Aux origines Kemites des hébreux (sémites)

Le sujet abordé ici est fort ancien, bien qu’il soit tombé dans l’oubli, il appartient au registre de l’occultation. Il convient tout de même de signaler que quelques auteurs s’y sont intéressés, en l’occurrence Cheikh Anta Diop, entre autres dans « Antériorité des civilisations nègres » …. Il ne s’agit donc pas des Juifs de notre époque que l’on parlera ici, qui eux sont issus d’un métissage, avec d’abord un croisement originel sémite-nègre en Arabie et en Ethiopie, puis celui sémite-mongol en Asie centrale (dans les chaînes de l’Altaï). C’est donc un peuple métissé qui a puisé à plusieurs sources desquelles il a tiré son renouvellement et son adaptabilité.

Par la suite, d’autres métissages sont survenus, qui ont ponctué les variétés de la branche juive primitive négroïde, sans en altérer la singularité : Juifs kémites primitifs répartis à travers plusieurs sous-branches (les Falasha d’Abyssinie, les Juifs négroïdes d’Afrique Noire, et les Juifs séphardiques de l’Afrique du Nord, et les Juifs dravidiens de l’Inde). Ensuite, les Juifs askénasiques de l’Europe centrale et ceux d’Amérique, y compris les Juifs africains-américains) – puis les Juifs Gerim et Khasar de Russie, les Juifs babyloniens, les Juifs chinois).

Ce texte encore une fois se penche sur une seule question : les origines kémites primitives des Hébreux. Tout ici tient sur une bande de terre dénommée le Croissant fertile, et qui s’étendait de l’Egypte à Babylone, où l’on situait également les pays de Canaan (estimé à 230 km du nord au Sud) et la Mésopotamie. Le texte s’articule autour de trois Axes, précédé par des Eléments de définitions : PREUVES PHILOLOGIQUES (I), PREUVES EXÉGÉTIQUES ET BIBLIQUES (II), ET PREUVES SCIENTIFIQUES (III).

-ÉLÉMENTS DE DÉFINITIONS PRÉLIMINAIRES

On peut rattacher trois acceptions au mot Hébreu, qui signifie « Ivri », du radical « Avaré », « passer, passer à côté, traverse »r, et s’applique de façon générale aux descendants de Sem, l’un des trois fils de Noé, caractérisés par le nomadisme, à l’image d’Abraham, l’émigrant, que Dieu a appelé de l’autre côté du fleuve nommé l’Euphrate pour le pays de Canaan. Ce mot désigne donc le peuple sémitique, qui provient de Sem, ou encore la semence d’Abraham. Il convient de rappeler ici que le mot Shem en medw netjer signifie « se mettre en route », marcher… En seconde acception, on le définit comme un peuple parlant un groupe linguistique syro-arabe, à l’exclusion de la langue ghez ou de l’éthiopien bien qu’elles soient classées par les spécialistes hébraïsants comme des langues sémitiques. La troisième acception rattache le mot Hébreu à la figure tutélaire de Héber qui serait à l’origine des Hébreux qui, en cela, sont aussi appelés les Ebérites. Les Cananéens les désignent pour toutes ces raisons comme des émigrants venus d’au-delà (âbir) du fleuve de l’Euphrate.

Ainsi donc, si l’on considère son emplacement géographique primitif, c’est un peuple d’origine chaldéenne, et donc qui est semblable à tous les autres habitants de la Chaldée, c’est-à-dire des Nègres, nous emploierons ici le terme scientifique Kémite. Le nom d’Israélites leur sera donné plus tard à partir de l’Exode, et vient d’Israël, celui qui a lutté avec Dieu. Les Israélites sont donc les Hébreux, à l’exception des Edomites, des Yishmaélites et des descendants de Qetoura. Les Hébreux Anciens que l’on présente comme les descendants de Sem, d’origine chaldéenne ne sont-ils pas des Kémites ?

Les Hébreux n’ont laissé aucun Bas-relief, aucune statuette (cela s’entend, ils sont tenus de ne pas en sculpter), aucune source ancienne qui rende compte de leur physionomie. Mais nous détenons des traces et des renseignements sur leur teint, leur système pileux, leurs lèvres et leurs tailles…On les compare aux Cananéens qui cependant sont présentés dans la Bible comme leurs ennemis… Nous allons donc, en prenant appui sur un texte canonique, Le Cantique des cantiques décrypter la question de leur teint, notre regard va s’attarder sur La Sulamite, modèle de beauté divine chanté par son poète et amant Salomon, qui est décrite formellement comme une Kémite.

