CRISE FINANCIERE GLOBALE : QUI EST DERRIERE ?

La crise financière actuelle n’est pas une nouveauté. En1929, 1980, 1997 et 2001 des crises financières similaires ont eu lieu aux Etats-Unis avec la même conséquence: appauvrissement et endettement massif des populations. Curieusement, elles obéissent au même mécanisme.

Les banques commencent par faciliter l’accès à l’emprunt alors que la valeur boursière des commodités et de l’immobilier augmentent. L’accès a l’emprunt était tellement facilité quelques années avant la dernière crise financière qu’il y avait des individus qui obtenaient des crédits d’achat de maison sur la base d’une simple déclaration de revenu sans vérification. L’accès facile au crédit et l’augmentation des valeurs immobilières et foncières poussent les gens à acheter dans l’espoir de gagner de l’argent plus tard. Puis subitement tout s’écroule dans ce qu’on appelle le crash de la bourse. Les commodités commencent à perdre leurs valeurs à la bourse. Le crash de la bourse entraîne la chute d’entreprises qui commencent à licencier. Les propriétaires de maisons se retrouvent tout de suite incapables de tenir leurs engagements et se trouvent donc contraints de vendre ou de perdre leurs biens à vils prix aux banques qui les reprennent.

Comment expliquer que des nations aussi avancées, nations capables de fabriquer des avions, construire des gratte-ciels et d’envoyer des êtres vivants sur la lune fasse de façon répétitive le même genre d’erreurs ? La simple réponse en est que ces crises sont sciemment provoquées par des individus qui contrôlent le système financier ayant des objectifs sinistres. Incroyable? Pour comprendre ce qui s’est passé, il faut revenir aux origines, à la façon dont le système financier moderne a été conçu.

LES MAITRES DU MONDE

Le système financier mondial a toujours été contrôlé depuis longtemps à travers les banques centrales par des individus qu’on appelle les banquiers internationaux et non par les états et gouvernements comme on pourrait le croire. Ces individus sont un ensemble de familles extrêmement riches et puissantes aux noms aussi peu connus que :

•JP Morgan (JP Morgan Chase Co, la pièce maîtresse de la famille Morgan a près de 1200 milliards de dollars de fortune ; en comparaison le budget des Etats-Unis est un peu plus de 3000 milliards c’est à dire que cette famille a pratiquement le tiers du budget fédéral comme fortune).

•Rockefeller (dont Citigroup, le cœur de l’empire financier a une richesse estimée a 1100 milliards de dollars

•La famille Lehmann de la banque Lehmann’s Brother

•Bank of America

•Goldman Sachs de New York, la banque à l’origine de la crise financière actuelle.

•La famille Rothschild de Londres et Berlin (actionnaire des banques centrales des pays européens). On pense même que ce serait les Rothschilds qui auraient financé la famille Rockefeller dans le business.
•Les frères Lazard de Paris
•Israel Moses Seaf en Italie
•Kuhn, Loeb & Co. en Allemagne et New York
•Warburg & Company of Hamburg, en Allemagne
Bill Gates et Warren Buffet ne sont pas les hommes les plus riches au monde. Ces familles ne font pas parler d’elles parce que le secret de leur identité et importance réelles est l’une des clés de leur succès ; ils l’ont interdit aux medias qu’ils contrôlent pour la plupart.

Par des manigances politico financières, les banquiers internationaux ont pu prendre contrôle du système financier de la plupart des grands pays du monde. Les gouvernements des pays tels que la France, l’Angleterre, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique entre autres ont perdu bien avant le vingtième siècle le contrôle des finances de leurs pays au profit de banques centrales qui sont pour la plupart des consortiums privés aux mains de ces banquiers internationaux. Alors qu’en Afrique le pouvoir appartient virtuellement à ceux qui détiennent les armes, en occident il appartient à ceux qui possèdent et contrôlent l’argent. L’Afrique n’est, vous le savez d’ailleurs pas épargnée. Les pays d’Afrique notamment francophones sont d’abord opprimés par la banque centrale de France qui les contrôlent à travers la BEAC et la BCEAO qui imprime leur monnaie http://www.dailymotion.com/video/x2vc93_la-souverainete-monetaire-en-afriqu_news). Ensuite les pays du tiers-monde en général sont pris en captivité par la Banque mondiale et le Fonds Monétaire International qui sous prétexte d’aider au développement contribuent à leur asservissement http://www.dailymotion.com/video/xa636d_john-perkins-confessions-d-un-corru_news. Ce sont ces institutions qui ont imposé aux pays du tiers-monde dans le cadre de la globalisation, de privatiser leur patrimoine national, transférant ainsi les richesses de ces nations aux compagnies privées occidentales. La privatisation forcée de l’électricité, de l’eau, des télécommunications, des espaces portuaires et le bradage des ressources naturelles de ces pays a entraine une augmentation de la pauvreté qui a atteint les 50% à un moment dans des pays tels que le Guatemala.

