements et de sécurité… Avec comme corollaires l’achat de munitions à la place du pain pour le peuple. Faut-il encore le répéter, le développement multisectoriel et multiforme constitue et constituera encore pendant plusieurs années l’arme la plus efficace pour préserver la paix dans le monde et garantir la prospérité.

Par Achille NGUETI

Source: afriscoop.net

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *