Bouclier anti-missiles : mise en garde russe contre les Etats-Unis

Selon le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, les États-Unis ne peuvent pas garantir que le système de défense de missiles ne sera pas utilisé contre la Russie. Il a averti, lundi, que Washington devait tenir compte des inquiétudes de Moscou, à ce sujet.

Le Président russe, Dmitri Medvedev, a promis de déployer, dans l’Ouest et le Sud de la Russie, des systèmes offensifs modernes, garantissant la destruction des installations européennes du bouclier anti-missiles, si les États-Unis poursuivaient leur déploiement du bouclier anti-missiles, en Europe.

Medvedev a chargé les forces armées de son pays d’élaborer des mesures, pour détruire, si besoin est, les moyens d’information et de commande du système de défense anti-missiles américain, en Europe, rapporte le service de presse du Kremlin. «J’ai ordonné aux forces armées d’élaborer des mesures, pour détruire, si nécessaire, les moyens d’information et de commande du système de défense anti-missiles», a déclaré le chef de l’État, dans le contexte actuel, autour du projet de bouclier anti-missile américain, en Europe. Selon M. Medvedev, il s’agit de mesures adéquates, efficaces et peu onéreuses.

« Washington poursuivra la création d’un système anti-missiles, en Europe », a déclaré le Porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain, Tommy Vietor, quelques heures après que le Président Dmitri Medvedev eut annoncé des mesures de riposte russe à ce projet. «Le système de défense anti-missiles européen ne vise et ne peut viser la sécurité stratégique de la Russie… Nous n’avons pas l’intention de changer nos projets, ni d’imposer des restrictions sur le développement du bouclier anti-missiles», a indiqué M.Vietor. Les États-Unis envisagent de déployer, en Europe, une troisième zone de positionnement de leur système de défense anti-missile. L’OTAN a annoncé que le bouclier serait, pleinement, opérationnel, en 2018. En revanche, Moscou s’oppose à ce projet, considérant que la mise en place d’un bouclier anti-missile, à proximité de ses frontières, représente une menace, pour son potentiel stratégique. La Russie et les États-Unis avaient convenu, lors du Sommet de l’OTAN de Lisbonne, en 2010, de coopérer, dans le domaine de la défense anti-missile européenne. Le partenariat était, toutefois, resté lettre morte, Washington refusant de garantir que le futur bouclier ne menacerait pas le potentiel nucléaire russe.

Source: irib.ir

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