Ils sont internationaux parce qu’ils sont présents dans plusieurs pays occidentaux et dans le monde entier de façon indirecte.

LES GOUVERNEMENTS N’ONT PAS DE CONTROLE SUR L’EMISSION DE LA MONNAIE

Normalement, lorsqu’un gouvernement veut de l’argent, il fait voter une loi au parlement qui autorise l’émission d’une certaine somme pour être utilisé par le peuple pour le développement du commerce de la nation. Le Gouvernement prête cet argent aux banques de commerce et en retour est financé par le revenu de cet argent à travers les impôts comme spécifié dans la Constitution. L’émission de la monnaie va du gouvernement au peuple, l’argent émis est sans intérêt et revient financer les activités du gouvernement par des “impôts indirects“.

Apres que le contrôle de l’émission d’argent soit passé aux banques centrales, lorsque le gouvernement a besoin d’argent, il en fait la demande à la banque centrale contrôlée par les banquiers internationaux qui autorise le trésor à imprimer cet argent comme prêt au gouvernement qui devra repayer des intérêts de cet argent à la banque centrale. Il faut noter que cet argent n’est plus émis sur la parité avec l’or mais dans le vide, ce qui rend sa manipulation plus facile.

La banque privée émet l’argent à partir de rien. Je vais répéter cela (il est extrêmement important): la banque privée (usurpant la fonction constitutionnelle du gouvernement) CREE DE L’ARGENT A PARTIR DE RIEN PUIS LE PRETE AU GOUVERNEMENT AVEC INTERET

Exemple des Etats-Unis – Pour plus de simplicité nous allons ici supposer que la nation est à ses débuts et qu’il n’y a pas d’argent en existence. On va donc procéder comme suit:

Le gouvernement veut mettre 1 milliard de dollars en circulation pour aider le commerce dans la nation. Le gouvernement va à la banque privée et demande 1 milliard de dollars.
La banque privée, usurpant l’autorité du gouvernement, crée 1 milliard de dollars à partir de rien. La banque privée prête de l’argent qu’elle a créé au gouvernement AVEC INTÉRÊT Le gouvernement émet 1 milliard de dollars en circulation. Le gouvernement doit maintenant 1 milliard de dollars PLUS LES INETRETS à la banque privée.
La banque privée demande une « garantie » pour le « prêt ». »La garantie » du « prêt » vient des coffres du peuple. Un impôt sur le revenu est imposé au peuple pour payer LES INTERETS ET PAS LE PRINCIPAL DU PRET Ce processus doit être répété à l’infini tant que l’intérêt à payer un prêt n’est jamais créé lorsque le prêt est consenti et doit être obtenu pour le paiement du prêt précédent par un nouveau prêt pour son propre intérêt.

En conséquence ce de principe, la nation est TOUJOURS endettée envers la banque privée. La dette et les intérêts accumulés sur les prêts auprès de la banque privée grandissent continuellement. Ils ne deviendront jamais plus petits. De plus en plus du labeur des citoyens de la nation doit être dépensé pour payer les intérêts à la banque privée pour ses «prêts» à la nation. Les impôts sur le revenu sont inconstitutionnellement imposés par le gouvernement pris en otage et sous le contrôle de la banque privée et ils sont sans cesse élevés pour payer les intérêts à la banque privée pour le «privilège» de son «prêt» à la nation. La dette à la banque privée, QUE VOUS CONNAISSEZ SOUS LE NOM DE “DETTE NATIONALE” ne pourra JAMAIS diminuer ou être payée

Les politiques financières et monétaires de la nation sont dédiés non pas a servir les intérêts des citoyens de la nation, mais à servir les intérêts des contrôleurs réels de la nation et de son futur- le secteur privé, et sans responsabilité vis-à-vis de qui que ce soit, La banque qui asservit les citoyens draine les ressources de la nation a son bénéfice en forçant celle-ci à utiliser un substitut à l’argent créé à partir de rien. Fin de citation pris de www.thetruthusa.org

Il ya une variante africaine a ce système d’exploitation qui est appliqué à travers le FMI, la banque mondiale et la centrale européenne pour les pays de la zone CFA.

