(Afrique aux yeux des Chinois) Afrique : terre d’opportunités pour des Chinois en quête de fortune

L’Afrique, un continent autrefois si lointain et mystérieux pour la plupart des Chinois, est devenue aujourd’hui une terre d’opportunités pour des hommes d’affaires du pays, impatients d’y tenter leur chance.

Pour Wang Li, commerçante dans le centre-ville de Nanjing (est de la Chine), le premier mot qu’elle associe à l’Afrique est « business ».

« Je voudrais faire du commerce avec les Africains, car j’entends dire qu’il y a plus d’opportunités et moins de concurrence en Afrique qu’ici », avoue cette trentenaire, propriétaire d’une boutique de vêtements dans un quartier commerçant de la ville de Nanjing.

N’ayant jamais mis les pieds en Afrique, elle obtient les informations concernant ce continent à travers la télévision et des amis. « C’est sûr que les paysages en Afrique sont magnifiques, mais c’est son énorme marché et sa forte demande qui m’intéressent le plus », affirme Wang Li.

« En Chine, la concurrence dans les grandes villes comme Nanjing est aujourd’hui acharnée pour les petits commerçants », explique-t-elle. « Mes amis m’ont dit que les pays africains manquaient de tout, en raison de la faiblesse de leur industrie. La demande là-bas pour les produits chinois bon marché et de bonne qualité doit être très forte. J’aimerais donc y aller pour trouver des opportunités afin d’élargir mes affaires et mes bénéfices », poursuit la commerçante.

Wang Li n’est pas le seul Chinois à envisager d’aller tenter sa chance en Afrique, et parmi ses compatriotes, beaucoup ont déjà franchi le pas. Depuis 2000, le nombre de Chinois partis en Afrique en quête de fortune a augmenté de manière considérable.

Wang Jinrong, représentante commerciale dans une entreprise privée basée à Shanghai, côtoie des clients africains quotidiennement. Pour elle, l’Afrique est à la fois synonyme d’opportunités et de difficultés.

« Par rapport aux marchés américains et européens, les marchés africains imposent moins de limites, voire aucune, à l’entrée de marchandises étrangères, ce qui facilite énormément la vente des produits. De plus, la concurrence y est moins forte qu’ailleurs », explique-t-elle. « Le problème, c’est qu’aujourd’hui, il y a sur les marchés africains toutes sortes de produits chinois dont la qualité n’est pas toujours garantie. Cela a entraîné une certaine méfiance envers les produits venus de Chine, souligne-t-elle.

Lors des négociations avec ses clients africains, Wang Jinrong se sent souvent frustrée par la difficulté de leur faire connaître les marques chinoises et de les convaincre de la qualité des équipements de transmission et de distribution d’électricité proposés par sa compagnie. « Les Africains sont attirés par les produits bon marché, mais ils attachent également une grande importance à la marque. Ils font davantage confiance aux marques occidentales qu’aux marques chinoises », observe-t-elle.

Cependant, elle ne se décourage pas et continue à promouvoir les produits chinois auprès de ses clients africains. « Les Africains connaissent peut-être mieux les marques de nos concurrents comme Schneider ou ABB, mais lorsqu’ils se rendent compte que nos produits sont d’aussi bonne qualité tout en étant meilleur marché, ils deviennent des clients fidèles », souligne-t-elle.

« Les opportunités et les difficultés coexistent en Afrique. Tant que vous n’êtes pas effrayés par les contrariétés, vous trouverez toujours des opportunités pour réussir sur ce continent. C’est aussi pourquoi de plus en plus de Chinois choisissent d’investir en Afrique », conclue Wang Jinrong.

Selon le Livre blanc sur la coopération économique entre la Chine et l’Afrique publié fin 2010 par le Bureau de l’information du Conseil des affaires d’Etat (le gouvernement central chinois), sous l’impulsion du Forum de coopération Chine-Afrique, les investissements effectués par les entreprises d’Etat, les entreprises privées et les entrepreneurs individuels chinois sur le continent africain ont tous progressé très rapidement. Le volume cumulé des investissements directs de la Chine en Afrique a atteint 9,33 milliards de dollars fin 2009.

Source:http://french.cri.cn/781/2011/11/13/304s260875.htm

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