I/II-PREUVES PHILOLOGIQUES ET EXÉGÉTIQUES (chapitres combinés et abrégés).

Les sémites sont généralement présentés comme constitués de deux grandes branches humaines : Les Juifs et les Arabes, les Arabes Noirs ont habité le Sud de l’Arabie et étaient appelés les Himyarites que les Grecs ont nommés Ethiopiens et Homérites. Ces Juifs Noirs d’Arabie venaient d’Abyssinie, lorsque d’autres situent leur origine en Mésopotamie, à Agadès, en 2400 avant notre ère, et tiennent l’Akkadien pour la première langue sémitique connue. Le fait est que les Hébreux antiques – comme les Arabes de l’Antiquité (Sémites) ont eu un commerce avec les Noirs qui révèlent la co-appartenance de ces peuples. Mais étayons cette assertion de la co-appartenance kémite des Hébreux par des preuves philologiques et exégétiques.

-Dans l’hypothèse biblique du premier couple (Adam et Eve) ayant fait des enfants noirs, il en ressort que le couple est nécessairement kémite en plus de la preuve que fournit la science moderne de l’Eve noire et de la prépondérance de la Rift Valley sur le Tigre et l’Euphrate. D’où l’intérêt qu’il y a à regarder les liens entre kémites et Israélites qui témoignent de l’interpénétration et bien plus, ils trahissent l’origine kémite de ce peuple.

-Sem ou Shem, Jephet et Ham ou Cham sont donnés en Genèse pour être les trois fils de Noé. Le découpage ancien des savants est de dire que les Hébreux sont nés de Sem, d’où la qualificatif de sémitique, les Indo-Européens de Japhet, tandis que les Noirs le seraient de Ham ou de Cham. Or, ce découpage laisse entendre qu’au moins à l’origine, ils ont un parent kémit, ce qui invalide la pertinence du principe de différenciation des trois branches, lesquelles ne seraient jamais qu’une seule branche négroïde subdivisée en trois sous-branches.

-Cham, fils de Noé, est donné pour être de race kémite (noire), qui a lui-même fait Koush, ce mot veut dire en hébreux même « noir » (ancêtre des Koushites et des Ethiopiens où est apparu Nemrod).

-Puis, Misraïm, nom arabe de kémit désignant également les Noirs (Égyptiens et Philistins),

-Pouth, qui désigne les Noirs Libyens et Soudanais.

-Canaan (nom de l’ancienne Palestine, habitée elle-même par des Kémites).

-Tout ceci suppose que Noé portait lui-même du sang Kémite lorsqu’il ne l’était pas, si l’on s’en tient à la science moderne. Car si l’on admet que tous ces fils de Noé étaient Noirs, c’est que Noé est noir selon la pensée de Sigmund Freud : l’enfant est le père de l’Homme.

-Abraham que l’on découpe ainsi en Medw netjer (ib râ im), signifie « Celui qui a mis Dieu dans le coeur  » est originaire du pays d’Ur en Chaldée, terre habitée par des kémites.

-Son père Terah vient lui-même de la Chaldée. Il épouse Sarah, puis Hagar (fille d’un Fara, qui est donc une princesse) de qui il obtient son premier fils Ismaël. Ensuite, il fait avec Sarah Isaac, enfant de la Promesse pour la Bible tandis que le Coran tient Ismaël pour l’enfant de la Promesse.

-Mais après ces deux fils, Abraham épouse une autre Kémite, une Cananéenne du nom de Kentura, avec qui il a eu des enfants, dont précisément les Madianites, autre Kémite, le plus connu étant le prêtre et initiateur du pays de Madian Jéthro, le futur beau-père de Moïse qui épousera sa fille kémite Sephora.

-Faisons aussi remarquer que Esaü, frère jumeau de Jacob a pris deux femmes Cananéenne et ismaélite, toutes deux kémites.

-Joseph n’est pas reconnu par ses frères et père, qui le prennent pour un prince égyptien (Genèse 42 : 8-33).

-Le Deuil de Jacob est célébré simultanément par les Kémites d’Egypte et par les Hébreux tous confondus, au pays de Canaan, alors appelé Abel-Misraïm (Genèse 50 : 11).

-Même chose au sujet de Moshé que les filles madianites de Jéthro qui le prennent aussi pour un prince kémite d’Egypte (Exode 2 : 19). Les Hébreux prennent naturellement femme parmi les Cananéennes.

-Puis Ils habitent au milieu des peuples kémites : Cananéens, Héthiens, Amoréens, Phéréziens, Héviens, Jébusiens, commerçant parfaitement prenant leurs filles (Juges 3 : 5 et 6).

– Josué épouse une Cananéenne (Rahab)-Samson des femmes de Philistins kémites (Juge 14 : 3)

-David et Bath Shéba (femme d’Uri le Cananéen) /(2 Samuel 11 : 3-12).

-Salomon et la Reine kémite de Saba, plusieurs Cananéennes…

-Les cheveux de Salomon sont noirs comme l’aile du corbeau, bouclés, lorsque ceux de la Sulamite sont comparés à un troupeau de chèvres, autrement dit noirs comme la toison de la chèvre, sa chevelure est sèche, son teint noirâtre. Elle ajoute elle-même que son teint est ainsi parce que le soleil « l’a brûlée » (I, 5 et 6). Il faut signaler que les Cananéens et les Syriens anciens ne sont pas des leucodermes. D’après le témoignage oculaire des penseurs comme Strabon, en 50 avant notre ère, les Syriens du Sud, y compris les Babyloniens et les Assyriens avaient la face basanée, par l’ardeur du soleil. Dans « Antériorité des civilisations nègres », Cheikh Anta Diop précise qu’on trouve deux type de Nègres, dont l’un a des cheveux lisses et longs et l’autre des cheveux crépus. Aujourd’hui encore, on rencontre ces deux caractérologies. La Sulamite est le prototype de la Kémite. On peut noter que le teint de Salomon est présenté comme blanc, blond, or, il n’existe aucun mot pour dire cette couleur en hébreu. La couleur rousse et blonde est signalée comme une exception, qui est par ailleurs abhorrée par Kémit.

-Iesoua (la manifestation de Wasiré). L’une des rares preuves iconographiques dont nous disposions encore aujourd’hui est la fameuse Gravure qui présente le Christ et ses disciples et révèle ses traits absolument négroïdes. Ce n’est que plus tard que l’on va blanchir Iesoua, le Maître du monde. Cette gravure qui date du troisième siècle a été cachée pendant des années (document précieux et de très grande rareté qui dépeint Iesoua comme un Kémite et sera mis en Annexe)…

-L’état de la recherche égyptologique rattache par ailleurs Maria, la mère de Iesoua au pays Kémit dont elle serait originaire.

En somme, les Juifs bibliques étaient pour l’essentiel des Noirs :

Le Coran dit: «Et il (Moïse) tira sa main de son sein et voici qu’elle était blanche vers les spectateurs. » (Chap. VII, p. 128) «Et mets ta main droite sous ton bras gauche, elle en sortira blanche « (vente:.. Al Coran, p. 257 en 1784). Si sa main devait devenir blanche, c’est bien parce qu’elle était noire…

-Moshé -Le Moïse des égyptologues : de Moïse l’Egyptien au Moïse l’Africain.

A l’inverse de la conclusion des historiens qui rejettent l’existence factuelle de Moïse ainsi que la présence même des Hébreux sur les bords du Nil, des sources autrement plus anciennes issues des Medou netjer existent, qui ont permis aux égyptologues de reconstituer le récit mosaïque à partir de dépositions et des documents datés et archivés, mais qui sont souvent demeurés entre les mains d’un petit cercle de spécialistes. Aussi est-il nécessaire de sortir ces connaissances des cénacles pour les propager chez les chercheurs et ceux qui entendent se spécialiser sur ces questions. Dans l’état actuel des recherches sur Moïse, on recomposera le parcours du personnage en partant de l’enfance (I), puis on examinera les trois foyers de son éducation initiatique (II), Le chemin de Canaan et les idées religieuses inspirées d’Egypte (III). Et enfin, Moïse l’Africain (IV).

1-L’Enfance

-L’on admet généralement que l’hypothèse de la naissance miraculeuse d’un enfant prédestiné à la fondation d’une religion est empruntée à la Mésopotamie (la naissance du roi Sargon Sagade (Akkad), qui a fondé Babylone vers 2800 avant notre ère. Freud illustrera patiemment cette thèse.

-Si l’on pose la date de 1125 avant notre ère comme celle de l’Exode, et que Moïse avait alors 80 ans (40 ans et 40 ans d’errance dans le désert), alors l’hypothèse de sa naissance est celle de l’an 1305 avant J-C.

-Il aurait grandi avec Mernephtah, son cousin, fils de la sœur d’un Fara qui a régné sur l’Egypte pendant 8 ans, entre 1213 et 1204 av. J.-C., et qui était le quatrième souverain de la XIX ème dynastie, et successeur de Ramsès II.

-Son nom égyptien, selon les dires de Manéthon, le prêtre savant de Sebbenytos est Hosarsiph.

-Le nom « Moshé » lui-même n’est pas d’origine hébraïque mais égyptienne, Mose, « sauvé des eaux », de la racine Oshi (eaux).

-Pour les égyptologues (Manéthon, Brested, Stefan Zweig, Arthur Weigall, Rolf Krauss, Doryon, Popper-Lynkeus, Jan Assmann, Charles V Bokor… y compris pour Freud, Moses est formellement égyptien : à la fois par le nom, par la langue

– il ne parlait pas l’hébreux, n’avait point un nom juif et a été admis dans les temples égyptiens où l’on admettait que très rarement les étrangers. Plus important, il avait été Général dans l’Armée du Fara, or ce poste ne pouvait aucunement incomber aux étrangers, en raison de son caractère stratégique.

2-Les trois foyers de son éducation initiatique

Il est établi qu’il tient son savoir de trois sources, dont les deux premières sont fournies par Manéthon de Sebbénytos, repris par Philon d’Alexandrie et par Flavius Josèphe, deux historiens juifs. Il tient son instruction des Temples d’Amon-Râ à Memphis, la grande capitale de Thèbes, où il a reçu l’initiation d’Isis et d’Osiris au Temple solaire de Memphis. Il y a exercé la fonction de scribe sacré.

-La seconde source est biblique, qui situe son initiation au Temple de Madian, au pays de Jéthro, prêtre et sage noir pétri de connaissances célestes et initiatiques. Dans ce temple, était enseignée une science puisant ses connaissances dans la sagesse des Ethiopiens et des Chaldéens. C’est là que Mose trouve et lit deux livres cosmogoniques : -Les Guerres de Jéhovah et Les Générations d’Adam.

-Puis la troisième initiation, l’ultime, celle du soir profond, il la subira à Akhétaton chez le Fara Akhénatona, où il a été à la fois hiérophante, c’est-à-dire appartenant à la catégorie des prêtres présidant aux rites initiatiques et dispensant des enseignements dans les Temples. -La théorie freudienne du meurtre du Père primitif – étranger – comme origine des religions permet aussi de comprendre que c’est la souche égyptienne et africaine de Moïse qui justifie son assassinat par les Juifs selon la découverte géniale de Sigmund Freud dans Totem et tabou, et dans L’Homme Moïse et le monothéisme… Le meurtre de Jésus par le Sanhédrin s’explique selon le même schéma, et est à l’origine du christianisme…

3-Le chemin de Canaan et les idées religieuses inspirées d’Egypte Après le décès du Fara Akhénatona, les prêtres Atoniens sont persécutés, et l’héritage du grand prophète est saccagé par les prêtres du Clergé des Amoniens, lesquels vont jusqu’à effacer des temples le nom et les œuvres du fondateur historique du monothéisme. Malmenés, les héritiers du monothéisme akhénatonien vont quitter le domaine de l’Amarna, sous la conduite de Mosé, et s’engager vers Canaan, en passant par la Mer Rouge. Sur ce chemin, Hosarsiph, nom égyptien que lui connaît Manéthon, est tenu ou d’abjurer sa foi ou de partir. Sur le chemin de cette fuite, un réformateur va naître dans l’ancien prêtre d’Osiris, qui va puiser son héritage monothéiste immédiat auprès du Fara Akhenatona, où il avait été à la fois le Général des Armées réputé et shemsou Maât. C’est de la sorte qu’il va organiser la communauté des Egyptiens restés fidèles à la Religion atonien et lui donner un nom, une grande ambition, un peuple et un Dieu : les futurs enfants d’Israël et de YHWH. Freud tient que Moshés a organisé l’Exode pour rester fidèle à la Religion d’Akhenaton.-Une découverte égyptologique forte est venue confirmer l’hypothèse des origines égyptienne et atonienne de Moïse et sa foi (les psaumes 96, 104, v. 20 à 21 entre autres s’inspirent de manière troublante du Grand Hymne à Aton ), notamment Les Lettres de Tell-El-Amarna (I) et Les Psaumes écrits par la Fara Akhenatona lui-même (II). -Il en est de même des idées atoniennes de l’immortalité de l’âme et de l’Au-delà, du Jugement, développées largement par les Egyptiens. Comme celle cruciales d’un Dieu unique et universel, inaccessible, sans origine ni fin, créateur de toute chose, non représentable, lumière et source de la vie, des hommes et de la Totalité de l’Univers. Akhenaton est allé plus loin, en ruinant le polythéisme, renversant l’idolâtrie (absence d’image dans le Culte), rejet de la magie et du cérémonial, en insistant sur la spiritualité, Moïse l’Egyptien en cela est bien son continuateur qui va à la manière de son Maître interdire de le représenter par des statues ni même par des images, de là idée cruciale et inaugurale du Dieu invisible, solitaire, miséricordieux et dont la gloire est infinie, et que les hommes ne peuvent contempler, comme l’idée magistrale de la sainteté et la puissance débordantes de son visage qu’il n’est donné à personne de voir. En cela, il convient de préciser que si Moïse l’égyptien organise le Monothéisme, son fondateur historique est indiscutablement le Fara Akhenatona.