On estime que les Etats-Unis s’endettent en ce moment au rythme de 1 milliard et 6 millions de dollars par jour et que l9e gouvernement doit à ces banquiers internationaux près de 3 fois le produit intérieur brut de toute la nation. Chaque américain à une dette de 300.000 dollars (150 millions de FCFA environ) à sa naissance faisant des américains les personnes les plus endettées du monde. Comme vous le constatez, les plus grands créanciers des pays occidentaux ne sont pas la Chine et le Japon. Ce sont les banquiers internationaux.

Aucun leader ne peut changer ce système. Les présidents Lincoln et Kennedy ont été assassinés pour le premier, s’être opposé à la mise en place de ce système et le deuxième, pour avoir essayé de le contourner. Vous comprenez maintenant pourquoi le président Obama semble avoir changé. Apres avoir pris ses fonctions, il a simplement réalisé qu’il avait très peu de pouvoir et qu’il pourrait se faire mal s’il essayait de trop en faire.

Ces banquiers internationaux à travers la banque centrale contrôlent les taux d’intérêt de la plupart des transactions financières des pays. A travers cette bourse ce sont eux qui contrôlent réellement l’économie et déterminent combien coutent votre loyer ou l’achat de votre maison, le prix du carburant, de l’électricité ou de l’eau. Le président lui-même a une faible influence sur l’état économique du pays.

Ce sont eux qui déterminent le coût des matières premières et des produits alimentaires à travers le monde. Le prix des produits alimentaires n’est plus déterminé par la loi de l’offre et de la demande mais par des manipulations financières de la bourse de Wall Street. C’est parce qu’un certain nombre de personnes comprennent ces réalités qu’elles ont organisé les protestations de ces derniers à Wall Street, protestations qui sont en train de s’étendre sur tout l’étendue du pays et en dehors.

Les banquiers internationaux, à cause du pouvoir de créer l’argent ont des agents et associés dans toutes les sphères de l’administration, la police fédérale, l’armée, les services de renseignements (utilisés pour de basses besognes et assassinats physiques), les medias (pour le contrôle de la pensée et l’assassinat médiatique), l’industrie, les universités (ou on enseigne et produit beaucoup des livres comportant des faits historiques falsifiés). Ils utilisent la corruption ou l’intimidation pour garder tout ce monde sous contrôle. Leurs agents se retrouvent dans des organisations secrètes telles que le Bilderberg Group ou la commission trilatérale américaine.

Le pouvoir quasi-divin de créer l’argent leur permet de décider à travers des contributions politiques quel président ou membre du Congres sera élu. Peu importe pour eux qui est élu. Ils ont la même influence sur les gouvernements qu’ils soient de la gauche ou de la droite.

Certaines de ces banques telles que Citibank et Wells Fargo ont été trouvées coupables d’activités aussi sinistres que le blanchissement de l’argent de la drogue.

Ce sont ces banquiers internationaux qui créent des cycles successifs de croissance économique et de dépression faisant croire que ces cycles suivent une évolution naturelle. Ils le font par le contrôle de la quantité d’argent en circulation. En ce moment il n’y en a pas beaucoup en circulation et c’est ce qui diminue l’activité économique globale.

DEFINIR LA CRISE ACTUELLE

La crise actuelle est une crise de la spéculation. Cela veut simplement dire c’est que rien n’a disparu dans le monde réel. Il n y a pas de manque dans le monde réel. L’eau, la nourriture, les médicaments, les hôpitaux, les écoles, la lumière, les routes, les biens de consommation que l’argent représente et tout ce dont nous avons besoin pour fonctionner, continuent d’exister. Les choses n’ont changé que dans le monde artificiel.

