(Chronique) Toute honte bue : les dictatures du Golfe et les pays arabes sont presque tous «révolu-sionisés», Par Chérif Abdedaïm

dictaturedugolfe10e anniversaire de l’invasion criminelle de l’Irak par les gangsters-assassins US. Une guerre basée sur des mensonges provoquant la mort de près d’un million et demi de civils irakiens selon la revue médicale britannique Lancet. Un pays réduit au chaos par les criminels US qui ont imposé un gouvernement à Bagdad, considéré parmi les plus corrompu de la planète, qui détient des centaines de milliers de prisonniers politiques, qui assassine à cœur joie, qui pratique tortures et viols systématiques, un gouvernement très démocratique, soutenu par les US évidemment et avec qui traite l’Union européenne, comme si rien n’était.

Dans cette situation chaotique, n’oublions pas également les conséquences inhumaines dues à l’utilisation des armes prohibées. Les organisations sanitaires n’ont cessé de dénoncer les taux élevés des malformations de nouveaux nés irakiens dus à l’utilisation de l’uranium appauvri et le phosphore blanc. Face à cela, aucune réaction des médias embedded trop occupés sans doute par leur campagne anti-syrienne.

Bien entendu cet engouement médiatique anti-syrien ne pourrait cesser que lorsque le pays connaîtra le même sort que celui de l’Irak, la Libye et l’on passe.

Dans cette optique, la partition de la Syrie demeure l’un des piliers de la feuille de route mise en œuvre au Proche et Moyen-Orient depuis belle lurette par les sionistes et reprise par les néo-cons. Dans cet échiquier, les premiers pas se dessinent à travers la récente entente Ankara-PKK dont le dernier signe est l’appel du leader kurde Abdullah Öcalan à renoncer à la lutte armée. Apparemment une « fédération autonome kurde » serait est à l’étude. Elle serait placée « sous la protection » d’Ankara (le tout, bien entendu, supervisé par Israël). Pour ce qui est de la zone « kurde » à détacher de la Syrie, les auteurs du projet voient grand : cette zone engloberait Alep. On voit que tous les moyens sont bons pour en finir avec l’indépendance syrienne.

Outre ces différentes tentatives de faire chuter un régime récalcitrant, selon le journaliste italien Manlio Dinucci, la campagne d’armement des terroristes syriens se poursuit avec la bénédiction de Washington et le financement des gros lars di Golfe. « La main droite des Etats-Unis ne voit pas ce que fait sa main gauche. Alors que le secrétaire d’Etat John Kerry déclare à qui veut l’entendre que Washington ne livre pas d’armes aux « contras » qui attaquent la Syrie, une enquête du New York Times montre qu’au contraire, c’est la CIA qui organise le trafic… »

« Depuis des centres opérationnels appropriés, des agents de la CIA pourvoient à l’achat d’armes avec des financements (de l’ordre de milliards de dollars) concédés principalement par l’Arabie Saoudite, le Qatar et autres monarchies du Golfe ; ils organisent ensuite le transport des armes en Turquie et Jordanie à travers un pont aérien, puis les font enfin parvenir, à travers la frontière, aux groupes en Syrie, déjà entraînés dans les camps installés à cet effet en territoire turc et jordanien. »

Selon le journaliste italien, depuis que l’opération a commencé en janvier 2012, au moins 3.500 tonnes d’armes, selon une estimation par défaut, ont ainsi été transportées par pont aérien. Les premiers vols ont été effectués, par des avions militaires de transport C-130, du Qatar en Turquie. Depuis avril 2012 ont été utilisés de gigantesques avions cargos C-17, fournis par le Qatar, qui ont fait la navette entre la base aérienne d’Al-Udeid et celle turque d’Esenboga. Détail non négligeable : la base aérienne qatarie d’Al-Udeid abrite le quartier général avancé de l’US Central Command, avec un personnel de plus de 10.000 militaires, et fonctionne comme hub pour toutes les opérations au Proche-Orient. Dans ses dépôts sont stockés des armes de tous types, y compris certainement aussi celles non made in USA, plus adaptées pour les opérations secrètes. Depuis octobre 2012, des avions jordaniens C-130 ont atterri dans la base turque d’Esenboga, pour charger des armes à transporter à Amman pour les « rebelles syriens »…

« En même temps, des avions cargos jordaniens ont commencé à faire la navette avec Zagreb, en transportant à Amman des matériels d’arsenaux croates achetés avec les financements saoudiens. Pour cette opération on utilise de gigantesques avions Iliouchine de la Jordanian International Air Cargo. Depuis le mois de février 2013, aux vols des avions cargos qataris et jordaniens se sont ajoutés des saoudiens, effectués par des C-130 qui atterrissent sur la base turque d’Esenboga. »

Par ailleurs, aucun souffle médiatique sur ces enfants soldats enrôlés de gré ou de force par les terroristes pour combattre l’armée syrienne. Dans ce contexte, la toile du net nous offre chaque jour son lot de surprises. Récemment, quelques photos ont été mises en ligne et sur lesquelles figurent des enfants âgés de 8 et plus. Sur l’une de ces photos, l’enfant soldat syrien pose cigarette au bec entre deux barbus en treillis engagés dans la lutte armée contre le régime en place et pour qui sa présence semble normale.

Ce gamin s’appelle Ahmed, il a huit ans et ses parents auraient été tués dans un bombardement de l’armée syrienne sur Alep. Son père était lui-même engagé dans la guérilla contre le gouvernement. Ahmed est bien sûr incapable de se servir réellement du fusil de guerre dont on l’a doté mais ce ne sont certainement pas les occasions de risquer sa vie que lui refuseront ses deux camarades de combat.

D’autres enfants sont recrutés à l’étranger comme cet adolescent parti de Ceuta pour lutter sur le «sentier de Dieu» contre le régime syrien. Selon le journal espagnol El Pais Nourdine âgé de 16 ans avait quitté le domicile familial en direction du Maroc et, c’est de là, qu’il avait regagné la Turquie d’où il avait appelé ses parents.

Face à toutes ces violations, c’est l’omerta au sein de ces pseudo-démocrates qui d’habitude sont quasi présent sur les plateaux de télé pour distiller leur venin quotidien.

Cela étant, sur le plan diplomatique, et après avoir donné aux nouvelles marionnettes de Washington le siège de la Syrie à la Ligue arabe, le Qatar offre à ses protégés l’ambassade de Syrie à Doha. Il est probable que les autres dictatures du Golfe suivront, de même que les pays arabes « révolu-sionisés »…toute honte bue.

Chérif Abdedaïm, La NOuvelle République du 9 avril 2013

Source:cherif.dailybarid.com

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