-D’où aussi l’influence du modèle atonien sur les Hébreux. La méditation sur Dieu, son adoration, l’interférence de la Religion et de la foi, la prépondérance de Dieu sur toute autre préoccupation ont dominé la vie intellectuelle des Egyptiens. Les Egyptiens ont eu de grands savants, des philosophes et des théologiens, seuls les théologiens ont prospéré en Israël.

-Quant à l’idée d’élection propre au prophète Akhenatona face à l’Atona, qui le premier dit avoir été choisi par Dieu, lui seul pour le connaître, et le faire connaître, celle-ci connaît une amplification avec Moïse puisque d’une part, c’est le peuple juif en entier qui va le premier choisir de vivre selon, avec et au milieu de Dieu dans l’Histoire humaine comme « son Dieu », et va soutenir la grande thèse métaphysique d’un peuple élu de Dieu, qui doit d’autant moins choquer qu’en choisissant ce Dieu en toute liberté (libre-arbitre), ce peuple n’a fait que révéler le choix de Dieu lui-même. -Le versant redoutable de cette thèse est ailleurs, dans sa postulation communautariste et essentialiste. Le Dieu du peuple d’Israël est un Dieu qui sert une seule nation, contre toutes les autres nations, et qui entérine de ce fait l’autarcie, la différence ontologique et théologique des groupes, laquelle peut inférer l’idée tout aussi terrible de hiérarchisation et donc de droit à la domination. Cette légitimation de la différence et sa hiérarchisation est le côté restrictif et minimaliste de cette thèse qui divinise sur le mode moniste le peuple yahviste, sa seule Nation, et sa seule Religion.

-En revanche, le Dieu du Fara Akhenatona est aussi celui de la Fari Néfertari et de tous ceux qui vivent selon la Maât, il parle pour son prophète autant que pour l’Humanité entière, il n’est pas ontologiquement apparenté à une communauté unique, à un seul pays, qui seul porterait la promesse céleste, en la territorialisant vers la Terre sainte : Jérusalem. Fût-elle puissante et « confédérale », l’Egypte pense un Modèle de Jugement universel sur la base de la conduite vertueuse de l’âme. Atona sert tous les êtres – animés ou inanimés – comme le Soleil éclaire tous les étants, les faibles comme les forts, les méchants comme les bons, l’enfant et le vieillard, les femmes comme les hommes, les malades comme les autres, le jour comme la nuit… L’on comprend aussi le coup de force magistral du Christ – lui aussi Kémite

– qui vient dépasser ce nationalisme sectaire et essentialiste, en permettant l’accès universel à Dieu, non plus par la vérité et la justice comme en Egypte, ni par la pureté comme chez les Hébreux, mais par la Grâce, laquelle est déjà autorisée dans le sacrifice du Christ, « visage visible du Dieu invisible », fait Chair. La venue à l’Histoire par le Très Haut sur le mode du sacrifice suprême pour la Rédemption du Monde est un Acte d’Amour sublime et inconditionnel. La porte du salut en cela déplace son centre de gravitation, quitte la Terre, Jérusalem, la ville sainte, n’est plus sur Terre, mais dans les Cieux : la Jérusalem céleste désormais luit à côté du Christ, lequel reviendra juger avec les Saints le Monde, avant de remonter dans les cieux, la divine habitation, Terre de son règne. En cela aussi, le Royaume de Dieu ne sera jamais plus sur Terre, et son peuple s’est étendu à toutes les Nations, désormais non juives, elles aussi dépositaires désormais de la Révélation… comme les Arabo-musulmans…

-Le principe akhénatonien de l’unicité et de l’amour infini et ouvert de Dieu à tous les groupes est donc renié par Mosès. Il faudra attendre la figure messianique de Jésus pour corriger ce sectarisme ontologique, avec la division politique que cela présume. Figure pensée par la Religion de Moshé comme aboutissement de son Histoire, lorsque le Messie viendrait libérer son peuple de l’oppression historique. Messianisme resté ouvert et inachevé…

4-Moîse l’Africain

-Les textes disent que Mose naît égyptien, et ne sait rien jusqu’à au moins 40 ans de la culture juive.