Un monde artificiel a été créé et superposé au monde réel. Par un jeu de mots savants on amène les gens à convertir leurs biens matériels en valeurs artificielles et à en donner l’autorité aux investisseurs et experts financiers. Ces experts utilisent cette autorité pour jouer avec des chiffres dans le monde artificiel avec la promesse de leur faire gagner de l’argent. Et lorsque les choses se passent mal comme c’est le cas en ce moment, ceux qui ont joué à ce jeu perdent la possession des biens matériels auxquels ces chiffres sont attachés. C’est ce système artificiel qui leur permet de contrôler les gens et de les enrichir ou de les ruiner à volonté. Ce qui nous amène à ce constat: si on perd ces biens il doit bien avoir des gens qui les gagnent. Ils ne s’évaporent pas, ne disparaissent pas du système; ils doivent bien se trouver quelque part mais nous y reviendrons plus tard.

Pourquoi ces pratiques malhonnêtes nous paraissent-elles normales ? Pourquoi ne sommes–nous pas révoltés par cet ordre de choses ? Pourquoi certaines personnes auront-elles du mal à croire à la version des choses que cet article présente? C’est parce que depuis la naissance nous avons été pris captifs par un système préétabli et très sophistiqué qui nous a imposé sa version des faits, sa logique et ses valeurs. Il contrôle notre façon de penser et nous a même conduits à y calquer nos réflexions.

C’est ce système qui nous a vendus la globalisation comme la panacée des problèmes des pays sous-développés alors qu’elle est un outil d’esclavagisation ; c’est cet ordre des choses qui nous a imposé le principe injuste de l’offre et de la demande qui nous fait croire qu’il est logique de vendre plus cher un bien parce qu’il est plus demandé, c’est a dire au moment même ou les gens en ont le plus besoin ; Ne serait-il pas plus juste que ces services coûtent moins cher lorsque beaucoup de gens en ont le plus besoin, faisant ainsi gagner les investisseurs dans le nombre ? C’est, vous le voyez bien une logique qui s’oppose aux principes d’honnêteté, de justice et de miséricorde qui devraient guider toutes les sociétés.

Et nous continuons à y croire parce que nous continuons à regarder la télévision, à lire les journaux qu’ils contrôlent, ces medias qui ont pour but réel d’entretenir l’ignorance en créant l’illusion.

LA FRAUDE A ETE PREMEDITEE

La crise financière actuelle comme celle de 1929 n’est pas ordinaire; elle a été consciemment orchestrée et fait partie d’un plan global mis en place par les banquiers internationaux pour avancer leur agenda. Examinons deux faits pour soutenir cette thèse.

Les attitudes coupables: des individus ont critiqué cette façon de faire les affaires et cela leur a coûté leur carrière. L’ancien gouverneur de New York Eliot Spitzer, celui qui a démissionné à cause d’un scandale sexuel, a écrit le 14 février 2008 un article dans le Washington Post dans lequel il accusait le gouvernement fédéral d’être très laxiste avec les banques qui faisaient violer la loi et de connivence avec les banques d’investissements de la bourse de New York ; Le gouvernement a répondu qu’il évitait d’interférer dans la finance et qu’il laisserait le marche s’auto ajuster. Mais ce n’est pas tout ce qu’il a fait. Un bref documentaire The Assassination of Eliot Spitzer affirmait que c’est l’accusation qu’il a portée contre le gouvernement fédéral américain qui a provoqué une investigation sur lui. Son accusation sur le scandale sexuel n’était qu’un prétexte pour le faire tomber et taire. En passant, le procureur a décidé de ne pas poursuivre Eliot Spitzer après sa démission et les accusations contre lui ont été abandonnées.

Un contrôle intelligent de la bourse: Contrairement à ce qu’on pourrait croire les mécanismes de la bourse ne sont pas automatiques ou innocents. Ils ne s’autorégulent pas. Il y a des individus qui les contrôlent et qui décident de ce qui s’y passe. Henry Pasquet raconte dans le documentaire intitulé The Money Masters- How international Bankers have gained control of America une histoire que lui a racontée Ed Carrigan avec lequel il travaillait. Carrigan raconte que quelques semaines avant le crash de 1929, Joe Kennedy, père de l’ancien président américain John F Kennedy est venu voir son grand-père et lui a dit ceci en substance: Ne me demandes pas comment je le sais, mais va retirer tes avoirs de la bourse. Les avoirs de la famille Kennedy sont passés de 4 millions de dollars avant la crise à 100 millions après celle-ci. C’est parce qu’ils sont informés d’avance que les personnalités influentes telles que les sénateurs, les gouverneurs, les membres du gouvernement ne se font pas prendre par surprise. Elles sont toujours prévenues avant que la bourse ne crashe.

