COREE DU NORD, IRAN, PALESTINE: Trois zones de danger!

nuc_cyber_attaque_200La Corée du Nord a accusé cette semaine la Corée du Sud et les États-Unis d’être derrière les cyber-attaques qui ont paralysé des sites Internet de Pyongyang, alors que les tensions entourant les ambitions nucléaires de la République Démocratique de Corée ne cessent de croître.

Les cyber-attaques, nouvelles armes de guerre

L’accès au réseau était intermittent mercredi et jeudi dans la capitale nord-coréenne. Le fournisseur de service internet de la Corée du Nord, Loxley Pacific, a signalé qu’il enquêtait sur une attaque informatique qui aurait neutralisé les serveurs de Pyongyang. Vendredi, on ignorait toujours à partir d’où l’attaque avait été lancée. Le service normal était cependant rétabli. L’agence de presse officielle de la Corée du Nord a pointé du doigt les États-Unis et la Corée du Sud, les accusant d’élargir le spectre de leurs interventions contre le régime à l’espace cybernétique.

Tandis que Séoul a nié ces allégations, l’armée américaine a refusé de commenter le dossier. Mais on soupçonne les pirates chinois d’avoir orchestré ces attaques, au dire de Lim Jong-in, doyen de l’école sur la sécurité informatique à l’université de Corée, à Séoul, la Chine n’en pouvant plus de son intrépide voisin. «Il y a plusieurs internautes chinois qui ont exprimé leur haine à l’égard de la Corée du Nord ces derniers temps, a-t-il suggéré. Je pense qu’il est plus probable que ce soit eux qui aient réalisé ces attaques contre les sites web nord-coréens.» Comment ? Avec l’accord des autorités chinoises ?

nuc images (1)Pendant ce temps, l’armée nord-coréenne a procédé, au lancement de missiles à courte portée en mer orientale de Corée (mer du Japon). Une unité militaire nord-coréenne a lancé des missiles supposés être des KN-02, d’une portée de 120 km. « Le lancement est considéré comme un test de missiles à courte portée. Il semble avoir été conduit au niveau d’une unité militaire et non au niveau national« , a déclaré une source militaire à Séoul, citée par l’agence d’information sud-coréenne. La veille, le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, avait assisté en personne à des exercices d’artillerie à tirs réels près de la frontière maritime entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, en mer Jaune, au moment où le premier ministre sud-coréen visitait de son côté cette zone ayant fait l’objet de confrontations entre les deux pays. Récemment, comme on le sait, la Corée du Nord a brandi la menace d’une « guerre thermonucléaire » et a averti les Etats-Unis qu’ils s’exposaient à une « frappe nucléaire préventive ».

Du coup, le Pentagone a renforcé la défense antimissile des Etats-Unis en déployant quatorze intercepteurs supplémentaires, en plus des trente missiles déjà installés sur le territoire américain, a annoncé vendredi le secrétaire américain à la défense, Chuck Hagel. Cette mesure vise à « conserver une longueur d’avance » sur les menaces posées par l’Iran et surtout par la Corée du Nord, qui a effectué en décembre un tir réussi de missile balistique, selon les Occidentaux, et a réalisé un troisième essai nucléaire en février, selon M. Hagel. Ces quatorze missiles supplémentaires, appelés « intercepteurs basés à terre » (GBI), seront déployés d’ici à 2017, a précisé le ministre. Les trente intercepteurs déjà déployés se trouvent sur les bases de Fort Greely, en Alaska, et de Vandenberg, en Californie. Mais on aura remarqué au passage dans le communiqué de presse l’allusion directe à l’Iran.

Les USA reviennent sur l’Iran et le nucléaire 

Les Etats-Unis ont estimé la semaine dernière que l’Iran aura besoin d' »un peu plus d’un an » pour développer l’arme atomique une fois que Téhéran l’aura décidé. L’Iran dément toujours rechercher la bombe atomique et affirme que son programme nucléaire n’a que des visées pacifiques. Mais Obama est resté ferme dans une interview diffusée jeudi à la télévision israélienne, avant son voyage au Proche-Orient de cette semaine : « Nous pensons qu’il faudrait un peu plus d’un an à l’Iran pour développer une arme nucléaire, mais, à l’évidence, nous ne voulons pas attendre le dernier moment », a déclaré le président américain dont ce sera la première visite présidentielle en Israël.

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Prié de dire s’il ordonnerait d’attaquer l’Iran si la diplomatie devait échouer, Barack Obama a répondu clairement : « Quand je dis que toutes les options sont sur la table, toutes les options sont sur la table. Les Etats-Unis ont évidemment des capacités importantes mais notre but ici est de faire en sorte que l’Iran ne possède pas d’arme nucléaire susceptible de menacer Israël ou de déclencher une course aux armements dans la région ».

Palestine : un processus dans l’impasse

En ce qui concerne le processus de paix israélo-palestinien , Barack Obama s’est montré vague en disant qu’il voulait avant tout écouter durant les réunions qu’il aura avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président palestinien Mahmoud Abbas. Pas un mot n’a été prononcé sur les colonies israéliennes.Il n’a  pas été jusqu’à appeler à un gel des implantations de colons en Cisjordanie, se contentant de suggérer qu’un changement dans la politique israélienne renforcerait le pouvoir des dirigeants palestiniens modérés.

 Un processus dans l’impasse

Ceci étant, Obama n’a cependant pas caché ses différences de vues avec Benjamin Netanyahu, qui vient  de former un gouvernement de coalition, tout en estimant que les fondements des relations bilatérales entre les deux pays étaient solides, de même que l’engagement des Etats-Unis à la sécurité d’Israël. Le chef de la Maison blanche a dit partager avec Benjamin Netanyahu « une super relation, comme une relation d’affaires ». Dans l’interview, il se réfère plusieurs fois au Premier ministre israélien en l’appelant par son surnom, « Bibi ». Cela promet !

Michel Lhomme
le 19/03/2013

Source:metamag

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