-D’autres égyptologues de l’Ecole africaine, ont établi patiemment qu’il était africain (Biyogo, Nillon).

-Etre initié aux mystères d’Isis et d’Osiris, être ouvert à la connaissance des choses divines, supposait être non seulement égyptien, mais encore être d’un haut rang (prêtre ou personnes choisies par les Faras pour être promis à leur succession, à l’exception des profanes, à combien plus forte raison des étrangers).

-Selon toute vraisemblance, Moïse aurait eu deux femmes, toutes kémites. D’abord, une princesse koushite (éthiopienne), Tharbis, que le Général des Armées d’Egypte prend au détour de son retour victorieux d’une croisade militaire contre l’Ethiopie. Mais en fin de compte, c’est la charmante Madianite Séphora, fille du prêtre kémite Jéthro, dépositaire d’une langue tradition d’érudition théologique chaldéenne et éthiopienne, femme noire comme la nubienne, qui sera l’élue du prophète hébraïque d’origine kémite – Une trouvaille d’une rare importance est venue confirmer le récit biblique de l’Exode, que l’on nomme significativement la « Stèle d’Israël ». Cette stèle énumère entre autres faits :

-Les victoires militaires remportées par le Fara Merneptah sur les Libyens, Hittites, Cananéens, Ashkelon, Gezer, et le pays d’Israël.-Cette Stèle s’achève par une inscription importante : «Israël fut anéanti et n’a pas de prospérité ».

-Cette inscription a donné une indication cruciale sur la datation de l’Exode, qui toutefois ne pouvait pas avoir eu lieu sous le règne de Merneptah (1225-1215 av. notre ère).

III. PREUVES SCIENTIFIQUES

1-La documentation ancienne des Medou Netjer

Si les Hébreux de l’Antiquité étaient des Noirs, comment expliquer qu’ils aient eu maille à partir avec les Kémites, leurs frères mélanodermes de la Terre d’Egypte ?

Dans le « Livre des portes »,  – les Sémites et Asiatiques sont appelés : Amou, dont il est dit que Ta Kamit avait en détestation les moeurs (la couleur rousse entre autres des Sémites). Mais on les appellera précisément Habirou ou Hapirou (Groupe de nomades errants sans terre fixe).

-Les Indo-européens : Temehou (il importe de faire la précision entre Tehemou Lybiens leucodermes, arrivés tardivement en Libye, vers 1800 avant notre ère, c’est à leur sujet que l’on parle de l’invasion des peuples de la mer) et Temehou (les Libyens noirs autochtones).

-On peut en dire autant des Berbères qui ne sont ni sémites, ni leucodermes ni kémites tandis qu’une autre de ss souche est proprement kémite : les Berbères primitifs anciens sont mélanodermes. -Les Nubio-soudanais : Néhésiou (« ceux qui psalmodient des prières et des incantations ». Il s’agit ici des Ancêtres des Égyptiens, les Ethiopiens à propos desquels il est dit qu’une Colonie éthiopienne conduite par Osiris a fondé l’Egypte… Les Egyptiens sont donc les descendants et les continuateurs des Nubiens.

-Et les autochtones : Remetou.

En réalité, il n’existe pas d’hostilité de Kémit à l’égard de son hôte Israël, avant des faits précis. Il est établi dans la Bible que Kémit accueille Israël, lui donne le pays de Goshen, après avoir accueilli Joseph, et aucune preuve ne vient attester le contraire. L’idée que l’augmentation du nombre de ces hôtes a inquiété les Faras au point de persécuter et de malmener Israël n’est pas confirmée par les Medw netjer.