Wall Street fonctionne comme un gigantesque casino dont les règles du jeu sont entre les mains de quelques privilégiés qui coopèrent avec le gouvernement. Selon Ellen Brown dans son livre The Web of debt le gouvernement contrôle et manipule le marché boursier en complicité avec la banque centrale et les acteurs de la bourse à travers des organismes tels que le Plunge Protection Fund qu’on appelle encore le Working Group on Financial Market ( dont les membres sont le président des Etats-Unis, le ministre du trésor, le président de la banque centrale, le président de la Security and Exchange Commission etc..), The Exchange Stabilization Fund ou le Counterparty Risk Management Policy Group . Tous ces organismes ont pour mission officielle de protéger et stabiliser le fonctionnement du marché.

LES MECANISMES DE LA CRISE

Il y a un certain nombre de mécanismes qui ont amené l’existence de la crise actuelle mais choisissons d’étudier celui de l’immobilier en profondeur, pour raison de clarté et de simplicité.
Commençons par quelques définitions.

Les Dérivatives dont on parle tant qui sont à l’ origine de cette crise sont des paris. Les banques et autres institutions pouvaient parier par exemple sur l’augmentation ou la chute du prix de pétrole, la récolte du blé, la faillite d’une compagnie ou simplement des changements climatiques.

Il y avait a Wall Street 5 grandes banques d’investissement (Goldman Sachs, Morgan Stanley, Lehman’s Brother, Merill Lynch et Bear Sterns), 2 conglomérats financiers (Citigroup et JP Morgan), 3 compagnies d’assurance (AIG, MBIA et AMBAC) et des agences d’évaluation de risque (Moody’s, Standard &Poor et Fitch).

Avant la crise financière, l’achat d’une maison impliquait 2 acteurs : L’acheteur et la banque locale prêteuse d’argent qui faisait attention à qui elle faisait le prêt car c’est elle qui perdait si la dette n’était pas payée. La nouvelle chaine mise en place grâce a la dérégulation du gouvernement américain des activités de Wall Street des les années 80 impliquait 4 acteurs : L’acheteur, la banque locale qui prêtait l’argent, la banque d’investissement de Wall Street et les investisseurs. Mais lorsque les choses se gâtaient ce sont les investisseurs qui perdaient

Dans son documentaire intitule Capitalism : A Love Story Michael Moore a cite un rapport du FBI qui estimait que dans 80% des crédits maisons a problèmes, la banque savait que l’emprunteur n’était pas qualifie.

La 1ere entité qui gagnait de l’argent dans le processus c’est la banque locale prêteuse d’argent qui rassemblait des milliers de ces crédits maison en des vehicules financiers complexes appelles Collateral Debt Obligation (CDO) et les vendaient aux banques d’investissement de Wall Street. Ces dernières vendaient ces paquets financiers à des investisseurs a travers le monde (une ville en Islande, une pension de retraite au Mississipi, des banques privées en Grèce, un consortium a Dubaï). Quand l’acheteur de la maison payait sa dette, l’argent allait en fait chez l’investisseur.

Les banques d’investissement payaient les agences d’évaluation de risque pour une évaluation de ces paquets financiers et plusieurs de ces CDO recevaient la marque AAA qui est la marque la plus élevée garantissant que l’investissement était d’excellente qualité et présentait un très faible risque d’échec. Cette marque les rendait facile à vendre.

Les banques prêteuses d’argent ne se souciaient pas si l’emprunteur pouvait payer ou pas et ont commence à faire des prêts risques appelles Subprime Loans. Elles passaient simplement le risque au prochain maillon de la chaine, les banques d’investissement qui ne s’en souciaient pas non plus car elles passaient le risque aux investisseurs. Ces banques d’investissement préféraient faires des prêts risques parce que ces prêts représentaient des taux d’intérêt élevés.

