Côte d’Ivoire : la réaction du Comité d’Action pour la Libération des Prisonniers Politiques, suite à la mort de deux d’entre eux à la MACA

macaComité d’Action pour la Libération des Camarades Prisonniers Politiques (CAL- CP)
Relatif à la mort de deux prisonniers politiques à la MACA

Dans la nuit du mardi 23 au mercredi 24 juillet 2013, des tirs nourris ont été entendus à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA) où sont également détenus près d’un demi-millier de prisonniers politiques ivoiriens.

Selon nos sources d’information, le bilan serait de 57 morts dont 16 femmes et les deux prisonniers politiques suivants :

  1. AKESSE AGNERO CYRILLE
  2. KOFFI N’DRI BONIFACE

En attendant d’en savoir plus sur les conditions dans lesquelles ces deux prisonniers politiques ont trouvé la mort :

Le CAL – CP rappelle

ü  que ces deux prisonniers politiques tués n’avaient rien à faire à la MACA et qu’ils avaient été arrêtés et mis en prison comme de nombreux autres jeunes Ivoiriens et leaders politiques pour leur soutien démocratique au Président Laurent GBAGBO ;

ü  que ces deux prisonniers politiques étaient détenus depuis plusieurs mois sans jugement ;

ü  qu’ils sont au moins 700 autres Camarades Prisonniers et Personnalités Politiques détenus dans les mêmes conditions inhumaines depuis avril 2011.

Le CAL – CP constate

ü  que ces deux prisonniers politiques sont morts injustement, victimes du pouvoir illégitime d’Alassane Ouattara ;

ü  qu’après les épidémies de tuberculose, c’est une tentative d’évasion de prisonniers de droit commun qui s’est muée en massacre.

Le CAL – CP condamne :

ü  la précarité des conditions de détention et de sécurité qui prévaut dans ces prisons dans le but de décimer les prisonniers politiques ;

ü  la politique de la terreur du pouvoir d’Alassane OUATTARA qui consiste à arrêter et maintenir en prison sans jugement tout opposant à son régime, non sans lui avoir fait subir les pires tortures dignes d’une autre époque.

Le CAL – CP impute l’entière responsabilité de ces deux morts au pouvoir d’Alassane OUATTARA.

Le CAL – CP exige la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques.

Le CAL – CP appelle la communauté nationale et internationale ainsi que les organisations de défense de Droit de l’Homme à prendre la mesure de la gravité de la situation en Côte d’Ivoire et à user de tout leur poids afin que soit restaurée la démocratie dans ce pays.

Le CAL – CP pense que la vraie réconciliation entre Ivoiriens ne pourra être effective que dans le respect des libertés individuelles et des règles de droit qui régissent le fonctionnement démocratique des institutions.

Fait à Paris, le 24 juillet 2013

COMMUNIQUE DE PRESSE

REF D/003/13

Pour le CAL – CP, Georges AKA, son Président

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