Ce qui expliquerait la rupture de l’idylle de ces deux peuples kémite et sémite primitivement nègres, serait un fait attesté par les Medw netjer que relève Cheikh Anta Diop. Lors de l’Invasion des Hyksos à Ta Kamit, entre 1782 et 1570, les Sémites auraient rallié l’Envahisseur et tourné le dos à leur Bienfaiteur et hôte. Or, la Conquête de l’Egypte par les Hyksos devait avoir une fin ironique. Précisons que le Sud du pays des deux Terres n’a jamais été véritablement conquis, car les princes Thébains avaient signé un Traité par lequel ils concédaient de payer le tribut aux Hyksos jusqu’au jour où ceux-ci ont heurté leur culte, en leur interdisant de pratiquer le Totem de l’Hippopotame. Dans le courroux, les princes kémites de Thèbes de la XVIII ème Dynastie vont organiser une riposte sous le Fara Ahmès souvent confondu en l’occurrence à Ramsès) et vont vaincre et expulser les Hyksos, en 1580 avant notre ère, et par la même occasion Israël, alors surprise en pleine traîtrise. Cela expliquerait donc la colère de Kémite contre les Sémites, sans qu’on puisse corroborer la thèse de l’esclavage à Goshen, ni même en Egypte où cette institution est formellement récusée, d’abord par la juridiction interne qui est fondée sur l’égalité ontologique des sujets. Il convient aussi de préciser ici que les rois étrangers (Hekou Khesout) ne sont pas considérés comme des Fara, guides politiques et spirituels investis par la Maât, initiés par les prêtres et régnant sur le Double pays…

2-Les preuves axiomatiques par la parenté linguistique et comparée et par l’anthropologie physique.

-L’ouvrage des frères Messod et Roger Sabbah, Les Secrets de l’Exode, compare l’ancien égyptien et l’hébreu, et conclut à l’idée que la seconde est constitutive de la première, et à la thèse que les Hébreux descendent des Anciens égyptiens. Ils n’ont pas poussé leur raisonnement jusqu’à son ultime conséquence : l’origine mélanoderme des Sémites hébraïques primitifs, mais ont fourni une documentation intéressante et opératoire.

-Il en est de même des travaux des Assyriologues érudits comme Rawbinson dans History of Herodotus, 1858) et de Wallis Budge qui établit l’appartenance africaine du sumérien et confirme la thèse de Rawbinson.

-Clyde Ahmad Winters parvient à la même conclusion, et montre que ce sont des Nègres qui ont habité la Syrie primitive, il fournit pour cela une preuve formelle : en déterminant le caractère hyperdolichocéphale des crânes – qui est une caractéristique exclusivement nègre).

-L’éminent anthropologue T.K. Penniman va découvrir que les crânes des sumériens, des Anciens habitants de la Vallée du Nil étaient identiques et établir que les Sumériens étaient formellement des Nègres.

-On peut en dire autant de Stephen Langdon, de Gerald Massey, de William H.M. Neill, qui parviennent à la conclusion que les Sumériens sont un peuple koushite nègre, ayant eu une grand avance technique sur les autres peuples du second millénaire avant notre ère.  Cette propension s’est accrue avec leur multiplication de ces Mélanodermes dans la région montagneuse de l’Iran.

-On connaît la suite dramatique, avec le contrôle de Sumer par les Perses, qui vont massacrer les Noirs et destituer leurs dynasties. Là aussi les Noirs apparaissent donc comme les fondateurs de la Mésopotamie, notamment de Sumer. Dès lors les Leucodermes vont s’imposer au détriment de ceux qui ont laissé chez les Hébreux l’héritage de l’Afrique Noire.

-On peut préciser en cela que l’habitat actuel de la Palestine était la bastion des Noirs depuis la préhistoire. Ils continuent dans une position marginale, et l’on sait toute les difficultés qu’il y a eu pour la reconnaissance des Éthiopiens sémitiques (Falashas) comme enfants d’Israël (Bêta d’Israël, « peuple choisi ») quand bien même ils étaient en détention des manuscrits et des enseignements les plus authentiques sur la Torah, ce mot dont la racine « Yora » signifie enseigner. Il a fallu attendre jusqu’en 1973, pour une demande déposée autour de 1945, soit 28 ans pour mettre un terme au Ghetto des Juif Noirs d’Ethiopie – et de l’Inde…