Beaucoup de personnes travaillant a Wall Street ont eu des bonus qui s’évaluaient en millions de dollars pour des cadres moyens et en centaines de millions pour les directeurs généraux de compagnies (485 millions de dollars pour le CEO de Lehman’s Brothers). Alors qu’un neurochirurgien pouvait faire 2 millions de dollars par an, un spéculateur à Wall Street en faisait 56 millions.

Rappelez-vous que pas d’argent ou de richesse était crée dans ce processus. C’était de l’argent issu de la spéculation.

La banque centrale américaine a refuse de jouer son rôle suppose de régulation des marches. Le Securities And Exchange Commission (SEC) qui est le gendarme de Wall Street n’a pas voulu faire d’investigation sur ces pratiques. Il y avait des individus qui dénonçaient ces pratiques mais ceux-ci ont été brimes et intimides.

Ce système en soi était une bombe financière en marche.

Pendant ce temps un autre mécanisme se mettait en place. AIG, la plus grande compagnie d’assurance vendait des polices d’assurance sous forme de dérivatives appelles Credit Default Swaps (CDS). Rappelez-vous qu’un dérivative est un pari. Pour les investisseurs qui possédaient des CDO, le CDS était comme une police d’assurance pour les CDO. C’est-à-dire qu’un investisseur qui avait acheté un paquet de crédit maison ou CDO pouvait aller acheter des CDS pour se protéger. Dans le cas les CDO qu’il avait acheté s’avéraient être un mauvais investissement ou investissement toxique, AIG les paierait.

Même les spéculateurs pouvaient acheter des CDS à AIG dans ce cas-ci. Cela veut dire même des gens qui ne possédaient pas de CDO pouvaient acheter des polices d’assurance. Normalement vous ne pouvez assurer que quelque chose (une maison par exemple) que vous possédez. Dans l’univers des dérivatives, vous pouviez assurer une maison qui ne vous appartenait pas. Ainsi 50 personnes pouvaient assurer une maison. Cette pratique arrangeait les compagnies d’assurance qui faisaient plus d’argent (Joseph Cassano, le CEO d’AIG a reçu un bonus de 315 millions de dollars). Mais si la maison brulait par exemple, la perte était proportionnellement grande au nombre de personnes ayant pris un pari sur cette maison.

A cause du manque de contrôle et de régulation AIG ne voyait pas la nécessité d’avoir de l’argent pour couvrir une perte quelconque. Toutes ces polices d’assurance ou CDS étaient vendues par une compagnie qui ne pouvait pas payer en cas de problèmes.

Les banques comme Goldman Sachs sont allées si loin qu’elles ne vendaient pas seulement des CDO aux investisseurs, mais elle prenait aussi des paris contre ces CDO en achetant des CDS. Cela veut dire que pendant qu’elle vendait des CDO aux investisseurs qu’elle affirmait être de bonne qualité, elle pariait auprès d’AIG qu’ils étaient de mauvaise qualité. Selon cette police d’assurance, AIG était suppose payer Goldman Sachs dans le cas probable ou ces investissements (CDO) étaient de mauvaise qualité. Rappelez-vous aussi que ces CDO étaient bases sur des crédits risques c’est-à-dire sur des prêts faits a des gens qui ne pouvaient probablement pas payer et Goldman Sachs le savait. Goldman Sachs gagnait ainsi à 2 niveaux : auprès des investisseurs en leur vendant ces CDO et auprès de AIG lorsque ceux-ci s’avéraient mauvais.

Les agences d’évaluation de risque qui avaient participe au jeu de la fraude ont fait des milliards de dollars dans cette affaire. Moody’s par exemple a quadruplé son profit entre l’année 2000 et l’année 2007.

Au moment ou les acheteurs de maisons ont commence a avoir des problèmes a payer, les banques ont prétendu que les usagers les avaient trompe en prenant des dettes qu’ils ne pouvaient payer et ont rendu difficile l’accès a l’emprunt. On demandait aux potentiels acheteurs de mettre sur table 20% de la valeur de la maison qu’ils voulaient acheter, mais combien de gens ont ce genre de montant en liquide? Cette décision prise stratégiquement par les banques a eu pour conséquence de rendre ces maisons invendables puisque les potentiels acheteurs n’arrivaient pas à se qualifier pour les crédits. La seule option pour les propriétaires était de remettre ces maisons à vil prix aux banques qui les avaient financées.