3-Fouilles archéologiques et scientifiques

-Si les Nubiens et les Égyptiens se considèrent comme les plus anciens des hommes, c’est qu’ils sont des indigènes d’Afrique. La découverte du méroïtique 3 millénaires avant le latin dans le royaume de Koush atteste aussi de l’ancienneté des systèmes d’écriture kémite sur les autres… -Destravaux plus récents montrent que les peuples d’Afrique Noire sont apparentés aux Sémites anciens, dont par exemple les Ashanti, qui sont des Ashan cités par Josué au nombre des peuples de l’époque biblique. Il en est de même des Anu que l’égyptologie a localisée comme un peuple d’Afrique Noire d’origine kémitique, ou encore les Akan, variable du terme Ekang qui, signifie peindre, écrire en peignant, dessiner en écrivant ( allusion aux hiéoroglyphes). Ce peuple nilotique dont je localise l’apogée avec Akhenaton :

– Hakan Aton : « vénérer le dieu Atonien », symbolisé par le disque solaire que les Ekang nomment « Aton », a quitté Akhetaton, la ville sainte de l’Amarna après la mort du Fara Akhenatona, et comme les Hébreux, persécuté par les Amoniens, les prêtres du Dieu secret, caché, le mot Ammon en ékang veut dire précisément marcher en se cachant, le caché, ce qui est secret… Dans le Dictionnaire comparé égyptien ékang que je viens de terminer, je montre aussi qu’Ekang a rencontré Israël en Amarna… avant de descendre au Sud du continent vers la Terre promise comme le précise le Mvett, le Livre des Ekang…

4-Les preuves par la génétique (test ADN). L’Haplotype Modal Cohe (CMH) Lemba a fait une étude génétique sur les Juifs et a obtenu des preuves frappantes, qui établissent entre autres que le programme génétique de ce peuple le révèle être porteur de gènes négroïdes à hauteur au moins de 5 à 10 %.

CONCLUSION PROVISOIRE

Somme toute, par quelque côté qu’on prenne la question ancienne que nous avons commencée à étudier ici, il appert que les Hébreux primitifs sont un peuple d’origine nègre. Pour surprenante qu’elle puisse paraître, cette conclusion ne peut dérouter les savants, ni les Africains eux-mêmes qui . C’est que, Kémit et Israël sont à l’origine un seul et même peuple mélanodermeQue cela ait été occulté, voici l’outrage qu’il fallait stopper ici, pour ouvrir le sens à ce lointain passé qui demeure vivace, et que les fouilles archéologiques, l’exégèse biblique, l’étude philologique, la parenté linguistique et comparée l’anthropologie physique, la craniologie, les tests ADN, la philologie comme l’histoire comparée des sciences et de la philosophie rendent à l’Histoire.

Naguère Freud avait déjà admis que Moïse était kémite, qui révèle qui les Hébreux vont le mettre à mort pour fonder la religion juive comme plus tard Jésus, autre Kémite, sera mis à mort pour fonder le christianisme. Aujourd’hui les archéologues, égyptologues et les savants reconnaissent à l’Afrique le titre de berceau de l’humanité. Demain, et très bientôt, ils reconnaîtront en elle le berceau des sciences et de la philosophie. Et ce sera justice, car d’avoir aussi longtemps dissimulé, caché (Kap) le lieu de la civilisation et de la fondation des Religions du Livre, et avoir ostracisé ce Continent, ses intellectuels et savants les plus hardis, c’était aussi ostraciser le génie de cette Terre ancienne qui a vu naître la vie et l’humanité, en se privant à la vérité du sens profond des choses et des êtres de ce monde.

Que nous ayons commencé à briser ce silence choquant et millénaire qui téténisait et entoure encore certaines questions, c’était toujours déjà répondre d’un impératif catégorique : comme Diogène l’Africain, nous cherchons en vain l’homme au milieu des hommes avec une torche lumineuse. Où est l’homme, où est la Maât ? Derrière nous, certes, mais il nous faudra pourtant les réinventer pour larguer le grand mensonge devenu l’ami de la « vérité moderne ». Mais que deviennent les authentiques amis de la vérité et de la justice dans ce tintamarre ? Non ! hommes de ce temps, sachons hériter des pères fondateurs de la Nubie, de Méroe avec ses 80 pyramides, de a splendide Egypte, du pays d’Ur, de Sumer, bâtisseurs des Pyramides et des mathématiques, de la philosophie, de l’astronomie et de la médecine, et des saints (hosisos) Livres, tant il n’est pas encore trop tard…Neb-ankh (maîtres de vie), ayant redcouvert l’Afrique comme Mère (Mwt) des arts et des sciences, les savants (shemsu Maât) Kémit entendent séparer (oupi, wpj)  le vrai du faux, pour produire la Connaissance parfaite (Sia),  et s’y installer.

Par le professeur Grégoire Biyogo

 

ource: afrikhepri

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