Les banques prêteuses et d’investissement et les investisseurs se sont retrouvées avec des CDO qui non seulement perdaient leur valeurs mais aussi étaient toxiques. En conséquences tous les investisseurs qui a travers le monde qui avaient acheté ces paquets toxiques ont commence à perdre de l’argent. Les compagnies d’assurances comme AIG ont commence à recevoir des réclamations et tous les maillons de la chaine ont commence à manquer d’argent liquide et se sont tournes vers l’Etat.

LES ACTEURS DE LA CRISE

Les banques d’investissements : Ce sont les maîtres du jeu et les grands gagnants de cette crise. Certaines de ces banques dont vous avez entendu parler ont pour noms Lehmann’s Brothers, Goldman Sachs, JP Morgan, Chase Manhattan Bank, Meryll Lynch etc.… Elles sont au-dessus de la loi et plus puissantes que le gouvernement bien qu’en théorie celui-ci détienne le pouvoir exécutif. Selon des experts tels que Max Keiser, c’est Goldman Sachs qui aurait déclenché la crise aux Etats-Unis et mis la Grèce et l’Espagne dans les difficultés dans lesquelles ces 2 pays se trouvent.

Le gouvernement : Il est l’exécutant des décisions de Wall Street. La plupart des ministres du trésor et des personnalités économiques du gouvernement viennent de Wall Street.
Comme nous l’avons souligne plus haut, ces banquiers internationaux à travers leurs agents ministres ont une énorme influence sur l’économie et les finances du pays. Le président Obama n’a pas d’autres choix que de coopérer avec eux jusqu’à une certaine mesure. Dans la réalité que peut-il faire d’autre que de faire semblant de suivre le mouvement ? Pour vraiment changer les choses il faudrait qu’il remplace toute la classe politique (y compris les membres du congres qui est un organe puissant et sans lequel le président ne peut exécuter son programme d’action) et qu’il aille expliquer au peuple ces choses-la a la télévision (faits auxquels beaucoup d’américains ne croiront même pas) ; il s’exposerait alors a un isolement politique par une classe politique qui participe a ce jeu et prendrait un énorme risque personnel. Il a encore 2 jeunes filles en bas âge.

Profitons-en pour dire un mot sur le président Barack Obama. Pour expliquer sa situation permettez-moi d’utiliser une métaphore : Supposons que vous soyez élu président en succession à un dictateur qui aura mis en place un système maffieux au cours de ses longues années de règne. Imaginons qu’après avoir pris vos fonctions vous vous rendiez compte qu’en dehors de 2 ou 3 conseillers vous ne pouvez pas nommer de nouvelles personnes dans l’appareil de l’Etat. Ainsi vous vous voyiez dans l’obligation de travailler avec les mêmes ministres, les mêmes généraux, même appareil sécuritaire, et même commandants de la garde et sécurité présidentielle. Commenceriez-vous à faire arrêter certains de ces individus pour malversations financières ? Probablement non, car ils se mettraient contre vous et vous feraient tomber. C’est ce qui explique qu’en dehors de quelques cas, la plupart des criminels financiers à l’auteur de cette crise financière soient toujours libres. Le système fonctionne comme une sorte de mafia globale dans laquelle les gens se protègent et sont tenus par un serment du secret. De temps en temps on arrête un individu qu’on veut punir ou qu’on sacrifie pour donner l’impression que le système est équitable et juste. Tous ceux qui essayent de s’écarter de la règle du jeu sont neutralisés. C’est un peu ce qui est arrivé au président Kennedy (écoutez son discours sur les sociétés secrètes à Youtube).

Je ne suis pas en train de suggérer que j’approuve tous les actes du président Obama. Au contraire, j’ai trouvé qu’il a manqué de courage dans la gestion des conflits ivoiriens et libyens. Ce que je dis c’est qu’il ne peut rien changer.

Le parlement : Il est l’organe qui vote les lois et a en principe le pouvoir de changer l ‘ordre des choses. En principe seulement. mais qui n’a pas
Les parlementaires sont tellement redevables aux acteurs financiers que l’organe dans son ensemble a pratiquement perdu son pouvoir d’influencer les évènements. C’est ainsi qu’on a procédé a 2 véritables coups d’Etat en Grèce et en Italie ou les premiers ministres George Papandreou et Silvio Berlusconi, leaders élus ont été renverses et remplaces par Loucas Papademos et Mario Monti qui sont des agents de Goldman Sachs en Europe http://phynances.blogspot.com/2011/11/la-franc-maconnerie-europeenne-de.html .

Le peuple : Il est la victime principale, la vache à lait. C’est lui qui en réalité va payer la note de tout ce scandale financier. Le peuple grec est la dernière victime de cette maffia qui consiste à donner les richesses du peuple en garantie du sauvetage par les banquiers internationaux. Le FMI en échange de son aide à la Grèce demande que toutes les richesses du pays soient mises comme garantie. En cas de cessation de payement, il s’arroge le droit de confisquer ces biens. La conséquence de cette crise et de l’emprunt du gouvernement grec est l’augmentation des impôts, la réduction des services sociaux, l’évaporation des fonds de retraite et des épargnes pour les grecs et la mise sous hypothèque de tout le pays. Et c’est pour cela que les grecs protestent.

Pourquoi aucun des medias ne raconte ainsi les choses si elles sont vraies ? Pourquoi pas un seul journaliste ne raconte les choses telles que je les présente ? Les journalistes des medias traditionnels ont peur. Le même raisonnement s’applique aux politiciens. Ce que ces gens font c’est jouer le jeu et prétendre. Il y a cependant des journalistes qui racontent ces choses mais a travers l’internet et les livres.

Les medias sont pour la grande majorité prives, donc appartiennent a des individus et groupes financiers contre les intérêts desquels ils ne peuvent évidemment pas écrire. Beaucoup de ces banques ont des investissements donc un contrôle direct ou indirect sur la plupart des medias.

LA SOLUTION PROPOSEE A LA CRISE : LE SAUVETAGE DES BANQUES

Le gouvernement et les medias ont expliqué aux gens en substance que les compagnies en difficulté sont tellement importantes pour le système financier des pays qu’on ne peut pas les laisser tomber. Elles étaient trop grandes pour tomber. On doit les sauver en leur prêtant de l’argent ou en les rachetant. Dans des pays comme les Etats-Unis, on va prendre l’argent du contribuable, le donner aux banques qui vont relancer l’économie en faisant des prêts au contribuable qui devra payer sa dette avec intérêt. Dans d’autres pays tels que la Grèce ou l’Espagne tombes victimes des manœuvres de Wall Street, l’Etat va hypothéquer la richesse nationale et emprunter de l’argent auprès du FMI et d’autres pays plus puissants comme l’Allemagne ou la France pour renflouer les banques privées. En un mot la solution proposée consiste à donner l’argent aux personnes qui ont créé ce problème.

Il y a cependant un problème à cette solution : Les centaines de milliards qu’on se proposait d’investir dans la crise sont insuffisants car le trou est selon Ellen Brown de plusieurs milliers de milliards de dollars. On avance le trou de 54.000 milliards de dollars c’est à dire plus d’argent que le monde n’en contient. En ce moment même le cout des dérivatives est de 700. 000 milliards de dollars alors que le Produit Intérieur Brut de la terre est de 63.000 milliards de dollars Cet argent va donc être créé dans le vide avec simplement la garantie que le contribuable payera plus tard. La conséquence à imprimer des sommes aussi énormes sans richesse matérielle de soutien sera une inflation et une flambée des prix notamment des produits alimentaires et des autres produits de première nécessité.

Ellen H Brown pense que la solution à la crise est très simple: Annuler la dette que le pays doit aux banquiers internationaux et remettre au gouvernement le droit de créer l’argent. Elle explique que cette dette aura de toutes façons être prise sur des donnes fausses et malhonnêtes. Ou à défaut remettre au gouvernement le pouvoir de créer de l’argent ce qui lui donnera les moyens de payer sa dette.

Quels sont les objectifs de cette crise ? Pourquoi des gens de bon sens créeraient-ils une crise comme celle-ci et menaceraient-ils de détruire un système financier dont ils semblent profiter ? Pour quelle raison des individus de bonne foi voudraient-ils faire tomber l’économie de leur pays et celles du monde? Et surtout comment se tirer d’affaire ? C’est ce que nous verrons la prochaine fois.

Atangana Mebah Dorien

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